Derrière le choix géographique de l’Africa Financial Summit (AFIS) 2026, prévu les 3 et 4 novembre prochain, se dessine une lecture plus large des recompositions financières du continent : l’Angola veut désormais s’imposer comme l’un des nouveaux centres de gravité de la finance africaine.
Créé en 2021 par Jeune Afrique Media Group et International Finance Corporation, l’AFIS s’est progressivement imposé comme une plateforme de dialogue incontournable entre banques, régulateurs, fintechs, assureurs, investisseurs, institutions financières internationales, et décideurs publics africains.
Avec plus de 1 250 participants attendus, le sommet confirme surtout une tendance lourde : la montée en puissance des espaces de coordination financière panafricaine dans un contexte mondial marqué par la raréfaction des financements internationaux et la quête croissante de souveraineté économique.
Le choix de Luanda apparaît ainsi comme un signal stratégique.
Longtemps dépendante de la rente pétrolière, l’Angola tente aujourd’hui de repositionner son économie autour de la modernisation bancaire, de la digitalisation financière, du développement des marchés de capitaux, et de l’attraction des investisseurs étrangers.
Avec un PIB estimé à 115 milliards de dollars, le pays figure désormais parmi les dix principales économies africaines.
La BODIVA au cœur de l’ambition angolaise
L’un des éléments clés mis en avant dans le communiqué parvenu à notre rédaction, est la montée en puissance de la BODIVA, la bourse angolaise.
Dans un continent où plusieurs places financières peinent encore à atteindre une profondeur suffisante, Luanda cherche à structurer progressivement son marché des capitaux afin d’élargir les sources de financement, de réduire la dépendance bancaire, et de renforcer la mobilisation de l’épargne locale. L’adhésion de l’Angola à la zone de libre-échange de la SADC renforce également cette ambition régionale.
AFIS : du networking à la diplomatie financière
Au fil des éditions, l’AFIS dépasse le simple cadre événementiel. Le sommet revendique désormais un rôle de plateforme stratégique capable de rapprocher régulateurs, banques centrales, institutions de développement, marchés financiers, et acteurs privés autour de la future architecture financière africaine.
Cette édition 2026 mettra notamment l’accent sur la mobilisation des ressources locales, l’intégration financière continentale, la transformation digitale, et l’émergence de champions financiers africains. Autrement dit, les grands sujets désormais au cœur de la bataille économique africaine.
Une Afrique financière à la recherche de nouveaux relais
Le communiqué traduit également une évolution profonde : l’Afrique cherche de plus en plus à construire ses propres circuits de financement dans un environnement international devenu plus instable. La référence à la « Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement » (NAFAD) initiée par la Banque Africaine de Développement (BAD), illustre cette volonté croissante de renforcer les marchés régionaux, de développer les investisseurs institutionnels africains, et de limiter la vulnérabilité du continent face aux cycles financiers mondiaux.
Dans cette perspective, l’AFIS devient autant un espace de réflexion qu’un outil d’influence destiné à structurer une vision africaine de la finance.
L’Angola veut changer de statut
À travers l’accueil de ce sommet continental, Luanda cherche enfin à envoyer un message clair aux investisseurs internationaux :
l’Angola ne veut plus être perçu uniquement comme une économie pétrolière, mais comme une future plateforme régionale de services financiers et d’investissement.
Reste désormais à savoir si les réformes engagées permettront au pays de transformer cette ambition politique en véritable puissance financière régionale.
Malick NDAW
Créé en 2021 par Jeune Afrique Media Group et International Finance Corporation, l’AFIS s’est progressivement imposé comme une plateforme de dialogue incontournable entre banques, régulateurs, fintechs, assureurs, investisseurs, institutions financières internationales, et décideurs publics africains.
Avec plus de 1 250 participants attendus, le sommet confirme surtout une tendance lourde : la montée en puissance des espaces de coordination financière panafricaine dans un contexte mondial marqué par la raréfaction des financements internationaux et la quête croissante de souveraineté économique.
Le choix de Luanda apparaît ainsi comme un signal stratégique.
Longtemps dépendante de la rente pétrolière, l’Angola tente aujourd’hui de repositionner son économie autour de la modernisation bancaire, de la digitalisation financière, du développement des marchés de capitaux, et de l’attraction des investisseurs étrangers.
Avec un PIB estimé à 115 milliards de dollars, le pays figure désormais parmi les dix principales économies africaines.
La BODIVA au cœur de l’ambition angolaise
L’un des éléments clés mis en avant dans le communiqué parvenu à notre rédaction, est la montée en puissance de la BODIVA, la bourse angolaise.
Dans un continent où plusieurs places financières peinent encore à atteindre une profondeur suffisante, Luanda cherche à structurer progressivement son marché des capitaux afin d’élargir les sources de financement, de réduire la dépendance bancaire, et de renforcer la mobilisation de l’épargne locale. L’adhésion de l’Angola à la zone de libre-échange de la SADC renforce également cette ambition régionale.
AFIS : du networking à la diplomatie financière
Au fil des éditions, l’AFIS dépasse le simple cadre événementiel. Le sommet revendique désormais un rôle de plateforme stratégique capable de rapprocher régulateurs, banques centrales, institutions de développement, marchés financiers, et acteurs privés autour de la future architecture financière africaine.
Cette édition 2026 mettra notamment l’accent sur la mobilisation des ressources locales, l’intégration financière continentale, la transformation digitale, et l’émergence de champions financiers africains. Autrement dit, les grands sujets désormais au cœur de la bataille économique africaine.
Une Afrique financière à la recherche de nouveaux relais
Le communiqué traduit également une évolution profonde : l’Afrique cherche de plus en plus à construire ses propres circuits de financement dans un environnement international devenu plus instable. La référence à la « Nouvelle Architecture Financière Africaine pour le Développement » (NAFAD) initiée par la Banque Africaine de Développement (BAD), illustre cette volonté croissante de renforcer les marchés régionaux, de développer les investisseurs institutionnels africains, et de limiter la vulnérabilité du continent face aux cycles financiers mondiaux.
Dans cette perspective, l’AFIS devient autant un espace de réflexion qu’un outil d’influence destiné à structurer une vision africaine de la finance.
L’Angola veut changer de statut
À travers l’accueil de ce sommet continental, Luanda cherche enfin à envoyer un message clair aux investisseurs internationaux :
l’Angola ne veut plus être perçu uniquement comme une économie pétrolière, mais comme une future plateforme régionale de services financiers et d’investissement.
Reste désormais à savoir si les réformes engagées permettront au pays de transformer cette ambition politique en véritable puissance financière régionale.
Malick NDAW

chroniques

