Le Sénégal retourne, ce 26 février au 19 mars 2026, sur le marché financier régional, avec une opération d’envergure. À travers un emprunt obligataire par appel public à l’épargne (APE), l’État sénégalais veut mobiliser 200 milliards de FCFA sur le marché de l’UEMOA, par les soins de la Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) Invictus Capital et Finance (ICF), arrangeur et chef de file.
Au-delà de la levée de fonds, cette émission constitue un indicateur clé : elle permettra de mesurer l’appétit des investisseurs régionaux pour la signature sénégalaise dans un environnement de taux plus exigeant qu’il y a cinq ans.
Une structure calibrée
L’opération est structurée en quatre tranches :
Au-delà de la levée de fonds, cette émission constitue un indicateur clé : elle permettra de mesurer l’appétit des investisseurs régionaux pour la signature sénégalaise dans un environnement de taux plus exigeant qu’il y a cinq ans.
Une structure calibrée
L’opération est structurée en quatre tranches :
- 40 milliards FCFA sur 3 ans à 6,40 %
- 75 milliards FCFA sur 5 ans à 6,60 %
- 50 milliards FCFA sur 7 ans à 6,75 %
- 35 milliards FCFA sur 10 ans à 6,95 %
Le taux croissant selon la maturité reflète la prime de risque temporelle classique, mais aussi le contexte monétaire régional marqué par un resserrement progressif des conditions de liquidité ces dernières années. Les rendements proposés restent compétitifs dans l’environnement actuel du marché régional, marqué par une hausse progressive des taux ces dernières années.
La tranche à 10 ans, rémunérée à 6,95 %, sera particulièrement révélatrice. Elle mesurera la capacité du Trésor à allonger la maturité moyenne de sa dette à un coût maîtrisé.
L’opération mobilise un large syndicat de placement couvrant l’ensemble de l’espace UEMOA, traduisant l’intégration croissante du marché financier de l’UEMOA et la capacité des États à s’appuyer sur une intermédiation transfrontalière structurée.
Un test de confiance en 2026
L’émission de 200 milliards FCFA représente un signal double. D’une part, elle traduit la volonté de l’État de consolider son accès au financement domestique. D’autre part, elle constitue un baromètre de confiance dans la gestion macroéconomique actuelle.
Si la souscription est largement couverte, elle confortera la perception d’une signature toujours solide. En revanche, une couverture plus timide ou une concentration excessive sur les maturités courtes pourrait révéler une préférence accrue pour la prudence des investisseurs.
Entre ambition et discipline
Le Sénégal demeure une économie structurante en Afrique de l’Ouest, portée par des perspectives liées à l’exploitation des ressources énergétiques et à la transformation structurelle de son appareil productif. Mais la séquence actuelle impose un équilibre délicat : financer le développement sans alourdir excessivement la charge de la dette.
L’APE SN 01-2026 ne constitue donc pas seulement une opération financière. Il s’agit d’un exercice de crédibilité macroéconomique, observé de près par les marchés régionaux.
En 2026, plus que jamais, la confiance sera la véritable monnaie d’échange.
Malick NDAW
La tranche à 10 ans, rémunérée à 6,95 %, sera particulièrement révélatrice. Elle mesurera la capacité du Trésor à allonger la maturité moyenne de sa dette à un coût maîtrisé.
L’opération mobilise un large syndicat de placement couvrant l’ensemble de l’espace UEMOA, traduisant l’intégration croissante du marché financier de l’UEMOA et la capacité des États à s’appuyer sur une intermédiation transfrontalière structurée.
Un test de confiance en 2026
L’émission de 200 milliards FCFA représente un signal double. D’une part, elle traduit la volonté de l’État de consolider son accès au financement domestique. D’autre part, elle constitue un baromètre de confiance dans la gestion macroéconomique actuelle.
Si la souscription est largement couverte, elle confortera la perception d’une signature toujours solide. En revanche, une couverture plus timide ou une concentration excessive sur les maturités courtes pourrait révéler une préférence accrue pour la prudence des investisseurs.
Entre ambition et discipline
Le Sénégal demeure une économie structurante en Afrique de l’Ouest, portée par des perspectives liées à l’exploitation des ressources énergétiques et à la transformation structurelle de son appareil productif. Mais la séquence actuelle impose un équilibre délicat : financer le développement sans alourdir excessivement la charge de la dette.
L’APE SN 01-2026 ne constitue donc pas seulement une opération financière. Il s’agit d’un exercice de crédibilité macroéconomique, observé de près par les marchés régionaux.
En 2026, plus que jamais, la confiance sera la véritable monnaie d’échange.
Malick NDAW


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