Le principal taux directeur auquel la Banque centrale prête ses ressources aux banques passe de 3,25 % à 3,00 %, tandis que le taux du guichet de prêt marginal est ramené de 5,25 % à 5,00 %. Le coefficient des réserves obligatoires applicable aux établissements de crédit de l’Union est, quant à lui, maintenu à 3,0 %.
Pour le gouverneur, cette baisse vise à consolider l’assouplissement des conditions de financement de l’activité économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Elle s’inscrit dans un contexte marqué par une décélération de l’inflation et une dynamique de croissance toujours robuste.
Les décisions du Comité résultent d’une analyse approfondie de la conjoncture internationale, de l’évolution des prix, de l’activité économique et de la situation extérieure de l’Union, ainsi que des risques à court terme.
Inflation en baisse, remontée progressive attendue
Au quatrième trimestre 2025, les prix à la consommation ont poursuivi leur repli, avec un taux d’inflation ressorti à -0,8 %, après -1,4 % le trimestre précédent. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix des produits alimentaires, favorisée par une bonne disponibilité des denrées locales, ainsi que par la diminution des coûts des principaux produits alimentaires importés.
Pour 2026, l’inflation devrait toutefois remonter progressivement à 1,4 %, après un niveau nul (0%) enregistré sur l’ensemble de l’année 2025. La Banque centrale reste néanmoins attentive aux risques liés à une éventuelle résurgence des tensions géopolitiques, susceptibles d’exercer des pressions inflationnistes.
Croissance solide, perspectives favorables
L’économie de l’Union a enregistré un taux de croissance de 6,7 % en 2025, contre 6,2 % en 2024. Cette performance a été soutenue par les résultats favorables de la campagne agricole, le dynamisme du secteur des services ainsi que la bonne tenue des industries extractives et manufacturières.
Les perspectives pour 2026 demeurent globalement favorables, avec une progression du Produit intérieur brut (Pib) réel attendue à 6,4 %, portée par une demande intérieure robuste et la poursuite des bonnes performances dans les secteurs extractif et agricole.
Les crédits à l’économie ont progressé de 5,6 % en 2025, après 4,5 % en 2024, traduisant un soutien accru du système bancaire à l’activité.
Sur le plan extérieur, les échanges se sont améliorés grâce à la hausse des exportations de produits pétroliers, d’or et de cacao, ainsi qu’à la réduction des coûts des produits alimentaires et énergétiques importés. La mobilisation de ressources extérieures par les Etats membres a également contribué à renforcer cette dynamique.
Le Comité de politique monétaire a réaffirmé sa détermination à accorder une vigilance particulière aux risques pesant sur l’évolution des prix. Il a assuré qu’il prendra, si nécessaire, les mesures appropriées afin de garantir la stabilité monétaire et financière de l’Union.
Bassirou MBAYE
Pour le gouverneur, cette baisse vise à consolider l’assouplissement des conditions de financement de l’activité économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Elle s’inscrit dans un contexte marqué par une décélération de l’inflation et une dynamique de croissance toujours robuste.
Les décisions du Comité résultent d’une analyse approfondie de la conjoncture internationale, de l’évolution des prix, de l’activité économique et de la situation extérieure de l’Union, ainsi que des risques à court terme.
Inflation en baisse, remontée progressive attendue
Au quatrième trimestre 2025, les prix à la consommation ont poursuivi leur repli, avec un taux d’inflation ressorti à -0,8 %, après -1,4 % le trimestre précédent. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix des produits alimentaires, favorisée par une bonne disponibilité des denrées locales, ainsi que par la diminution des coûts des principaux produits alimentaires importés.
Pour 2026, l’inflation devrait toutefois remonter progressivement à 1,4 %, après un niveau nul (0%) enregistré sur l’ensemble de l’année 2025. La Banque centrale reste néanmoins attentive aux risques liés à une éventuelle résurgence des tensions géopolitiques, susceptibles d’exercer des pressions inflationnistes.
Croissance solide, perspectives favorables
L’économie de l’Union a enregistré un taux de croissance de 6,7 % en 2025, contre 6,2 % en 2024. Cette performance a été soutenue par les résultats favorables de la campagne agricole, le dynamisme du secteur des services ainsi que la bonne tenue des industries extractives et manufacturières.
Les perspectives pour 2026 demeurent globalement favorables, avec une progression du Produit intérieur brut (Pib) réel attendue à 6,4 %, portée par une demande intérieure robuste et la poursuite des bonnes performances dans les secteurs extractif et agricole.
Les crédits à l’économie ont progressé de 5,6 % en 2025, après 4,5 % en 2024, traduisant un soutien accru du système bancaire à l’activité.
Sur le plan extérieur, les échanges se sont améliorés grâce à la hausse des exportations de produits pétroliers, d’or et de cacao, ainsi qu’à la réduction des coûts des produits alimentaires et énergétiques importés. La mobilisation de ressources extérieures par les Etats membres a également contribué à renforcer cette dynamique.
Le Comité de politique monétaire a réaffirmé sa détermination à accorder une vigilance particulière aux risques pesant sur l’évolution des prix. Il a assuré qu’il prendra, si nécessaire, les mesures appropriées afin de garantir la stabilité monétaire et financière de l’Union.
Bassirou MBAYE


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