De gauche à droite Pape Abdourahmane DABO, directeur général de la SNHLM et Papa Sounkalo DOUMBIA directeur général de CSE Immobilier
« La signature de ce contrat ne constitue pas simplement un acte juridique ou commercial. » Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a ainsi donné le ton de la cérémonie de signature, ce jeudi 24 septembre 2026 à Dakar, d’une convention de partenariat entre la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM) et la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE), à travers sa filiale CSE Immobilier. Pour le ministre, cette signature marque « le point de départ d’une nouvelle dynamique en matière de rénovation, de restructuration et de renouvellement urbain » dans la capitale. Le site des Maristes, qu’il faut selon lui « réinventer », en sera le premier test grandeur nature.
Moussa Balla FOFANA, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires
Un programme immobilier mixte de nouvelle génération, comprenant notamment des logements de moyen et haut standing, des espaces commerciaux, des services de proximité et des aménagements urbains durables, pour un financement en deux tranches de 32 milliards de francs CFA. Ledit programme est porté par la SN HLM et sera réalisé par la CSE, à travers sa filiale CSE Immobilier.
Ce projet vise à contribuer à une densification plus maîtrisée de la capitale et répondre aux besoins en logements des cadres et des familles de la classe moyenne.
Pour le directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, « Ce projet traduit la volonté de miser davantage sur l’expertise nationale dans la réalisation de programmes immobiliers structurants ». Selon lui, le partenariat avec la CSE est une illustration de la capacité des entreprises sénégalaises à porter des projets d’envergure.
Du studio au F4, une offre tournée vers les familles
Représentant la CSE Immobilier lors de la cérémonie, M. Papa Sounkalo Doumbia directeur général, a indiqué que la signature de la convention marque le passage à une nouvelle phase du projet, après celle consacrée à la conception et aux études. Le programme porte sur la réalisation de 16 immeubles sur une superficie de 3,3 hectares, avec un délai d’exécution annoncé de 26 mois. La CSE entend ainsi entamer rapidement la phase opérationnelle et de réalisation du projet.
M. Doumbia a également insisté sur l’importance de la qualité dans la conduite du programme. Pour lui, « la phase de réalisation devra s’appuyer sur l’expertise des ingénieurs et des professionnels mobilisés, avec une attention particulière accordée aux exigences techniques et à la qualité des ouvrages ».
Ababacar Guèye, directeur de la maîtrise d’ouvrage de la SN HLM, est entré dans le détail du programme. Aussi, sur les seize immeubles qui constituent celui-ci, quatorze seront consacrés à l’habitation. Ils compteront 658 appartements : 96 studios (F1) d’environ 40 m², 258 F3 de 100 m² et 304 F4 de 120 m². Près d’un logement sur deux est donc un grand quatre-pièces. Les deux autres bâtiments, un R+11 et un R+12, formeront le pôle tertiaire. Chacun comptera onze plateaux de bureaux, soit les 22 plateaux cités par le ministre, et des commerces au rez-de-chaussée, sur deux niveaux dans le R+12. L’ensemble disposera de 563 places de stationnement, des espaces verts (près de 16 % du terrain, pour 5 % exigés par la loi).
Selon Ababacar Guèye, le site est « au cœur du Grand Dakar » : il se trouve à une vingtaine de minutes du centre-ville par l’autoroute A1, à 35 minutes de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) par l’autoroute à péage, et à moins d’un kilomètre d’une gare du TER. Des lignes de bus le desservent aussi.
Trois fois plus d’espaces verts que le minimum légal
Le cadre de vie a occupé une grande partie de la présentation. Alors que le code de l’urbanisme impose 5 % d’espaces verts, le projet en prévoit 5 206 m², soit près de 16 % du terrain. Il comprend aussi un espace multisports de 719 m², des salles polyvalentes, une piscine, deux aires de jeux sécurisées, des allées piétonnes et une voie intérieure de 7 740 m² qui fera le tour des immeubles.
Tous les bâtiments seront équipés d’ascenseurs et d’escaliers de secours, avec une attention particulière à l’isolation phonique et à la sécurité incendie. Ababacar Guèye y voit « l’un des projets les plus innovants actuellement à Dakar ».
Un calendrier en trois temps
Les travaux doivent durer trente-six mois, en trois phases. La première doit livrer au 24e mois les deux immeubles de bureaux et trois immeubles d’habitation. La deuxième, consacrée au reste des logements, s’achève au 30e mois. Le troisième doit terminer les aménagements pour que le complexe soit entièrement opérationnel au bout de trois ans.
La CSE a été choisie à l’issue d’un appel d’offres, pour un marché de conception-réalisation : l’entreprise dessine les bâtiments et les construit. Pour M. Doumbia, la signature ouvre la phase de réalisation, après celle des études. Il a insisté sur la qualité des ouvrages et sur l’expérience du groupe : « Nous avons une expérience de plus de 50 ans. »
Ce projet vise à contribuer à une densification plus maîtrisée de la capitale et répondre aux besoins en logements des cadres et des familles de la classe moyenne.
Pour le directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, « Ce projet traduit la volonté de miser davantage sur l’expertise nationale dans la réalisation de programmes immobiliers structurants ». Selon lui, le partenariat avec la CSE est une illustration de la capacité des entreprises sénégalaises à porter des projets d’envergure.
Du studio au F4, une offre tournée vers les familles
Représentant la CSE Immobilier lors de la cérémonie, M. Papa Sounkalo Doumbia directeur général, a indiqué que la signature de la convention marque le passage à une nouvelle phase du projet, après celle consacrée à la conception et aux études. Le programme porte sur la réalisation de 16 immeubles sur une superficie de 3,3 hectares, avec un délai d’exécution annoncé de 26 mois. La CSE entend ainsi entamer rapidement la phase opérationnelle et de réalisation du projet.
M. Doumbia a également insisté sur l’importance de la qualité dans la conduite du programme. Pour lui, « la phase de réalisation devra s’appuyer sur l’expertise des ingénieurs et des professionnels mobilisés, avec une attention particulière accordée aux exigences techniques et à la qualité des ouvrages ».
Ababacar Guèye, directeur de la maîtrise d’ouvrage de la SN HLM, est entré dans le détail du programme. Aussi, sur les seize immeubles qui constituent celui-ci, quatorze seront consacrés à l’habitation. Ils compteront 658 appartements : 96 studios (F1) d’environ 40 m², 258 F3 de 100 m² et 304 F4 de 120 m². Près d’un logement sur deux est donc un grand quatre-pièces. Les deux autres bâtiments, un R+11 et un R+12, formeront le pôle tertiaire. Chacun comptera onze plateaux de bureaux, soit les 22 plateaux cités par le ministre, et des commerces au rez-de-chaussée, sur deux niveaux dans le R+12. L’ensemble disposera de 563 places de stationnement, des espaces verts (près de 16 % du terrain, pour 5 % exigés par la loi).
Selon Ababacar Guèye, le site est « au cœur du Grand Dakar » : il se trouve à une vingtaine de minutes du centre-ville par l’autoroute A1, à 35 minutes de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) par l’autoroute à péage, et à moins d’un kilomètre d’une gare du TER. Des lignes de bus le desservent aussi.
Trois fois plus d’espaces verts que le minimum légal
Le cadre de vie a occupé une grande partie de la présentation. Alors que le code de l’urbanisme impose 5 % d’espaces verts, le projet en prévoit 5 206 m², soit près de 16 % du terrain. Il comprend aussi un espace multisports de 719 m², des salles polyvalentes, une piscine, deux aires de jeux sécurisées, des allées piétonnes et une voie intérieure de 7 740 m² qui fera le tour des immeubles.
Tous les bâtiments seront équipés d’ascenseurs et d’escaliers de secours, avec une attention particulière à l’isolation phonique et à la sécurité incendie. Ababacar Guèye y voit « l’un des projets les plus innovants actuellement à Dakar ».
Un calendrier en trois temps
Les travaux doivent durer trente-six mois, en trois phases. La première doit livrer au 24e mois les deux immeubles de bureaux et trois immeubles d’habitation. La deuxième, consacrée au reste des logements, s’achève au 30e mois. Le troisième doit terminer les aménagements pour que le complexe soit entièrement opérationnel au bout de trois ans.
La CSE a été choisie à l’issue d’un appel d’offres, pour un marché de conception-réalisation : l’entreprise dessine les bâtiments et les construit. Pour M. Doumbia, la signature ouvre la phase de réalisation, après celle des études. Il a insisté sur la qualité des ouvrages et sur l’expérience du groupe : « Nous avons une expérience de plus de 50 ans. »
Pape Abdourahmane Dabo, directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM)
Le contenu local au cœur du partenariat
Le choix d’une entreprise sénégalaise était au cœur du discours du directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, nommé en février dernier, soit il y a cinq mois, et qui place la valorisation du contenu local parmi les principales orientations de la SN HLM. « La compétence sénégalaise existe et elle est excellente. Il nous appartient de la valoriser », a-t-il déclaré, avant de résumer sa ligne : « Oui, le Sénégal peut construire le Sénégal. »
Il a également souligné que les investissements réalisés dans le cadre du programme doivent bénéficier à l’économie nationale à travers la mobilisation d’ingénieurs, de techniciens, de maçons, de fournisseurs et de bureaux d’études sénégalais. Insistant sur la nécessité de faire évoluer les relations entre entreprises nationales et grands projets, le DG de la SN-HLM estime que « ce partenariat doit privilégier une logique de co-pilotage et de transfert de compétences plutôt qu’une simple relation de sous-traitance ».
Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée par la SN HLM de promouvoir des logements de qualité, d’accélérer l’accès à la propriété et de renforcer la participation du secteur privé national aux projets immobiliers structurants.
Il s’est en tout cas engagé à tenir les délais et les coûts et la commercialisation, a-t-il promis, « sera transparente et ouverte aux Sénégalais du pays comme à ceux de la diaspora ».
Le choix d’une entreprise sénégalaise était au cœur du discours du directeur général de la SN HLM, Pape Abdourahmane Dabo, nommé en février dernier, soit il y a cinq mois, et qui place la valorisation du contenu local parmi les principales orientations de la SN HLM. « La compétence sénégalaise existe et elle est excellente. Il nous appartient de la valoriser », a-t-il déclaré, avant de résumer sa ligne : « Oui, le Sénégal peut construire le Sénégal. »
Il a également souligné que les investissements réalisés dans le cadre du programme doivent bénéficier à l’économie nationale à travers la mobilisation d’ingénieurs, de techniciens, de maçons, de fournisseurs et de bureaux d’études sénégalais. Insistant sur la nécessité de faire évoluer les relations entre entreprises nationales et grands projets, le DG de la SN-HLM estime que « ce partenariat doit privilégier une logique de co-pilotage et de transfert de compétences plutôt qu’une simple relation de sous-traitance ».
Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée par la SN HLM de promouvoir des logements de qualité, d’accélérer l’accès à la propriété et de renforcer la participation du secteur privé national aux projets immobiliers structurants.
Il s’est en tout cas engagé à tenir les délais et les coûts et la commercialisation, a-t-il promis, « sera transparente et ouverte aux Sénégalais du pays comme à ceux de la diaspora ».
Le logement comme moteur économique
Le ministre Moussa Balla Fofana a présenté le logement comme un « moteur de l’économie ». Selon lui, chaque somme investie dans la construction se retrouve ensuite dans l’équipement des ménages, la consommation et le crédit : « investir, consommer, financer ». Il a inscrit le projet dans la vision Sénégal 2050 portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui fait de l’aménagement du territoire et de la modernisation des villes des priorités. Le projet valorise aussi le patrimoine foncier de l’État en reconstruisant sur un tissu urbain existant.
Le ministre a conclu par un appel à passer aux actes. « Le temps des signatures doit immédiatement céder la place à l’action », a-t-il lancé. Il a demandé à la SN HLM et à la CSE de garder le dialogue ouvert « tout au long du chantier » et a appelé les partenaires institutionnels, techniques et financiers à se mobiliser pour que l’ouvrage soit livré dans les délais.
Quant au DG de la SN-HLM, Pape Abdourahmane Dabo, il confirme que le programme des Maristes s’inscrit dans les orientations de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, tout en contribuant notamment à créer de la valeur foncière et économique, « et en offrant un cadre de vie moderne et durable ».
Pape Abdourahmane Dabo a aussi assuré que le projet devra être réalisé dans les délais annoncés, avec un coût maîtrisé et un mécanisme de commercialisation transparent, accessible aux sénégalais résidant au pays comme à la diaspora.
Pour l’heure, les prix des appartements et le calendrier de commercialisation n’ont pas encore été annoncés.
Bassirou MBAYE
Le ministre Moussa Balla Fofana a présenté le logement comme un « moteur de l’économie ». Selon lui, chaque somme investie dans la construction se retrouve ensuite dans l’équipement des ménages, la consommation et le crédit : « investir, consommer, financer ». Il a inscrit le projet dans la vision Sénégal 2050 portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui fait de l’aménagement du territoire et de la modernisation des villes des priorités. Le projet valorise aussi le patrimoine foncier de l’État en reconstruisant sur un tissu urbain existant.
Le ministre a conclu par un appel à passer aux actes. « Le temps des signatures doit immédiatement céder la place à l’action », a-t-il lancé. Il a demandé à la SN HLM et à la CSE de garder le dialogue ouvert « tout au long du chantier » et a appelé les partenaires institutionnels, techniques et financiers à se mobiliser pour que l’ouvrage soit livré dans les délais.
Quant au DG de la SN-HLM, Pape Abdourahmane Dabo, il confirme que le programme des Maristes s’inscrit dans les orientations de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, tout en contribuant notamment à créer de la valeur foncière et économique, « et en offrant un cadre de vie moderne et durable ».
Pape Abdourahmane Dabo a aussi assuré que le projet devra être réalisé dans les délais annoncés, avec un coût maîtrisé et un mécanisme de commercialisation transparent, accessible aux sénégalais résidant au pays comme à la diaspora.
Pour l’heure, les prix des appartements et le calendrier de commercialisation n’ont pas encore été annoncés.
Bassirou MBAYE

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