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Vernissage : Modou Dieng Yacine et la galerie Guelen retracent l’histoire des tirailleurs

Lundi 23 Mai 2022

Adama Ka directrice de la galerie Guelen et Modou Dieng Yacine, artiste sénégalais basé aux États-Unis, précisément à Chicago, ont organisé un vernissage d’une exposition axée sur l’histoire des tirailleurs sénégalais.


On ne peut être insensible quand le regard embrasse les tableaux d’art collés au mur de l’espace servant de lieu d’exposition dans un hôtel sur la corniche Ouest de Dakar.
Entre tirailleurs en convalescence, tirailleurs portant tambours et trompettes, d’autres sur l’Amistad et d’autres encore à Verdun, l’artiste plonge ses visiteurs au cœur de l’histoire de leurs ancêtres qui ont combattu les nazis, dans les rangs de l’armée française.
 
« Pour la biennale j’ai voulu travailler sur un sujet qui nous intéresse,en tant qu’africains. Il s’agit des tirailleurs sénégalais. », explique l’auteur au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
 
Modou Dieng Yacine poursuit : « J’ai voulu joué avec les images, qu’ils nous ont laissées. Le travail est parti d’images que je prends que j’imprime et que je peins dessus. »
En tant qu’artiste sénégalais qui a vécu longtemps aux États-Unis, dit-il, je me vois comme émigré africain. Et il y’a beaucoup de questions qui sont posées autour de l’homme noir. A savoir le noir d’aujourd’hui, le noir d’hier, l’africain d’aujourd’hui et d’hier, et dans ces thèmes assez importants j’ai pensé aux tirailleurs d’Afrique d’où mon apport en tant qu’émigré dans le discours global autour de l’homme noir.
 
J’étais toujours fasciné par les militaires, explique M. Dieng. Avant d’ajouter qu’il a « voulu touché tous les secteurs de l’art pour montrer l’effort fourni par nos soldats pour notre liberté ».
 
Quand on parle de tirailleurs, on parle de Thiaroye 44, on parle de la bataille de Verdun, on parle de l’esprit noir, de la force noire. Ce sont des thèmes sur lesquels je peux aborder le tableau partie et raconter l’histoire puisque la peinture c’est raconter l’histoire.
 
De la banque finance à la culture
 
« J’étais en banque d’investissement pendant 15 ans et j’ai décidé de créer cette galerie car j’ai envie de voir de l’art qui a plus de sens, de l’art qui adresse les problèmes ou des questions politiques, sociales, environnementales etc. », explique la directrice de la galerie Guelen.
 
C’est dans ce cadre, argue Adama Ka, qu’on a décidé, Modou Dieng Yacine et moi, de lancer la première exposition de la galerie au Sénégal, non seulement parce que nous sommes tous les deux sénégalais, mais aussi dans le cadre de la biennale d'art contemporain dont Modou Dieng Yacine fait partie de la sélection officielle.
 
Les deux partenaires ont choisi de travailler sur le thème des tirailleurs sénégalais. Parce que, Mme Ka, « on pense qu’en tant que sénégalais et africains on devrait connaître l’histoire de nos grands-parents et nos arrières grands parents et de pouvoir faire la paix avec le passé ». Adama Ka fait savoir en ce sens que « tout cela, on veut le montrer à travers l’art ».
 
L’idée, selon elle, vient d’un concept japonais. Likigaye qui signifie trouver du sens à sa vie en ayant un travail qui nous permet de faire des choses qui ont du sens et qui sont utiles aux autres. Mais pour faire simple, aider un artiste à évoluer.
 
Au-delà de la galerie qui a un aspect commercial, je voudrais aussi travailler avec les musées africains et les aider à se développer dans un contexte où l’on parle de rapatriement des œuvres d’art.
 
Bassirou MBAYE
 
Actu-Economie


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