La lecture la plus immédiate de l’effondrement des IDE accueillis au Sénégal est structurelle. Les deux projets qui ont porté la vague d'IDE de 2020-2024 (le champ pétrolier offshore de Sangomar et le projet gazier transfrontalier Greater Tortue Ahmeyim (GTA), partagé avec la Mauritanie) sont entrés en phase de production entre 2024 et début 2025. Or les IDE liés aux hydrocarbures sont, par nature, concentrés sur la phase de construction : forage, plateformes, infrastructures, équipements. Une fois la production lancée, les besoins en capitaux étrangers frais chutent mécaniquement, même si le projet continue de générer des revenus pour le pays hôte (sous forme de recettes fiscales et d'exportations, pas d'IDE).
Autrement dit, le cycle d'investissement massif dans les projets pétroliers et gaziers (Sangomar, Greater Tortue Ahmeyim) touche ainsi à sa fin. Les infrastructures sont construites, les champs sont en production. Et les capitaux étrangers, eux, ont déjà tourné la page. La CNUCED, dans ses derniers rapports, avait mis en garde contre cette vulnérabilité structurelle.
Et si en réalité la chute inédite des investissements au Sénégal en 2025 n'était pas une mauvaise nouvelle en soi ?
C'est peut-être le signal que le pays peut entrer dans une nouvelle phase : celle de la consolidation et de la diversification. Les opportunités les plus riches ne sont plus dans l'extraction, mais dans la transformation.
Le rapport de la CNUCED, dans son analyse continentale, le résume bien : “La prochaine étape du développement de l'Afrique dépendra moins du volume brut d'investissement que de la capacité des pays à le transformer en emplois, en transfert de technologie et en diversification économique durable”.
Certes le phénomène n’est pas uniquement lié aux économies comme le Sénégal dont la croissance des IDE repose sur un ou deux grands projets extractifs. L'ampleur de la chute des IDE suggère qu'un second facteur est à l'œuvre.
Ce facteur, c'est la crise de confiance née de la déclaration malheureuse, en 2024, d'engagements de dette publique non déclarés entre 2019 et 2024, et qui a entraîné, entre autres, la suspension du programme avec le FMI et une dégradation de la perception du risque souverain du pays.
On ne peut pas établir de lien de causalité statistique direct entre cette crise et le recul des IDE (les données de la CNUCED ne le permettent pas), mais la coïncidence temporelle est frappante : c'est précisément la période où de nouveaux projets d'investissement, dans des secteurs autres que les hydrocarbures, auraient dû prendre le relais pour amortir le ralentissement mécanique du pétrole et du gaz.
Le vrai test : la diversification, pas le rebond
C'est là que le cadre d'analyse proposé par la CNUCED elle-même dans son WIR 2026, devient utile. Le rapport insiste, pour l'ensemble du continent africain, sur le fait que la performance en matière d'IDE ne doit plus se lire seulement en montants globaux, mais en nature des projets : leur répartition sectorielle, leur contribution à la montée en gamme industrielle, leur capacité à générer des emplois et des transferts de compétences au-delà de la phase de construction.
Appliqué au Sénégal, ce cadre pose une question précise : le pays parvient-il à faire émerger, à côté du pétrole et du gaz, un second moteur d'IDE suffisamment solide pour compenser la fin mécanique du cycle Sangomar-GTA ?
Plusieurs signaux, encore modestes à l'échelle des milliards perdus, vont dans ce sens : dans les phosphates et engrais, le partenariat entre les Industries chimiques du Sénégal et le groupe Indorama prévoit plusieurs dizaines de milliards de FCFA d'investissement d'ici 2028, avec une réhabilitation d'usine et une nouvelle unité de production ; dans les énergies renouvelables, une étude conjointe avec l'ONUDI a identifié huit sites de "zones d'énergie verte" combinant production renouvelable et industrie, avec des besoins de financement du secteur énergétique estimés à plus de 4 milliards de dollars d'ici 2029 ; dans les infrastructures portuaires, le développement du port de Ndayane par DP World progresse, avec des travaux de dragage achevés en avance sur le calendrier ; dans le domaine de l'eau et le dessalement, l'entreprise saoudienne ACWA Power développe une usine de dessalement à 800 millions de dollars à Dakar.
Ces projets, pris individuellement, restent d'un ordre de grandeur très inférieur aux flux pétro-gaziers de 2021-2024. La question qui reste ouverte (et que seules les données sectorielles détaillées du WIR 2026, non encore disponibles publiquement dans le détail par pays, permettront de trancher précisément), est de savoir s'ils commencent réellement à apparaître dans les statistiques d'IDE de 2025-2026, ou s'ils restent, pour l'instant, à l'état d'annonces et d'engagements non encore décaissés.
Dans ce contexte, apparaît la voie d'une transformation économique profonde, ancrée dans ce que le pays possède déjà (ses terres, ses agriculteurs, et une jeunesse connectée). Voici pourquoi l'agro-industrie digitale constitue aujourd'hui l'angle d'investissement le plus structurant, et peut-être le moins risqué, pour qui cherche à s'implanter durablement en Afrique de l'Ouest.
Une économie qui produit ce qu'elle n'arrive pas à transformer
Le paradoxe sénégalais est saisissant. Le pays est un producteur historique d'arachide, dispose de potentiel rizicole considérable, et voit son secteur horticole croître chaque année. Pourtant, il importe massivement du riz, de l'huile, et des produits agroalimentaires transformés. La chaîne de valeur agricole reste fragmentée : des millions de petits producteurs, des intermédiaires opaques, des pertes post-récolte atteignant 30 à 40 %, et une industrie de transformation sous-équipée.
Le Plan Sénégal Émergent dans un premier temps et la “Vision Sénégal 2050”, actuellement ont identifié les agropoles comme levier central de l'industrialisation. L'État tente de mobiliser activement les investisseurs privés autour de plateformes industrielles intégrées. Mais le défi ne se résume pas à construire des usines. Il s'agit de reconstruire toute la chaîne, de la graine à l'assiette (et c'est là que le digital change la donne).
Quand l'agriculture rencontre la technologie
L'agro-industrie digitale n'est pas un concept abstrait. C'est un ensemble de modèles concrets qui résolvent des problèmes concrets : la traçabilité et la mise en relation des plateformes B2B connectent directement producteurs et transformateurs, éliminant les intermédiaires qui grèvent les marges. Elles permettent de sécuriser l'approvisionnement en matière première (le nerf de la guerre pour toute agro-industrie) ; le crédit agricole par la data. L'accès au financement reste le principal frein des petits producteurs. Les fintechs agricoles, exploitant les données de téléphonie mobile et les historiques de transactions sur marketplace, peuvent délivrer du crédit sans les garanties traditionnelles que les banques exigent.
C'est le maillon manquant : sans financement, pas de production stable ; sans production stable, pas d'usine rentable ; l'irrigation intelligente et la mécanisation. Le Sénégal vise l'autosuffisance en riz mais reste importateur net. L'irrigation de précision, couplée à des modèles de contract farming (agriculture contractuelle) digitalisés, permet d'organiser la production à grande échelle tout en sécurisant les revenus des agriculteurs ; la logistique du froid. Les pertes post-récolte représentent un gâchis économique colossal. Des hubs de pré-refroidissement alimentés par solaire, gérés en mode coopératif ou franchise, pourraient préserver la valeur des productions maraîchères et ouvrir l'accès aux marchés urbains et exportateurs.
Pourquoi l’agro plutôt qu'un autre ?
Face aux secteurs concurrents (la tech pure, le tourisme, l'immobilier), l'agro-industrie digitale présente trois avantages décisifs : la demande est locale et inélastique. Contrairement au tourisme, qui dépend des flux internationaux, ou aux services numériques, qui concurrencent des acteurs globaux, l'alimentation est un besoin permanent. Le marché sénégalais de 18 millions de consommateurs, et la sous-région ouest-africaine, offrent une base de débouchés garantie.
L'alignement politique est total. L'État sénégalais a fait de la souveraineté alimentaire et de l'industrialisation des priorités absolues. Les agropoles bénéficient d'un accompagnement institutionnel. Un investisseur ne part pas dans le vide : il s'insère dans une stratégie nationale déjà engagée.
Alors que les IDE liés aux hydrocarbures s'effondrent avec la fin des cycles de construction, l'agro-industrie génère des rendements récurrents, moins exposés aux chocs des prix mondiaux des matières premières. C'est un actif de fond.
Le défi organisationnel
Ce n'est pas sans obstacles. Le coût de l'énergie reste élevé, les infrastructures routières sont inégales, et l'environnement des affaires piétine. Mais le digital permet justement de court-circuiter certaines de ces contraintes. La téléphonie mobile, avec une pénétration déjà élevée, devient le canal de paiement, de formation, et de coordination. Le solaire permet d'autonomiser les unités de froid et de transformation. Et les plateformes numériques réduisent la dépendance aux réseaux physiques en optimisant les flux existants.
Le véritable défi n'est pas technique. Il est organisationnel : structurer des écosystèmes où producteurs, transformateurs, financiers et distributeurs partagent les données et les risques.
Le moment est maintenant
Pour un investisseur, l'agro-industrie digitale offre une rare combinaison : un marché domestique assuré, un soutien politique fort, un impact socio-économique mesurable, et la possibilité de construire un avantage compétitif durable.
Le Sénégal a les terres. Il a les agriculteurs. Ce qu'il lui manche, c’est la volonté politique et la chaîne qui relie le champ à l'industrie, et l'industrie au consommateur. Celui qui construit cette chaîne (avec les outils du XXIe siècle), ne fera pas qu'investir. Il transformera l'économie d'un pays.
La restauration de la confiance des investisseurs (via un accord avec le FMI et une gestion transparente de la dette publique) conditionnera moins le retour des IDE pétro-gaziers, structurellement en phase descendante, que la capacité du pays à faire décoller ce second cycle avant que l'écart entre les deux ne devienne un trou d'air prolongé pour l'économie sénégalaise.
C’est ce que les chiffres du World Investment Report 2026 de la CNUCED révèlent sur la nature, et pas seulement l'ampleur du choc.
C’est la problématique de l’« Après pétrole » au Sénégal.
Malick NDAW
Autrement dit, le cycle d'investissement massif dans les projets pétroliers et gaziers (Sangomar, Greater Tortue Ahmeyim) touche ainsi à sa fin. Les infrastructures sont construites, les champs sont en production. Et les capitaux étrangers, eux, ont déjà tourné la page. La CNUCED, dans ses derniers rapports, avait mis en garde contre cette vulnérabilité structurelle.
Et si en réalité la chute inédite des investissements au Sénégal en 2025 n'était pas une mauvaise nouvelle en soi ?
C'est peut-être le signal que le pays peut entrer dans une nouvelle phase : celle de la consolidation et de la diversification. Les opportunités les plus riches ne sont plus dans l'extraction, mais dans la transformation.
Le rapport de la CNUCED, dans son analyse continentale, le résume bien : “La prochaine étape du développement de l'Afrique dépendra moins du volume brut d'investissement que de la capacité des pays à le transformer en emplois, en transfert de technologie et en diversification économique durable”.
Certes le phénomène n’est pas uniquement lié aux économies comme le Sénégal dont la croissance des IDE repose sur un ou deux grands projets extractifs. L'ampleur de la chute des IDE suggère qu'un second facteur est à l'œuvre.
Ce facteur, c'est la crise de confiance née de la déclaration malheureuse, en 2024, d'engagements de dette publique non déclarés entre 2019 et 2024, et qui a entraîné, entre autres, la suspension du programme avec le FMI et une dégradation de la perception du risque souverain du pays.
On ne peut pas établir de lien de causalité statistique direct entre cette crise et le recul des IDE (les données de la CNUCED ne le permettent pas), mais la coïncidence temporelle est frappante : c'est précisément la période où de nouveaux projets d'investissement, dans des secteurs autres que les hydrocarbures, auraient dû prendre le relais pour amortir le ralentissement mécanique du pétrole et du gaz.
Le vrai test : la diversification, pas le rebond
C'est là que le cadre d'analyse proposé par la CNUCED elle-même dans son WIR 2026, devient utile. Le rapport insiste, pour l'ensemble du continent africain, sur le fait que la performance en matière d'IDE ne doit plus se lire seulement en montants globaux, mais en nature des projets : leur répartition sectorielle, leur contribution à la montée en gamme industrielle, leur capacité à générer des emplois et des transferts de compétences au-delà de la phase de construction.
Appliqué au Sénégal, ce cadre pose une question précise : le pays parvient-il à faire émerger, à côté du pétrole et du gaz, un second moteur d'IDE suffisamment solide pour compenser la fin mécanique du cycle Sangomar-GTA ?
Plusieurs signaux, encore modestes à l'échelle des milliards perdus, vont dans ce sens : dans les phosphates et engrais, le partenariat entre les Industries chimiques du Sénégal et le groupe Indorama prévoit plusieurs dizaines de milliards de FCFA d'investissement d'ici 2028, avec une réhabilitation d'usine et une nouvelle unité de production ; dans les énergies renouvelables, une étude conjointe avec l'ONUDI a identifié huit sites de "zones d'énergie verte" combinant production renouvelable et industrie, avec des besoins de financement du secteur énergétique estimés à plus de 4 milliards de dollars d'ici 2029 ; dans les infrastructures portuaires, le développement du port de Ndayane par DP World progresse, avec des travaux de dragage achevés en avance sur le calendrier ; dans le domaine de l'eau et le dessalement, l'entreprise saoudienne ACWA Power développe une usine de dessalement à 800 millions de dollars à Dakar.
Ces projets, pris individuellement, restent d'un ordre de grandeur très inférieur aux flux pétro-gaziers de 2021-2024. La question qui reste ouverte (et que seules les données sectorielles détaillées du WIR 2026, non encore disponibles publiquement dans le détail par pays, permettront de trancher précisément), est de savoir s'ils commencent réellement à apparaître dans les statistiques d'IDE de 2025-2026, ou s'ils restent, pour l'instant, à l'état d'annonces et d'engagements non encore décaissés.
Dans ce contexte, apparaît la voie d'une transformation économique profonde, ancrée dans ce que le pays possède déjà (ses terres, ses agriculteurs, et une jeunesse connectée). Voici pourquoi l'agro-industrie digitale constitue aujourd'hui l'angle d'investissement le plus structurant, et peut-être le moins risqué, pour qui cherche à s'implanter durablement en Afrique de l'Ouest.
Une économie qui produit ce qu'elle n'arrive pas à transformer
Le paradoxe sénégalais est saisissant. Le pays est un producteur historique d'arachide, dispose de potentiel rizicole considérable, et voit son secteur horticole croître chaque année. Pourtant, il importe massivement du riz, de l'huile, et des produits agroalimentaires transformés. La chaîne de valeur agricole reste fragmentée : des millions de petits producteurs, des intermédiaires opaques, des pertes post-récolte atteignant 30 à 40 %, et une industrie de transformation sous-équipée.
Le Plan Sénégal Émergent dans un premier temps et la “Vision Sénégal 2050”, actuellement ont identifié les agropoles comme levier central de l'industrialisation. L'État tente de mobiliser activement les investisseurs privés autour de plateformes industrielles intégrées. Mais le défi ne se résume pas à construire des usines. Il s'agit de reconstruire toute la chaîne, de la graine à l'assiette (et c'est là que le digital change la donne).
Quand l'agriculture rencontre la technologie
L'agro-industrie digitale n'est pas un concept abstrait. C'est un ensemble de modèles concrets qui résolvent des problèmes concrets : la traçabilité et la mise en relation des plateformes B2B connectent directement producteurs et transformateurs, éliminant les intermédiaires qui grèvent les marges. Elles permettent de sécuriser l'approvisionnement en matière première (le nerf de la guerre pour toute agro-industrie) ; le crédit agricole par la data. L'accès au financement reste le principal frein des petits producteurs. Les fintechs agricoles, exploitant les données de téléphonie mobile et les historiques de transactions sur marketplace, peuvent délivrer du crédit sans les garanties traditionnelles que les banques exigent.
C'est le maillon manquant : sans financement, pas de production stable ; sans production stable, pas d'usine rentable ; l'irrigation intelligente et la mécanisation. Le Sénégal vise l'autosuffisance en riz mais reste importateur net. L'irrigation de précision, couplée à des modèles de contract farming (agriculture contractuelle) digitalisés, permet d'organiser la production à grande échelle tout en sécurisant les revenus des agriculteurs ; la logistique du froid. Les pertes post-récolte représentent un gâchis économique colossal. Des hubs de pré-refroidissement alimentés par solaire, gérés en mode coopératif ou franchise, pourraient préserver la valeur des productions maraîchères et ouvrir l'accès aux marchés urbains et exportateurs.
Pourquoi l’agro plutôt qu'un autre ?
Face aux secteurs concurrents (la tech pure, le tourisme, l'immobilier), l'agro-industrie digitale présente trois avantages décisifs : la demande est locale et inélastique. Contrairement au tourisme, qui dépend des flux internationaux, ou aux services numériques, qui concurrencent des acteurs globaux, l'alimentation est un besoin permanent. Le marché sénégalais de 18 millions de consommateurs, et la sous-région ouest-africaine, offrent une base de débouchés garantie.
L'alignement politique est total. L'État sénégalais a fait de la souveraineté alimentaire et de l'industrialisation des priorités absolues. Les agropoles bénéficient d'un accompagnement institutionnel. Un investisseur ne part pas dans le vide : il s'insère dans une stratégie nationale déjà engagée.
Alors que les IDE liés aux hydrocarbures s'effondrent avec la fin des cycles de construction, l'agro-industrie génère des rendements récurrents, moins exposés aux chocs des prix mondiaux des matières premières. C'est un actif de fond.
Le défi organisationnel
Ce n'est pas sans obstacles. Le coût de l'énergie reste élevé, les infrastructures routières sont inégales, et l'environnement des affaires piétine. Mais le digital permet justement de court-circuiter certaines de ces contraintes. La téléphonie mobile, avec une pénétration déjà élevée, devient le canal de paiement, de formation, et de coordination. Le solaire permet d'autonomiser les unités de froid et de transformation. Et les plateformes numériques réduisent la dépendance aux réseaux physiques en optimisant les flux existants.
Le véritable défi n'est pas technique. Il est organisationnel : structurer des écosystèmes où producteurs, transformateurs, financiers et distributeurs partagent les données et les risques.
Le moment est maintenant
Pour un investisseur, l'agro-industrie digitale offre une rare combinaison : un marché domestique assuré, un soutien politique fort, un impact socio-économique mesurable, et la possibilité de construire un avantage compétitif durable.
Le Sénégal a les terres. Il a les agriculteurs. Ce qu'il lui manche, c’est la volonté politique et la chaîne qui relie le champ à l'industrie, et l'industrie au consommateur. Celui qui construit cette chaîne (avec les outils du XXIe siècle), ne fera pas qu'investir. Il transformera l'économie d'un pays.
La restauration de la confiance des investisseurs (via un accord avec le FMI et une gestion transparente de la dette publique) conditionnera moins le retour des IDE pétro-gaziers, structurellement en phase descendante, que la capacité du pays à faire décoller ce second cycle avant que l'écart entre les deux ne devienne un trou d'air prolongé pour l'économie sénégalaise.
C’est ce que les chiffres du World Investment Report 2026 de la CNUCED révèlent sur la nature, et pas seulement l'ampleur du choc.
C’est la problématique de l’« Après pétrole » au Sénégal.
Malick NDAW

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