© Shutterstock/WESTOCK PRODUCTIONS | Un conducteur d’auto-rickshaw reçoit un paiement numérique de son passager
Les services représentent désormais plus d’un quart du commerce mondial et ont progressé à un rythme plus de deux fois supérieur à celui des biens au cours de la dernière décennie. Les services numériques croissent encore plus vite, transformant la manière dont les pays sont en concurrence et se connectent aux marchés mondiaux.
Pourtant, de nombreuses économies en développement ne suivent pas ce rythme.
Une fracture numérique qui s’élargit dans le commerce
Dans les économies avancées, plus de 60 % des exportations de services sont fournies par voie numérique. Dans les pays les plus pauvres, cette part n’est que de 16 %. Cet écart se creuse dans le segment même du commerce qui offre le plus grand potentiel de diversification et d’activités à plus forte valeur ajoutée.
« Le commerce des services se développe rapidement, mais les pays qui ont le plus besoin de diversification sont les moins équipés pour en tirer parti », a déclaré Pedro Manuel Moreno, Secrétaire général adjoint de la CNUCED (ONU commerce et développement). « Cela a des conséquences réelles. Cela limite la capacité des jeunes — du Cameroun au Bangladesh en passant par le Rwanda — à connecter leurs compétences à la demande mondiale », a-t-il souligné lors de la conférence.
Lacunes en matière de données et action publique
Une contrainte majeure est le manque de données fiables. Sans informations claires sur les services échangés, par qui, et sur la manière dont ils soutiennent l’économie dans son ensemble, les pays ont du mal à concevoir des politiques efficaces et à développer des secteurs compétitifs.
La CNUCED travaille avec des partenaires, notamment l’Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale, pour combler ces lacunes grâce à des outils concrets. Ceux-ci comprennent des systèmes visant à améliorer les statistiques du commerce des services, des cadres analytiques pour soutenir les politiques et stratégies nationales, ainsi que des plateformes permettant aux pays de partager leurs expériences et leurs solutions.
Parmi les priorités identifiées par les États membres figurent l’amélioration de la collecte de données et l’élaboration de stratégies visant à renforcer les exportations de services et leur compétitivité.
Un test pour la coopération commerciale mondiale
Alors que les ministres cherchent à renforcer le système commercial multilatéral, le commerce des services et le commerce numérique apparaissent comme un test clé pour déterminer si la coopération mondiale peut produire des résultats concrets en matière de développement.
Pour les pays en développement, la question n’est pas de savoir si les services façonneront l’avenir du commerce — mais s’ils seront en mesure d’y prendre part.
https://unctad.org/fr
Pourtant, de nombreuses économies en développement ne suivent pas ce rythme.
Une fracture numérique qui s’élargit dans le commerce
Dans les économies avancées, plus de 60 % des exportations de services sont fournies par voie numérique. Dans les pays les plus pauvres, cette part n’est que de 16 %. Cet écart se creuse dans le segment même du commerce qui offre le plus grand potentiel de diversification et d’activités à plus forte valeur ajoutée.
« Le commerce des services se développe rapidement, mais les pays qui ont le plus besoin de diversification sont les moins équipés pour en tirer parti », a déclaré Pedro Manuel Moreno, Secrétaire général adjoint de la CNUCED (ONU commerce et développement). « Cela a des conséquences réelles. Cela limite la capacité des jeunes — du Cameroun au Bangladesh en passant par le Rwanda — à connecter leurs compétences à la demande mondiale », a-t-il souligné lors de la conférence.
Lacunes en matière de données et action publique
Une contrainte majeure est le manque de données fiables. Sans informations claires sur les services échangés, par qui, et sur la manière dont ils soutiennent l’économie dans son ensemble, les pays ont du mal à concevoir des politiques efficaces et à développer des secteurs compétitifs.
La CNUCED travaille avec des partenaires, notamment l’Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale, pour combler ces lacunes grâce à des outils concrets. Ceux-ci comprennent des systèmes visant à améliorer les statistiques du commerce des services, des cadres analytiques pour soutenir les politiques et stratégies nationales, ainsi que des plateformes permettant aux pays de partager leurs expériences et leurs solutions.
Parmi les priorités identifiées par les États membres figurent l’amélioration de la collecte de données et l’élaboration de stratégies visant à renforcer les exportations de services et leur compétitivité.
Un test pour la coopération commerciale mondiale
Alors que les ministres cherchent à renforcer le système commercial multilatéral, le commerce des services et le commerce numérique apparaissent comme un test clé pour déterminer si la coopération mondiale peut produire des résultats concrets en matière de développement.
Pour les pays en développement, la question n’est pas de savoir si les services façonneront l’avenir du commerce — mais s’ils seront en mesure d’y prendre part.
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