La plateforme des emprunteurs a récemment organisé son premier atelier technique de renforcement des capacités, rassemblant des représentants de neuf pays en développement pour échanger des connaissances et renforcer les pratiques de gestion de la dette par l’apprentissage entre pairs.
Saluée comme « une avancée majeure dans le financement mondial », la plateforme a été lancée en avril 2026 en présence du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Elle est dirigée par les États membres, avec ONU commerce et développement (CNUCED) comme secrétariat.
Cette initiative intervient à un moment où de nombreux pays en développement sont confrontés à des pressions croissantes de leur dette et à un paysage financier mondial de plus en plus complexe.
La dette publique joue un rôle crucial dans le financement du développement durable. Mais lorsque des conditions mondiales persistantes et défavorables rendent la dette trop coûteuse, elle peut fortement freiner le développement.
Le coût élevé du capital continue de limiter ce que les pays en développement peuvent construire, investir et réaliser, a mis en garde la CNUCED.
Rien qu’en 2024, les pays en développement ont versé 384 milliards de dollars en intérêts sur leur dette extérieure. Au cours de la dernière décennie, les paiements d’intérêts du secteur public ont augmenté de 102 %, tandis que les recettes publiques n’ont progressé que de 39 %.
Défis communs, solutions partagées
L’atelier de quatre jours a été organisé par la CNUCED en partenariat avec le ministère des finances et des entreprises publiques des Maldives et le ministère des finances du Pakistan.
L’événement a été ouvert à Malé par Hassan Miras, ministre d’État aux finances et aux entreprises publiques des Maldives.
Les participants ont souligné les défis communs auxquels ils sont confrontés malgré les différences de région, de niveau de revenu et de profil d’endettement, insistant sur la valeur de l’apprentissage direct à partir des expériences des uns et des autres.
« Une gestion efficace de la dette est nécessaire pour les pays en développement, car elle préserve l’espace budgétaire, offre un financement pour des infrastructures durables, renforce la confiance des investisseurs et, surtout, sert d’amortisseur face aux vulnérabilités des chocs externes », a déclaré Eraj Hashmi, directeur de la dette au ministère des finances du Pakistan.
Combler un manque dans la gouvernance mondiale de la dette
Les discussions ont porté sur la gestion des vulnérabilités de la dette, le renforcement des institutions de gestion de la dette et le développement de marchés de financement nationaux plus résilients.
Les participants ont également partagé des expériences concrètes au niveau national, souvent absentes des débats mondiaux sur la dette, traditionnellement façonnés principalement par des institutions dirigées par les créanciers.
Ces échanges ont montré que de nombreux pays emprunteurs font face à des contraintes similaires depuis des décennies. Pourtant, bien qu’ils soient au centre des négociations et des réformes en matière de dette, ils ne disposaient pas d’un mécanisme permanent pour collaborer directement entre eux.
En tant que premier événement d’apprentissage entre pairs de la plateforme des emprunteurs, l’atelier a démontré la valeur d’un dialogue structuré entre les pays emprunteurs et a jeté les bases d’une coopération plus approfondie pour les années à venir.
Et ensuite ?
La plateforme des emprunteurs se trouve actuellement en phase intérimaire, son premier cycle annuel complet devant débuter en octobre 2026.
D’autres ateliers, échanges techniques et activités collaboratives sont prévus afin d’élargir les possibilités pour les pays emprunteurs de partager leur expertise, de renforcer leurs capacités institutionnelles et de faire entendre plus fortement leur voix au sein de l’architecture mondiale de la dette.
La plateforme est ouverte à tous les pays en développement emprunteurs nets. L’adhésion est volontaire et sans frais obligatoires.
Les pays intéressés peuvent en savoir plus et manifester leur intérêt par le biais du site Internet dédié de la plateforme.
https://unctad.org/fr
Saluée comme « une avancée majeure dans le financement mondial », la plateforme a été lancée en avril 2026 en présence du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Elle est dirigée par les États membres, avec ONU commerce et développement (CNUCED) comme secrétariat.
Cette initiative intervient à un moment où de nombreux pays en développement sont confrontés à des pressions croissantes de leur dette et à un paysage financier mondial de plus en plus complexe.
La dette publique joue un rôle crucial dans le financement du développement durable. Mais lorsque des conditions mondiales persistantes et défavorables rendent la dette trop coûteuse, elle peut fortement freiner le développement.
Le coût élevé du capital continue de limiter ce que les pays en développement peuvent construire, investir et réaliser, a mis en garde la CNUCED.
Rien qu’en 2024, les pays en développement ont versé 384 milliards de dollars en intérêts sur leur dette extérieure. Au cours de la dernière décennie, les paiements d’intérêts du secteur public ont augmenté de 102 %, tandis que les recettes publiques n’ont progressé que de 39 %.
Défis communs, solutions partagées
L’atelier de quatre jours a été organisé par la CNUCED en partenariat avec le ministère des finances et des entreprises publiques des Maldives et le ministère des finances du Pakistan.
L’événement a été ouvert à Malé par Hassan Miras, ministre d’État aux finances et aux entreprises publiques des Maldives.
Les participants ont souligné les défis communs auxquels ils sont confrontés malgré les différences de région, de niveau de revenu et de profil d’endettement, insistant sur la valeur de l’apprentissage direct à partir des expériences des uns et des autres.
« Une gestion efficace de la dette est nécessaire pour les pays en développement, car elle préserve l’espace budgétaire, offre un financement pour des infrastructures durables, renforce la confiance des investisseurs et, surtout, sert d’amortisseur face aux vulnérabilités des chocs externes », a déclaré Eraj Hashmi, directeur de la dette au ministère des finances du Pakistan.
Combler un manque dans la gouvernance mondiale de la dette
Les discussions ont porté sur la gestion des vulnérabilités de la dette, le renforcement des institutions de gestion de la dette et le développement de marchés de financement nationaux plus résilients.
Les participants ont également partagé des expériences concrètes au niveau national, souvent absentes des débats mondiaux sur la dette, traditionnellement façonnés principalement par des institutions dirigées par les créanciers.
Ces échanges ont montré que de nombreux pays emprunteurs font face à des contraintes similaires depuis des décennies. Pourtant, bien qu’ils soient au centre des négociations et des réformes en matière de dette, ils ne disposaient pas d’un mécanisme permanent pour collaborer directement entre eux.
En tant que premier événement d’apprentissage entre pairs de la plateforme des emprunteurs, l’atelier a démontré la valeur d’un dialogue structuré entre les pays emprunteurs et a jeté les bases d’une coopération plus approfondie pour les années à venir.
Et ensuite ?
La plateforme des emprunteurs se trouve actuellement en phase intérimaire, son premier cycle annuel complet devant débuter en octobre 2026.
D’autres ateliers, échanges techniques et activités collaboratives sont prévus afin d’élargir les possibilités pour les pays emprunteurs de partager leur expertise, de renforcer leurs capacités institutionnelles et de faire entendre plus fortement leur voix au sein de l’architecture mondiale de la dette.
La plateforme est ouverte à tous les pays en développement emprunteurs nets. L’adhésion est volontaire et sans frais obligatoires.
Les pays intéressés peuvent en savoir plus et manifester leur intérêt par le biais du site Internet dédié de la plateforme.
https://unctad.org/fr

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