- L’UCCMS, BAOBAB Sénégal et UM PAMECAS, consolident leur capacité de de collecte des dépôts clientèle
Les dépôts mobilisés par les institutions de microfinance de grande taille représentent en effet, 96% du secteur en 2024 contre 97% en 2023, soit un repli d’un (1) point entre les deux périodes.
L’Union des Caisses de Crédit Mutuel du Sénégal (UCCMS) confirme sa position de leader en termes de mobilisation des dépôts, au regard de sa part de marché estimée à 42% en 2024 contre 38% pour 2023, soit un bond de 4 points. L’institution couvre la quasi-totalité du territoire national, avec un réseau étendu de points de services, contribuant ainsi à sa forte capacité de collecte d'épargne.
Créée initialement en 1988 sous l'appellation de Caisses Populaires d'Épargne et de Crédit, le CMS a connu plusieurs étapes de développement et de transformation, notamment une période pendant laquelle, il a changé pour devenir la Fédération du Crédit Mutuel du Sénégal (FCMS), avant de devenir l'UCCMS en 2019.
Baobab Sénégal représente 17% des dépôts en 2024 contre 14% en 2023 (+3 points), se positionnant ainsi au deuxième rang dans la collecte de ressources du secteur. Elle dispose d'un nombre diversifié d'agences, utilise également un large réseau d'agents correspondants et des solutions digitales (application mobile comme My Baobab).
L’Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Épargne et du Crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) est le troisième plus grand collecteur de dépôts de la microfinance. Elle détient 13% du marché en 2024 contre 12% en 2023, soit une progression d’un (1) point. L'institution se positionne aujourd’hui comme une structure de proximité grâce à un réseau diversifié de caisses de base et de guichets mobiles, et en rendant les services de dépôt accessibles aux populations exclues du système bancaire classique.
La Compagnie Financière Africaine – COFINA Sénégal qui occupe la 4ème place avec 8% des dépôts en 2024 contre 7% en 2023 se distingue des institutions de microfinance classiques par son modèle d'affaires, la Mésofinance. Ce créneau cible les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et aussi les Particuliers qui sont considérés comme trop grands pour la microfinance traditionnelle. Ses produits de dépôts et son portefeuille de clientèle sont davantage axés sur les entrepreneurs et les PME, ainsi que sur des particuliers cherchant des produits d'épargne spécifiques.
L'Union des Mutuelles Alliance de Crédit et d'Épargne pour la Production (UM-ACEP), représente quant à elle 6% des dépôts en 2024 contre 5% pour 2023,et se classe cinquième. La stratégie de l'ACEP est caractérisée par un positionnement de grand réseau de microfinance proposant une gamme diversifiée de produits d'épargne (compte courant, comptes d'épargne rémunérés, etc.).
Avec une part de marché s’établissant à 4% en 2024 contre 3% en 2023, l'U-IMCEC se retrouve à la sixième place du classement. L’IMF opère au Sénégal avec des caisses de base agréées à Dakar, Thiès, Mbour, Casamance, etc., et un réseau d'agences et de guichets ciblant particulièrement les femmes et les jeunes micro-entrepreneurs en zones rurales et périurbaines.
La Mutuelle d'Épargne et de Crédit des Agents du Secteur Public et Parapublic au Sénégal (MECAP) détient, pour sa part, 3% des dépôts du secteur en 2024, tout comme en 2023. L’IMF vise les agents du secteur public et parapublic au Sénégal. Cette clientèle assure souvent un flux de dépôts régulier, souvent par des prélèvements à la source sur salaire.
Crédit Kash Sénégal, filiale du Groupe Afrika, représente 2% de l'encours des dépôts. Son activité principale est de fournir des solutions financières, notamment pour favoriser l'inclusion financière et l'entrepreneuriat.
Lancée en 2018, AMIFA Sénégal qui fait partie d'un groupe bancaire régional (BCP), affiche une part de 2%, qui reste inférieure à celle des acteurs historiques du marché. Elle se situe probablement dans la catégorie des IMF qui cherchent à développer leur activité.
Les institutions de microfinance, MECTRANS, CAURIE MF, KAJAS, MECZY et MICROSEN ressortent avec une proportion similaire de 1%.
L'encours de crédit des institutions de microfinance, représente la somme totale de tous les montants de crédits qui ont été octroyés par ces institutions à leurs clients, et qui n'ont pas encore été entièrement remboursés à une date donnée.
En 2024, les seize (16) institutions de microfinance de grande taille représentent 97% de l’encours de crédit du secteur, correspondant à la même part de marché en 2023.
Le Crédit Mutuel du Sénégal (UCCMS) est le leader incontesté avec une part de marché de l'ordre de 24% de l’encours de crédits du secteur en 2024, soit la même proportion que pour l’année 2023. Sa stratégie repose sur un vaste réseau de points de vente, assurant ainsi l'accès au crédit même dans les zones rurales. De même, l’institution propose une gamme variée de crédits pour répondre aux différents besoins de ses sociétaires.
L’institution BAOBAB Sénégal (2ième) détient une part de marché de 23% en 2024 et 20% en 2023, soit une progression de points. Ce qui la positionne comme un des leaders du marché. Son modèle sur le marché du crédit est caractérisé par une forte activité de financement et de mobilisation de ressources (par exemple avec l’emprunt obligataire de 20 milliards de FCFA sur le marché de la BRVM) et une diversité de produits de crédit destinées aux micro-entrepreneurs et petites entreprises.
Avec une part de marché en croissance passant de 12% en 2023 à 14% en 2024, l'ACEP se positionne à la troisième place. Sa stratégie commerciale est marquée par une expertise reconnue dans le financement du secteur agroalimentaire, notamment les petits producteurs et les acteurs des chaînes de valeur.
Classée à la quatrième place, l’UM-PAMECAS concentre 13% de l'encours total de crédit en 2024 contre 12% un an auparavant, soit un point de hausse. PAMECAS s'appuie sur un vaste réseau (points de vente fixes et guichets mobiles) pour desservir les zones reculées et garantir une proximité avec ses membres, notamment pour le financement des femmes, qui représentent une part majoritaire des emprunteurs actifs.
Avec une part de marché estimée à 8% en 2024, COFINA (5ième) se positionne sur le segment du financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi que des Très Petites Entreprises (TPE), des entrepreneurs et des professionnels.
L’institution AMIFA Sénégal se retrouve à la sixième place avec 4% de l’encours du crédit en 2024 et en 2023. Son modèle de crédit est axé sur le financement de l'économie réelle, à travers le soutien aux entrepreneurs, couvrant une large fourchette allant de la micro-entreprise à la Petite et Moyenne Entreprise (PME).
L’U-IMCEC (3%) et la MECAP (3%) se talonnent dans le classement 2024. Elles sont suivies des institutions CAURIE MF (2%) et CREDIT CASH (2%).
KAJAS, VISION FUND et MICROSEN ferment la marche et ressortent avec une part de marché similaire de 1%.
En 2024, les seize (16) institutions de microfinance de grande taille représentent 97% de l’encours de crédit du secteur, correspondant à la même part de marché en 2023.
Le Crédit Mutuel du Sénégal (UCCMS) est le leader incontesté avec une part de marché de l'ordre de 24% de l’encours de crédits du secteur en 2024, soit la même proportion que pour l’année 2023. Sa stratégie repose sur un vaste réseau de points de vente, assurant ainsi l'accès au crédit même dans les zones rurales. De même, l’institution propose une gamme variée de crédits pour répondre aux différents besoins de ses sociétaires.
L’institution BAOBAB Sénégal (2ième) détient une part de marché de 23% en 2024 et 20% en 2023, soit une progression de points. Ce qui la positionne comme un des leaders du marché. Son modèle sur le marché du crédit est caractérisé par une forte activité de financement et de mobilisation de ressources (par exemple avec l’emprunt obligataire de 20 milliards de FCFA sur le marché de la BRVM) et une diversité de produits de crédit destinées aux micro-entrepreneurs et petites entreprises.
Avec une part de marché en croissance passant de 12% en 2023 à 14% en 2024, l'ACEP se positionne à la troisième place. Sa stratégie commerciale est marquée par une expertise reconnue dans le financement du secteur agroalimentaire, notamment les petits producteurs et les acteurs des chaînes de valeur.
Classée à la quatrième place, l’UM-PAMECAS concentre 13% de l'encours total de crédit en 2024 contre 12% un an auparavant, soit un point de hausse. PAMECAS s'appuie sur un vaste réseau (points de vente fixes et guichets mobiles) pour desservir les zones reculées et garantir une proximité avec ses membres, notamment pour le financement des femmes, qui représentent une part majoritaire des emprunteurs actifs.
Avec une part de marché estimée à 8% en 2024, COFINA (5ième) se positionne sur le segment du financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi que des Très Petites Entreprises (TPE), des entrepreneurs et des professionnels.
L’institution AMIFA Sénégal se retrouve à la sixième place avec 4% de l’encours du crédit en 2024 et en 2023. Son modèle de crédit est axé sur le financement de l'économie réelle, à travers le soutien aux entrepreneurs, couvrant une large fourchette allant de la micro-entreprise à la Petite et Moyenne Entreprise (PME).
L’U-IMCEC (3%) et la MECAP (3%) se talonnent dans le classement 2024. Elles sont suivies des institutions CAURIE MF (2%) et CREDIT CASH (2%).
KAJAS, VISION FUND et MICROSEN ferment la marche et ressortent avec une part de marché similaire de 1%.
- Sur la production de crédit, BAOBAB Sénégal marque sa suprématie devant l’UM ACEP et l’UM PAMECAS
Comparé à l’encours de crédit, la production de crédit des institutions de microfinance, représente le volume total des nouveaux prêts octroyés par celles-ci sur une période donnée (généralement une année ou un trimestre).
En 2024, BAOBAB Sénégal est en effet, la première institution de microfinance en termes de production de crédit, avec une part de marché de 32% contre 26% en 2023 (+6 points), loin devant l'UM-ACEP (15%) et l’UM-PAMECAS (13%).
La récente opération d’emprunt obligataire de 20 milliards de FCFA visant à financer de nouveaux projets pour les jeunes et les femmes entrepreneurs, a certainement contribué à cette performance commerciale. De même, BAOBAB utilise des canaux digitaux (comme le partenariat M-Baobab avec Orange Money) pour faciliter l'accès au crédit et accélérer les décaissements, contribuant ainsi à l'augmentation de sa production.
ACEP (2ième) a vu sa part de marché passer de 19% en 2023 à 15% en 2024, soit une baisse de 4 points de son activité de crédit. En revanche, avec une part de marché de 13% en 2024 contre 12% en 2023, UM-PAMECAS se positionne à la troisième place.
Le Crédit Mutuel du Sénégal (10% en 2024) pointe à la quatrième place avec un repli de 2 points de sa production de crédit par rapport à 2023.
Les institutions COFINA et AMIFA enregistrent chacune une proportion de 6% du volume de la production de crédit en 2024. U-IMCEC et CREDIT CASH se trouvent avec une part de marché de 4% chacune.
Avec un poids de 3%, MECAP se positionne devant KAJAS (2%), URMECS (1%) et MICROSEN (1%).
- Le Crédit Mutuel du Sénégal, BAOBAB Sénégal et PAMECAS concentrent plus de la moitié du portefeuille de créances en souffrance
A fin 2024, les institutions de microfinance de grande taille représentent 94% du portefeuille à risque de l’encours de crédit, c’est-à-dire les taux de créances en souffrance du secteur, contre 78% en 2023, soit un accroissement de +16% entre les deux périodes, traduisant ainsi une dégradation continue du portefeuille des grands réseaux.
Le portefeuille à risque du secteur de la microfinance est plus concentré au niveau des institutions UCMS (28%), BAOBAB Sénégal (14%), UM-PAMECAS 14% et UM ACEP (12%).
Elles sont suivies de AMIFA, de COFINA Sénégal et de CAURIE MF qui enregistrent des taux de créances en souffrance respectifs de 9%, 8% et 4%. Ce taux s’établit à 3% pour CREDIT CASH et à 2% pour l’U-IMCEC et MICROSEN. MEC TRANS, MECAP, MECZY et URMECS ressortent avec un taux similaire de 1% chacune.
Lejecos Magazine Novembre 2025


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