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Importation & commercialisation d’hydrocarbures

Samedi 2 Mars 2013

Ces écueils qui freinent la croissance du marché

Le marché des hydrocarbures devrait être mieux organisé au Sénégal. Selon Serigne Momar Dieye, directeur général de Oryx Sénégal, qui s’exprimait ce 23 février, lors de la conférence débat de l’Association sénégalaise pour le développement de l’Energie en Afrique (ASDEA), l’accès difficile aux dépôts de stockage et l’absence d’une fiscalité claire entre autres, constituent autant d’obstacles dans le marché des hydrocarbures.


Importation & commercialisation d’hydrocarbures
C’est avec l’intitulé « Prix des produits pétroliers au Sénégal », que les membres de l’ASDEA ont revisité les différents segments des produits pétroliers au Sénégal. Ainsi, selon le Dg de Oryx Sénégal, Serigne Momar Dieye, l’activité dans les produits pétroliers est confrontée à plusieurs désagréments. Après avoir obtenu la licence de 5 ans, octroyée par le ministère de l’Energie, l’importateur et le stockeur de produits doit faire à bon nombre d’obstacles, déclare le Dg de Oryx. Dans les détails, il indique que les quantités dérisoires d'hydrocarbures autorisées par les autorités sénégalaises et les délais très courts des autorisations d'importer requis auprès du ministère de l’Energie, ne concourent pas à la bonne marche du secteur. En outre, ajoute M. Dieye, l’accès difficile aux dépôts de stockage et les difficultés à affréter un tanker avec les petites quantités autorisées mensuellement freinent la croissance du secteur. « Certains opérateurs ont des licences d'importation, mais ne peuvent pas importer à cause de l'accès difficile aux unités de stockage de la Société africaine de raffinage (SAR) », révèle le Dg de Oryx Sénégal. De l’avis de ce dernier, aujourd’hui, le challenge des acteurs du marché se résume à « garantir des produits de qualité à un meilleur coût ». Pour atteindre cet objectif, M. Dieye est d’avis qu’il faut définir « une marge importateur dans la structure des prix et une fiscalité claire sur les produits pétroliers ». Parlant de la fiscalité, il explique qu’il y a un foisonnement de documents de la douane, des impôts, du ministère du Commerce. Selon le Dg de Oryx Sénégal, il faut une concertation entre les différents acteurs pour trouver la meilleure formule de fiscalité. Sur un autre registre, le Dg de la MAACK Petroleum, Ameth Guissé s’est livré à une analyse de la structure des prix des hydrocarbures au Sénégal, comparativement à ceux pratiqués au Mali et en Côte d’Ivoire. Si le Super est vendu à 889 F CFA au Sénégal et le gasoil 792 F CFA, au Mali les deux produits sont respectivement à 750 et 560 F CFA. Alors qu’est-ce qui explique cette différence de prix. De l’avis de M. Guissé, la différence de prix se situe essentiellement au niveau de la TVA. Au Sénégal, renseigne le Dg de MAACK Petrolum, la Tva est calculée sur le Prix parité importation (ppi), avec la taxe spécifique et la marge spécifique. Il indique en outre, il faut y rajouter les autres différentes taxes, notamment le Fonds de sécurisation des importations des produits pétroliers, le prélèvement de soutien au secteur de l’énergie et le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE). Ce qui fait dire à M. Guissé qu’au Sénégal dans le secteur des hydrocarbures, on a des « taxes taxées, alors que le principe de cette taxe était d’éviter un impôt cumulatif ».

Moustapha Dia

Service & distribution


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