Certificats de formation de la part de son Excellence l’Ambassadrice de la République de Cuba au Sénégal, L'Attaché culturel et le chargé de communication de L'Ambassade du Japon au Sénégal. 18 Mars 2026 allAfrica.com
Il s'agissait de la deuxième édition organisée par ELC, après une première expérience réussie en 2024 au Lycée Maurice Delafosse.
Loin d'un simple séminaire académique, la journée a réuni plus de 120 étudiants, des partenaires institutionnels, des acteurs majeurs du secteur financier sénégalais, ainsi que des représentants de l'Ambassade du Japon et de Son Excellence l'Ambassadrice de la République de Cuba au Sénégal, Madame Maydolis Barbara Sosa Hilton, une présence diplomatique qui a conféré à l'événement une dimension internationale remarquable.
Briser le tabou de l'argent : Le pari d'ELC
Dès le mot d'ouverture, le ton était donné. Le Docteur Mariama Mary FALL, fondatrice d'ELC, a rappelé avec force pourquoi ce type d'initiative est non seulement utile, mais urgent : « Il est extrêmement important de commencer à parler de culture financière dès le bas âge. À l'université, les jeunes devraient déjà savoir comment planifier un avenir serein via l'assurance, la prévoyance, l'épargne, l'investissement, et surtout la gestion de leur premier revenu, qu'il s'agisse d'une bourse, de l'argent de la famille ou d'un premier salaire », a-t-elle déclaré devant l'audience.
Elle a insisté sur le fait que cette sensibilisation ne saurait se limiter à un événement annuel : « La Global Money Week est une formidable occasion, mais le changement de comportement prend du temps. Il faut une action pérenne, ancrée dans nos écoles, sur le long terme. »
Ce constat partagé par l'ensemble des intervenants résume bien la philosophie d'ELC : une organisation dont la mission est d'accompagner les jeunes dans le développement de compétences essentielles à la réussite dans la vie, et qui ne sont pas enseignées dans les cursus universitaires classiques. L'intelligence financière en est l'un des piliers, aux côtés de la communication professionnelle, du développement personnel et de l'engagement citoyen.
Une pédagogie vivante et interactive
La journée a été pensée pour rompre avec les formats académiques classiques. Elle a débuté par un brise-glace participatif qui a immédiatement révélé une réalité frappante : si quelques étudiants avaient déjà tenté de faire un budget ou d'épargner pour un objectif précis, une grande majorité n'avait jamais entendu parler d'éducation financière. Une statistique éloquente, qui a d'emblée justifié la raison d'être de l'événement.
La journée a également permis de lever un amalgame fréquent et dommageable : étudier l'économie ou la gestion ne garantit en rien une bonne maîtrise de ses finances personnelles. L'éducation financière est une discipline à part entière, trop souvent absente des cursus, y compris dans les facultés spécialisées.
La présentation de la Global Money Week a permis de poser le cadre : dans de nombreuses sociétés africaines, l'argent demeure un sujet tabou. Pourtant, les décisions financières conditionnent les choix d'études, les projets de vie, les opportunités et, in fine, la liberté des individus.
L'éducation financière, telle que défendue par ELC, repose sur cinq piliers fondamentaux : planifier, budgétiser, dépenser avec conscience, épargner et investir. Ces piliers ont été explorés tout au long de la journée à travers des formats interactifs, dont deux jeux collectifs particulièrement appréciés : Besoins ou Envies, qui invitait les participants à questionner leurs priorités de consommation, et Mythes ou Réalités ? Qui déconstruisait les idées reçues sur la finance personnelle.
De la peur à la fierté : Quand la sagesse japonaise éclaire la gestion financière
L'un des temps forts de la journée fut sans conteste la présentation des étudiants eux-mêmes. Pour cette édition 2026, ELC avait lancé un défi original aux participants du Gap Semester : explorer certains principes philosophiques japonais Kaizen, Gaman, Shoshin, entre autres, et les relier à leur rapport à l'argent, au travail et aux habitudes de vie. Un travail de plusieurs semaines, mené en groupe, pour la première fois pour la plupart d'entre eux.
Répartis en trois groupes, les étudiants ont livré des prestations remarquables. Le principe du Kaizen : l'amélioration continue par de petits pas, a résonné avec force dans la salle : épargner régulièrement, même de petites sommes, relève exactement de cette discipline de la progression constante. Le Shoshin, ou esprit du débutant, invitait quant à lui à aborder ses finances sans orgueil ni préjugé, prêt à apprendre, à remettre en question ses habitudes, à progresser.
Ces étudiants avaient réalisé quelque chose de fondamental : ils étaient capables de prendre la parole devant des inconnus, d'analyser une culture différente, d'établir des liens entre philosophie et intelligence financière. Leur prestation a démontré, s'il en était besoin, que la jeunesse africaine possède un potentiel immense, à condition de lui donner l'espace pour réfléchir, chercher et créer.
M. Mouhamadou Cissé, Chargé de Communication de l'Ambassade du Japon, a vivement félicité les étudiants pour la qualité de leur travail sur la culture japonaise, avant de présenter le concours d'Haïku, poème japonais organisé par l'Ambassade depuis 47 ans, ainsi que les programmes de bourses du Gouvernement japonais, offrant aux étudiants des perspectives concrètes d'excellence académique internationale. Les certificats de formation du programme ELC ont ensuite été remis aux trois groupes par M. Cissé et son collègue M. Shota Yokozeni, Attaché culturel, mais également par Son Excellence l'Ambassadrice de la République de Cuba, dans un moment symbolique qui a renforcé l'ouverture culturelle et intellectuelle de ces jeunes.
Un écosystème financier mobilisé
La journée a été marquée par des interventions de partenaires de premier plan du secteur financier sénégalais, ayant fortement mobilisé leurs équipes au plus haut niveau, chacun contribuant à rendre l'éducation financière concrète et accessible.
A travers ces interactions, les étudiants ont compris comment les portefeuilles digitaux leur permettent de gérer leur argent, d'épargner et même d'investir au quotidien, sans barrière bancaire, mais aussi, l'importance vitale de se protéger et de préparer son avenir, un message d'autant plus crucial dans un contexte où l'assurance reste largement sous-utilisée au Sénégal.
Invictus Capital & Finance a ouvert les esprits sur les opportunités d'investissement en bourse, en démontrant que même de petits montants permettent de commencer à construire un patrimoine, brisant ainsi le mythe tenace selon lequel la bourse serait réservée aux plus fortunés.
La dernière intervention a été celle de M. Habib Diallo, de l'Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) du Sénégal, qui a livré un dialogue à cœur ouvert aux jeunes, un face-à-face direct avec les étudiants, fondé uniquement sur des expériences vécues et une franchise désarmante.
M. Diallo, comme les intervenants précédents, a confié aux jeunes qu'il aurait aimé, à leur âge, disposer des informations qui leur étaient transmises ce jour-là et que l'absence de cette culture financière l'avait conduit, comme tant d'autres, à prendre des décisions qu'il aurait pu éviter. En réunissant étudiants, experts et institutions financières, cette initiative ambitionne de contribuer à l'émergence d'une nouvelle génération plus informée, capable de prendre des décisions financières éclairées et de mieux préparer son avenir économique.
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Loin d'un simple séminaire académique, la journée a réuni plus de 120 étudiants, des partenaires institutionnels, des acteurs majeurs du secteur financier sénégalais, ainsi que des représentants de l'Ambassade du Japon et de Son Excellence l'Ambassadrice de la République de Cuba au Sénégal, Madame Maydolis Barbara Sosa Hilton, une présence diplomatique qui a conféré à l'événement une dimension internationale remarquable.
Briser le tabou de l'argent : Le pari d'ELC
Dès le mot d'ouverture, le ton était donné. Le Docteur Mariama Mary FALL, fondatrice d'ELC, a rappelé avec force pourquoi ce type d'initiative est non seulement utile, mais urgent : « Il est extrêmement important de commencer à parler de culture financière dès le bas âge. À l'université, les jeunes devraient déjà savoir comment planifier un avenir serein via l'assurance, la prévoyance, l'épargne, l'investissement, et surtout la gestion de leur premier revenu, qu'il s'agisse d'une bourse, de l'argent de la famille ou d'un premier salaire », a-t-elle déclaré devant l'audience.
Elle a insisté sur le fait que cette sensibilisation ne saurait se limiter à un événement annuel : « La Global Money Week est une formidable occasion, mais le changement de comportement prend du temps. Il faut une action pérenne, ancrée dans nos écoles, sur le long terme. »
Ce constat partagé par l'ensemble des intervenants résume bien la philosophie d'ELC : une organisation dont la mission est d'accompagner les jeunes dans le développement de compétences essentielles à la réussite dans la vie, et qui ne sont pas enseignées dans les cursus universitaires classiques. L'intelligence financière en est l'un des piliers, aux côtés de la communication professionnelle, du développement personnel et de l'engagement citoyen.
Une pédagogie vivante et interactive
La journée a été pensée pour rompre avec les formats académiques classiques. Elle a débuté par un brise-glace participatif qui a immédiatement révélé une réalité frappante : si quelques étudiants avaient déjà tenté de faire un budget ou d'épargner pour un objectif précis, une grande majorité n'avait jamais entendu parler d'éducation financière. Une statistique éloquente, qui a d'emblée justifié la raison d'être de l'événement.
La journée a également permis de lever un amalgame fréquent et dommageable : étudier l'économie ou la gestion ne garantit en rien une bonne maîtrise de ses finances personnelles. L'éducation financière est une discipline à part entière, trop souvent absente des cursus, y compris dans les facultés spécialisées.
La présentation de la Global Money Week a permis de poser le cadre : dans de nombreuses sociétés africaines, l'argent demeure un sujet tabou. Pourtant, les décisions financières conditionnent les choix d'études, les projets de vie, les opportunités et, in fine, la liberté des individus.
L'éducation financière, telle que défendue par ELC, repose sur cinq piliers fondamentaux : planifier, budgétiser, dépenser avec conscience, épargner et investir. Ces piliers ont été explorés tout au long de la journée à travers des formats interactifs, dont deux jeux collectifs particulièrement appréciés : Besoins ou Envies, qui invitait les participants à questionner leurs priorités de consommation, et Mythes ou Réalités ? Qui déconstruisait les idées reçues sur la finance personnelle.
De la peur à la fierté : Quand la sagesse japonaise éclaire la gestion financière
L'un des temps forts de la journée fut sans conteste la présentation des étudiants eux-mêmes. Pour cette édition 2026, ELC avait lancé un défi original aux participants du Gap Semester : explorer certains principes philosophiques japonais Kaizen, Gaman, Shoshin, entre autres, et les relier à leur rapport à l'argent, au travail et aux habitudes de vie. Un travail de plusieurs semaines, mené en groupe, pour la première fois pour la plupart d'entre eux.
Répartis en trois groupes, les étudiants ont livré des prestations remarquables. Le principe du Kaizen : l'amélioration continue par de petits pas, a résonné avec force dans la salle : épargner régulièrement, même de petites sommes, relève exactement de cette discipline de la progression constante. Le Shoshin, ou esprit du débutant, invitait quant à lui à aborder ses finances sans orgueil ni préjugé, prêt à apprendre, à remettre en question ses habitudes, à progresser.
Ces étudiants avaient réalisé quelque chose de fondamental : ils étaient capables de prendre la parole devant des inconnus, d'analyser une culture différente, d'établir des liens entre philosophie et intelligence financière. Leur prestation a démontré, s'il en était besoin, que la jeunesse africaine possède un potentiel immense, à condition de lui donner l'espace pour réfléchir, chercher et créer.
M. Mouhamadou Cissé, Chargé de Communication de l'Ambassade du Japon, a vivement félicité les étudiants pour la qualité de leur travail sur la culture japonaise, avant de présenter le concours d'Haïku, poème japonais organisé par l'Ambassade depuis 47 ans, ainsi que les programmes de bourses du Gouvernement japonais, offrant aux étudiants des perspectives concrètes d'excellence académique internationale. Les certificats de formation du programme ELC ont ensuite été remis aux trois groupes par M. Cissé et son collègue M. Shota Yokozeni, Attaché culturel, mais également par Son Excellence l'Ambassadrice de la République de Cuba, dans un moment symbolique qui a renforcé l'ouverture culturelle et intellectuelle de ces jeunes.
Un écosystème financier mobilisé
La journée a été marquée par des interventions de partenaires de premier plan du secteur financier sénégalais, ayant fortement mobilisé leurs équipes au plus haut niveau, chacun contribuant à rendre l'éducation financière concrète et accessible.
A travers ces interactions, les étudiants ont compris comment les portefeuilles digitaux leur permettent de gérer leur argent, d'épargner et même d'investir au quotidien, sans barrière bancaire, mais aussi, l'importance vitale de se protéger et de préparer son avenir, un message d'autant plus crucial dans un contexte où l'assurance reste largement sous-utilisée au Sénégal.
Invictus Capital & Finance a ouvert les esprits sur les opportunités d'investissement en bourse, en démontrant que même de petits montants permettent de commencer à construire un patrimoine, brisant ainsi le mythe tenace selon lequel la bourse serait réservée aux plus fortunés.
La dernière intervention a été celle de M. Habib Diallo, de l'Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) du Sénégal, qui a livré un dialogue à cœur ouvert aux jeunes, un face-à-face direct avec les étudiants, fondé uniquement sur des expériences vécues et une franchise désarmante.
M. Diallo, comme les intervenants précédents, a confié aux jeunes qu'il aurait aimé, à leur âge, disposer des informations qui leur étaient transmises ce jour-là et que l'absence de cette culture financière l'avait conduit, comme tant d'autres, à prendre des décisions qu'il aurait pu éviter. En réunissant étudiants, experts et institutions financières, cette initiative ambitionne de contribuer à l'émergence d'une nouvelle génération plus informée, capable de prendre des décisions financières éclairées et de mieux préparer son avenir économique.
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