«La croissance en Afrique subsaharienne devrait légèrement fléchir à 4 % en 2026, avant de se redresser pour atteindre un taux de 4,4 % en moyenne sur la période 2027-2028. Les prévisions de croissance pour 2026 ont été abaissées de 0,3 point de pourcentage par rapport à celles de janvier : les effets négatifs du conflit au Moyen-Orient devraient en effet prendre le dessus sur les moteurs de croissance que constituent les réformes structurelles et les récents accords commerciaux, propices aux investissements et aux exportations », a fait savoir la Banque mondiale.
Ces perspectives reposent sur l’hypothèse d’une stabilisation de l’environnement géopolitique à court terme et d’une amélioration de la sécurité dans les économies en situation de fragilité et de conflit de la région.
Pour le Sénégal, la Banque mondiale projette une croissance de 6,7 en 2025 ; 2,2 en 2026 et 2,6 en 2027.
Une dynamique tirée par les cours des produits de base, notamment les métaux précieux, le cuivre et le café, qui ont dopé les exportations et les recettes budgétaires. Sur le plan intérieur, explique l’institution, le recul de l’inflation globale et alimentaire, favorisé par l’amélioration de la production agricole et l’appréciation des monnaies dans plusieurs économies, a permis un assouplissement progressif de la politique monétaire, soutenant ainsi la demande intérieure. La croissance a également bénéficié des avancées en matière de réformes structurelles dans plusieurs grandes économies, qui ont renforcé la confiance des investisseurs dans la région, contribuant ainsi à stimuler l’investissement privé.
Début 2026, note la Banque mondiale, les indicateurs à haute fréquence de l’activité économique en Afrique subsaharienne affichaient des premiers signes de résilience, malgré la hausse des prix de l’énergie et le ralentissement de la demande extérieure imputables au conflit au Moyen-Orient. Le conflit se fait cependant déjà sentir dans la région, alors que les pays d’Afrique subsaharienne disposent de marges de manœuvre plus étroites pour y répondre que ceux d’autres régions, comme en témoignent des données préliminaires signalant un essoufflement de la désinflation et une réaccélération de la hausse annuelle des prix à la consommation en avril.
Selon la Banque mondiale, un certain nombre de gouvernements ont néanmoins adopté des mesures pour protéger les ménages vulnérables, comme l’élargissement ou l’introduction temporaire de subventions aux carburants (Éthiopie, Ghana), le report de réformes planifiées des subventions (Angola) et des ajustements des prix administrés ou des transferts sociaux (Sénégal). Les conditions financières se sont quelque peu durcies, avec une hausse temporaire des rendements et des écarts de cotation des obligations souveraines, une légère dépréciation des monnaies et une stagnation des marchés boursiers. Si les exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des économies d’Afrique subsaharienne dépendent des importations énergétiques, ce qui contribue à la dégradation de leurs situations extérieures et budgétaires.
Adou Faye
Ces perspectives reposent sur l’hypothèse d’une stabilisation de l’environnement géopolitique à court terme et d’une amélioration de la sécurité dans les économies en situation de fragilité et de conflit de la région.
Pour le Sénégal, la Banque mondiale projette une croissance de 6,7 en 2025 ; 2,2 en 2026 et 2,6 en 2027.
Une dynamique tirée par les cours des produits de base, notamment les métaux précieux, le cuivre et le café, qui ont dopé les exportations et les recettes budgétaires. Sur le plan intérieur, explique l’institution, le recul de l’inflation globale et alimentaire, favorisé par l’amélioration de la production agricole et l’appréciation des monnaies dans plusieurs économies, a permis un assouplissement progressif de la politique monétaire, soutenant ainsi la demande intérieure. La croissance a également bénéficié des avancées en matière de réformes structurelles dans plusieurs grandes économies, qui ont renforcé la confiance des investisseurs dans la région, contribuant ainsi à stimuler l’investissement privé.
Début 2026, note la Banque mondiale, les indicateurs à haute fréquence de l’activité économique en Afrique subsaharienne affichaient des premiers signes de résilience, malgré la hausse des prix de l’énergie et le ralentissement de la demande extérieure imputables au conflit au Moyen-Orient. Le conflit se fait cependant déjà sentir dans la région, alors que les pays d’Afrique subsaharienne disposent de marges de manœuvre plus étroites pour y répondre que ceux d’autres régions, comme en témoignent des données préliminaires signalant un essoufflement de la désinflation et une réaccélération de la hausse annuelle des prix à la consommation en avril.
Selon la Banque mondiale, un certain nombre de gouvernements ont néanmoins adopté des mesures pour protéger les ménages vulnérables, comme l’élargissement ou l’introduction temporaire de subventions aux carburants (Éthiopie, Ghana), le report de réformes planifiées des subventions (Angola) et des ajustements des prix administrés ou des transferts sociaux (Sénégal). Les conditions financières se sont quelque peu durcies, avec une hausse temporaire des rendements et des écarts de cotation des obligations souveraines, une légère dépréciation des monnaies et une stagnation des marchés boursiers. Si les exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix de l’énergie, la majorité des économies d’Afrique subsaharienne dépendent des importations énergétiques, ce qui contribue à la dégradation de leurs situations extérieures et budgétaires.
Adou Faye

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