Cette décision intervient au terme d’une procédure disciplinaire engagée à l’encontre de LOCAFRIQUE. Elle sanctionne une situation jugée incompatible avec les exigences réglementaires et prudentielles applicables aux établissements financiers de l’Union monétaire ouest-africaine.
Une série de manquements réglementaires
Pour justifier le retrait de l’agrément, la Commission bancaire met notamment en avant la non-production du plan de redressement qui avait été exigé de l’établissement.
Cette situation s’accompagne, selon l’autorité de supervision, d’une infraction généralisée à la réglementation prudentielle. L’institution fait également face à une activité de crédit devenue « quasi inexistante », réduisant considérablement ses perspectives de redressement.
La Commission bancaire relève ainsi l’absence de perspective viable à court et moyen termes pour permettre à LOCAFRIQUE de retrouver une situation financière saine.
A ces difficultés s’ajoute un autre manquement important : l’établissement n’a pas transmis régulièrement et dans les délais les reportings réglementaires depuis l’exercice 2024.
Une situation financière fortement dégradée
La décision du régulateur est également motivée par la situation financière de l’établissement. LOCAFRIQUE se trouvait en cessation de paiement et affichait un actif net déficitaire à fin décembre 2024.
Ces éléments témoignent d’une dégradation profonde de la situation financière de l’institution, qui n’a manifestement pas été en mesure de satisfaire aux exigences nécessaires à la poursuite de ses activités.
Le retrait d’agrément apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un processus de surveillance et de mesures correctives qui n’ont pas permis de rétablir durablement la situation de l’établissement.
LOCAFRIQUE mise en liquidation
La conséquence immédiate de la décision de la Commission bancaire est la mise en liquidation de LOCAFRIQUE.
L’établissement est par ailleurs radié de la liste des établissements agréés, mettant officiellement fin à son statut d’établissement financier autorisé à exercer dans le périmètre réglementaire de l’UMOA.
Cette décision illustre la fermeté du dispositif de supervision bancaire de l’Union face aux établissements qui ne respectent plus les normes prudentielles ou dont la situation financière ne permet plus d’envisager une poursuite viable des activités.
Un signal pour le secteur financier
Au-delà du cas de LOCAFRIQUE, la décision de la Commission bancaire rappelle l’importance du respect des obligations prudentielles, de la production des documents réglementaires et de la mise en œuvre effective des plans de redressement lorsqu’ils sont exigés par le superviseur.
Dans un secteur financier appelé à accompagner davantage le financement des économies de l’UEMOA, notamment à travers le crédit-bail et le financement des entreprises, la solidité financière des établissements demeure un enjeu majeur.
Le retrait de l’agrément de LOCAFRIQUE constitue ainsi un signal de vigilance adressé aux acteurs du secteur financier régional : la persistance des manquements réglementaires, l’insuffisance de l’activité et l’absence de perspectives crédibles de redressement peuvent conduire à la sortie définitive du marché.
Bassirou MBAYE
Une série de manquements réglementaires
Pour justifier le retrait de l’agrément, la Commission bancaire met notamment en avant la non-production du plan de redressement qui avait été exigé de l’établissement.
Cette situation s’accompagne, selon l’autorité de supervision, d’une infraction généralisée à la réglementation prudentielle. L’institution fait également face à une activité de crédit devenue « quasi inexistante », réduisant considérablement ses perspectives de redressement.
La Commission bancaire relève ainsi l’absence de perspective viable à court et moyen termes pour permettre à LOCAFRIQUE de retrouver une situation financière saine.
A ces difficultés s’ajoute un autre manquement important : l’établissement n’a pas transmis régulièrement et dans les délais les reportings réglementaires depuis l’exercice 2024.
Une situation financière fortement dégradée
La décision du régulateur est également motivée par la situation financière de l’établissement. LOCAFRIQUE se trouvait en cessation de paiement et affichait un actif net déficitaire à fin décembre 2024.
Ces éléments témoignent d’une dégradation profonde de la situation financière de l’institution, qui n’a manifestement pas été en mesure de satisfaire aux exigences nécessaires à la poursuite de ses activités.
Le retrait d’agrément apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un processus de surveillance et de mesures correctives qui n’ont pas permis de rétablir durablement la situation de l’établissement.
LOCAFRIQUE mise en liquidation
La conséquence immédiate de la décision de la Commission bancaire est la mise en liquidation de LOCAFRIQUE.
L’établissement est par ailleurs radié de la liste des établissements agréés, mettant officiellement fin à son statut d’établissement financier autorisé à exercer dans le périmètre réglementaire de l’UMOA.
Cette décision illustre la fermeté du dispositif de supervision bancaire de l’Union face aux établissements qui ne respectent plus les normes prudentielles ou dont la situation financière ne permet plus d’envisager une poursuite viable des activités.
Un signal pour le secteur financier
Au-delà du cas de LOCAFRIQUE, la décision de la Commission bancaire rappelle l’importance du respect des obligations prudentielles, de la production des documents réglementaires et de la mise en œuvre effective des plans de redressement lorsqu’ils sont exigés par le superviseur.
Dans un secteur financier appelé à accompagner davantage le financement des économies de l’UEMOA, notamment à travers le crédit-bail et le financement des entreprises, la solidité financière des établissements demeure un enjeu majeur.
Le retrait de l’agrément de LOCAFRIQUE constitue ainsi un signal de vigilance adressé aux acteurs du secteur financier régional : la persistance des manquements réglementaires, l’insuffisance de l’activité et l’absence de perspectives crédibles de redressement peuvent conduire à la sortie définitive du marché.
Bassirou MBAYE

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