Au quatrième trimestre 2025, le niveau général des prix a enregistré une baisse de 0,8% en glissement annuel, après un recul plus marqué de 1,4% au trimestre précédent. Cette diminution, bien que moins prononcée, reste principalement tirée par la baisse des prix des produits alimentaires.
En effet, les denrées alimentaires ont vu leurs prix reculer de 1,6%, grâce à une offre abondante de produits vivriers et à la baisse des coûts des produits importés. La campagne agricole 2025/2026 a été particulièrement favorable, avec une hausse de 7,7% de la production céréalière dans l’Union, selon les estimations du Comité Inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss). Cette amélioration de l’approvisionnement a entraîné une chute significative des prix des céréales, estimée à -10,9%.
Dans plusieurs pays, cette tendance s’est traduite par des baisses marquées. Les prix du riz ont fortement reculé au Niger (-26,2%), au Burkina Faso (-23,2%) et au Mali (-15,4%). Des diminutions importantes ont également été observées pour le mil et le maïs dans ces pays.
La baisse des prix alimentaires a été renforcée par le repli des cours internationaux. L’indice des prix des produits alimentaires importés a chuté de 26,1% au quatrième trimestre 2025, porté notamment par la baisse des prix du riz, du sucre, du lait et des huiles.
Toutefois, cette tendance baissière a été partiellement compensée par une hausse des coûts dans la division « logement », dont les prix ont progressé, tirés par l’augmentation du prix du charbon de bois et des services d’entretien. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie, est restée contenue à 0,1%, traduisant une relative stabilité des prix de fond dans l’économie.
L’analyse par pays révèle des évolutions contrastées. Une baisse du niveau général des prix a été observée notamment au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Togo. En revanche, certains pays ont enregistré une inflation positive, comme le Sénégal (+2,5%), le Bénin (+1,4%) et la Côte d’Ivoire (+0,1%).
Au Sénégal, la hausse des prix est principalement liée à l’augmentation des coûts dans les secteurs des « restaurants et hôtels » et des services de communication, malgré un ralentissement des prix alimentaires.
Bassirou MBAYE
En effet, les denrées alimentaires ont vu leurs prix reculer de 1,6%, grâce à une offre abondante de produits vivriers et à la baisse des coûts des produits importés. La campagne agricole 2025/2026 a été particulièrement favorable, avec une hausse de 7,7% de la production céréalière dans l’Union, selon les estimations du Comité Inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss). Cette amélioration de l’approvisionnement a entraîné une chute significative des prix des céréales, estimée à -10,9%.
Dans plusieurs pays, cette tendance s’est traduite par des baisses marquées. Les prix du riz ont fortement reculé au Niger (-26,2%), au Burkina Faso (-23,2%) et au Mali (-15,4%). Des diminutions importantes ont également été observées pour le mil et le maïs dans ces pays.
La baisse des prix alimentaires a été renforcée par le repli des cours internationaux. L’indice des prix des produits alimentaires importés a chuté de 26,1% au quatrième trimestre 2025, porté notamment par la baisse des prix du riz, du sucre, du lait et des huiles.
Toutefois, cette tendance baissière a été partiellement compensée par une hausse des coûts dans la division « logement », dont les prix ont progressé, tirés par l’augmentation du prix du charbon de bois et des services d’entretien. Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie, est restée contenue à 0,1%, traduisant une relative stabilité des prix de fond dans l’économie.
L’analyse par pays révèle des évolutions contrastées. Une baisse du niveau général des prix a été observée notamment au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Togo. En revanche, certains pays ont enregistré une inflation positive, comme le Sénégal (+2,5%), le Bénin (+1,4%) et la Côte d’Ivoire (+0,1%).
Au Sénégal, la hausse des prix est principalement liée à l’augmentation des coûts dans les secteurs des « restaurants et hôtels » et des services de communication, malgré un ralentissement des prix alimentaires.
Bassirou MBAYE


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