Au niveau Sénégal, le taux de chômage s’établit à 21,6 %, selon le rapport intitulé ‘’Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2024’’, rendu public par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
L’analyse territoriale révèle un contraste marqué entre zones rurales et urbaines. Le taux de chômage est plus élevé en milieu rural (24,7%) qu’en milieu urbain (19,4%).
Cependant, en termes absolus, la répartition des chômeurs reste relativement équilibrée : 52,8% résident en zone urbaine, contre 47,2% en zone rurale. Cette situation s’explique par le poids démographique des villes, qui concentrent une population active plus importante, maintenant ainsi une part significative de chômeurs en milieu urbain malgré un taux plus faible.
Les femmes, premières victimes du chômage
La disparité la plus marquée concerne le genre. Les femmes affichent un taux de chômage de 33,9%, soit près du triple de celui des hommes (12,8%). Elles représentent ainsi 65,3% des personnes au chômage, confirmant leur forte vulnérabilité sur le marché du travail.
Le chômage touche davantage les personnes sans instruction (23,0%) et celles ayant atteint le niveau secondaire (22,6%). Les diplômés du primaire enregistrent le taux le plus faible (15,3%), tandis que les titulaires d’un diplôme du supérieur affichent un taux de 18,2%, inférieur à la moyenne nationale.
Toutefois, en valeur absolue, les personnes sans instruction constituent 67,7% des chômeurs, en raison de leur poids structurel dans la population active. Les niveaux secondaire et supérieur représentent respectivement 17,3% et 5,5% des chômeurs. Ces chiffres montrent que, si l’instruction améliore les chances d’insertion, elle ne garantit pas totalement l’accès à l’emploi.
Les jeunes particulièrement exposés
La dimension générationnelle met en évidence une forte exposition des jeunes au chômage. Le taux atteint 29,6% chez les 15-24 ans et 25,3% chez les 25-34 ans, avant de reculer à 16,0% chez les adultes.
En termes de répartition, les 15-24 ans représentent 29,9 % des chômeurs, les 25-34 ans 32,9%, et les 35 ans ou plus 37,2%. Autrement dit, si les jeunes sont proportionnellement les plus touchés, les adultes constituent la part la plus importante en nombre, traduisant la persistance du chômage tout au long de la vie active.
Bassirou MBAYE
L’analyse territoriale révèle un contraste marqué entre zones rurales et urbaines. Le taux de chômage est plus élevé en milieu rural (24,7%) qu’en milieu urbain (19,4%).
Cependant, en termes absolus, la répartition des chômeurs reste relativement équilibrée : 52,8% résident en zone urbaine, contre 47,2% en zone rurale. Cette situation s’explique par le poids démographique des villes, qui concentrent une population active plus importante, maintenant ainsi une part significative de chômeurs en milieu urbain malgré un taux plus faible.
Les femmes, premières victimes du chômage
La disparité la plus marquée concerne le genre. Les femmes affichent un taux de chômage de 33,9%, soit près du triple de celui des hommes (12,8%). Elles représentent ainsi 65,3% des personnes au chômage, confirmant leur forte vulnérabilité sur le marché du travail.
Le chômage touche davantage les personnes sans instruction (23,0%) et celles ayant atteint le niveau secondaire (22,6%). Les diplômés du primaire enregistrent le taux le plus faible (15,3%), tandis que les titulaires d’un diplôme du supérieur affichent un taux de 18,2%, inférieur à la moyenne nationale.
Toutefois, en valeur absolue, les personnes sans instruction constituent 67,7% des chômeurs, en raison de leur poids structurel dans la population active. Les niveaux secondaire et supérieur représentent respectivement 17,3% et 5,5% des chômeurs. Ces chiffres montrent que, si l’instruction améliore les chances d’insertion, elle ne garantit pas totalement l’accès à l’emploi.
Les jeunes particulièrement exposés
La dimension générationnelle met en évidence une forte exposition des jeunes au chômage. Le taux atteint 29,6% chez les 15-24 ans et 25,3% chez les 25-34 ans, avant de reculer à 16,0% chez les adultes.
En termes de répartition, les 15-24 ans représentent 29,9 % des chômeurs, les 25-34 ans 32,9%, et les 35 ans ou plus 37,2%. Autrement dit, si les jeunes sont proportionnellement les plus touchés, les adultes constituent la part la plus importante en nombre, traduisant la persistance du chômage tout au long de la vie active.
Bassirou MBAYE


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