Caractérisé par une faible productivité, une assiette fiscale limitée, une couverture sociale insuffisante et un pilotage institutionnel fragmenté, le secteur informel continue de peser sur les performances économiques du pays. Le Premier ministre a également relevé que la Stratégie nationale intégrée de formalisation de l’économie informelle (Snifei 2022-2026) n’a pas permis d’atteindre tous les résultats attendus.
Face à ce constat, il a ordonné une évaluation indépendante et rigoureuse de cette stratégie. Cette démarche devra déboucher sur une version rénovée, fondée sur une nouvelle doctrine combinant incitations fortes à la formalisation et sanctions contre les pratiques de fraude organisée. L’objectif est clair : faire de la formalisation non plus une contrainte, mais un véritable levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de l’économie.
Dans cette optique, le Premier ministre a procédé, selon le communiqué du conseil, à la typologie de l’informel en quatre catégories distinctes : l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Cette classification vise à adapter les politiques publiques aux réalités spécifiques de chaque segment.
Parmi les mesures envisagées figurent l’alignement des dispositifs d’appui, le renforcement de l’approche interministérielle et des arbitrages stratégiques forts. Il s’agit notamment de rendre effectif le statut de l’entreprenant, de conditionner l’accès aux avantages publics à l’immatriculation, d’assurer une protection sociale accessible et visible, et d’intensifier la lutte contre la fraude organisée.
Dans le même élan, le Premier ministre a instruit le ministre, secrétaire général du gouvernement, de proposer sous quinze jours l’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation du secteur informel. Cette rencontre devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, accompagnée d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés assignés à chaque ministère et de décisions claires en matière budgétaire et réglementaire.
Bassirou MBAYE
Face à ce constat, il a ordonné une évaluation indépendante et rigoureuse de cette stratégie. Cette démarche devra déboucher sur une version rénovée, fondée sur une nouvelle doctrine combinant incitations fortes à la formalisation et sanctions contre les pratiques de fraude organisée. L’objectif est clair : faire de la formalisation non plus une contrainte, mais un véritable levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de l’économie.
Dans cette optique, le Premier ministre a procédé, selon le communiqué du conseil, à la typologie de l’informel en quatre catégories distinctes : l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Cette classification vise à adapter les politiques publiques aux réalités spécifiques de chaque segment.
Parmi les mesures envisagées figurent l’alignement des dispositifs d’appui, le renforcement de l’approche interministérielle et des arbitrages stratégiques forts. Il s’agit notamment de rendre effectif le statut de l’entreprenant, de conditionner l’accès aux avantages publics à l’immatriculation, d’assurer une protection sociale accessible et visible, et d’intensifier la lutte contre la fraude organisée.
Dans le même élan, le Premier ministre a instruit le ministre, secrétaire général du gouvernement, de proposer sous quinze jours l’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation du secteur informel. Cette rencontre devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, accompagnée d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés assignés à chaque ministère et de décisions claires en matière budgétaire et réglementaire.
Bassirou MBAYE

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