Accélération de la création des institutions financières africaines : La Commission de l’UA travaille à la nomination d’un envoyé spécial

Mercredi 13 Mars 2019

La Commission de l’Union africaine veut une accélération du processus de création des institutions financières africaines. C’est pourquoi, elle a décidé de nommer un envoyé spécial.


De gauche à droite, Professeur Victor Harrison, Commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union Africaine et Monsieur Norbert TOE Vice-gouverneur de la BCEAO
De gauche à droite, Professeur Victor Harrison, Commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union Africaine et Monsieur Norbert TOE Vice-gouverneur de la BCEAO
La révélation a été faite par le Professeur Victor Harrison, Commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union Africaine à l’ouverture de la réunion ordinaire de l’Association  des Banques Centrales Africaines(ABCA) tenue ce jour à Dakar, au Sénégal.

Dans son discours, il a informé les membres du Bureau de l’Abca que la commission de l’Union Africaine à travers son département des affaires économiques a organisé la troisième session du Comité technique spécialisé (CTS) de l’Union africaine sur les finances, les questions monétaires, la planification économique et d’intégration les 7 et 8 mars dernier à Yaoundé au Cameroun.

Selon lui, à l’issue dudit CTS, des recommandations ont été entre autre formulées par le comité après qu’il ait pris acte du rapport sur l’affinement des critères de convergence et  le calendrier de la création de la banque centrale africaine. M. Harisson renseigne que la commission travaille également à la nomination d’un envoyé spécial chargé de suivre et accélérer le processus de ratification des institutions financières panafricaines. Il souligne qu’au cours des dernières années l’environnement économique et financier  a évolué rapidement, pour ne pas dire profondément bouleversé au plan international.

 «La création de ces institutions panafricaines  visant à renforcer la stabilité  macroéconomique et à contribuer aux financements du développement et d’autant plus nécessaire que l’économie mondiale et de plus en plus marquée par l’incertitude dû entre autres à la monté du protectionnalisme et du nationalisme économique  avec les nouvelles orientations politiques dans certains pays, à  l’émergence de nouveaux enjeux géopolitique, aux crises financières aux risques élevés de surendettement et la forte volatilité de la croissance et des prix de produits de bases », a dit le commissaire de l’UA.

Il a également informé le Bureau de l’Abca qu’une délégation de la commission de l’Union africaine se rendra à Abuja au Nigéria le mois prochain, pour discuter avec la Banque centrale du Nigéria des questions liées à l’opérationnalisation de  l’institut monétaire africain de l’Union africaine. «Etant admis que depuis l’adoption des instruments juridiques du fonds monétaire africain, de la banque africaine d’investissement, le nombre de signatures de ratification reste faible pour que ses instruments puissent entrer en vigueur », a relevé le Professeur Victor Harrison.

Aussi, poursuit-il,  la commission de l’Union africaine a créé et soumis un questionnaire aux états membres à Yaoundé lors du CTS pour connaitre des facteurs explicatifs des taux relativement faibles, de signatures et de ratifications.
Ismaila BA
La rédaction
Actu-Economie


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