Le Produit intérieur brut (Pib) réel, corrigé des variations saisonnières (Cvs), affiche une hausse de 0,8 % par rapport au deuxième trimestre, soutenue principalement par les performances du secteur secondaire et, dans une moindre mesure, du secteur primaire.
Cette progression repose essentiellement sur l’augmentation de la valeur ajoutée du secteur secondaire, qui s’est améliorée de 3,0 % sur la période sous revue. La dynamique industrielle est notamment tirée par la fabrication de produits chimiques de base (+25,0 %), le raffinage du pétrole et la cokéfaction (+7,1 %), les activités extractives (+4,2 %), l’industrie agroalimentaire (+3,4 %) ainsi que le ciment et les matériaux de construction (+3,3 %). Toutefois, la croissance du secteur est partiellement atténuée par le recul des activités de construction (-0,3 %).
Le secteur primaire contribue également à la croissance, avec une hausse de 0,1 % de sa valeur ajoutée réelle. Cette évolution est portée par la pêche, dont l’activité bondit de 16,3 %, ainsi que par l’élevage (+0,5 %) et la sylviculture (+0,2 %). En revanche, la baisse des activités agricoles (-1,2 %) limite l’ampleur de cette progression.
À l’inverse, le secteur tertiaire affiche une contreperformance, avec une contraction de 0,1 % de sa valeur ajoutée. Ce repli est principalement imputable à la baisse des activités de transport (-10,7 %), des services de santé (-5,6 %) et de l’information et communication (-1,5 %). Toutefois, certaines branches atténuent cette tendance, notamment le commerce (+2,3 %), les activités artistiques, culturelles et sportives (+1,5 %) ainsi que l’hébergement et la restauration (+1,3 %).
Repli des échanges extérieurs
Du côté de la demande, les échanges extérieurs se contractent sur la période. Les exportations et les importations de biens et services en volume reculent respectivement de 8,0 % et 6,9 % par rapport au trimestre précédent. En revanche, la demande intérieure montre des signes de raffermissement, avec une progression de la formation brute de capital fixe (+1,5 %) et de la consommation finale globale (+1,6 %).
Hors hydrocarbures, le Pib réel progresse de 0,5 %, tandis que le Pib hors hydrocarbures et agriculture enregistre une hausse de 0,6 %, traduisant une certaine résilience de l’économie non extractive.
Au total, le Pib nominal s’établit à 4 963,1 milliards de francs Cfa au troisième trimestre de 2025, confirmant une croissance économique portée par l’industrie, mais encore freinée par la faiblesse du secteur tertiaire et le repli des échanges extérieurs.
Bassirou MBAYE
Cette progression repose essentiellement sur l’augmentation de la valeur ajoutée du secteur secondaire, qui s’est améliorée de 3,0 % sur la période sous revue. La dynamique industrielle est notamment tirée par la fabrication de produits chimiques de base (+25,0 %), le raffinage du pétrole et la cokéfaction (+7,1 %), les activités extractives (+4,2 %), l’industrie agroalimentaire (+3,4 %) ainsi que le ciment et les matériaux de construction (+3,3 %). Toutefois, la croissance du secteur est partiellement atténuée par le recul des activités de construction (-0,3 %).
Le secteur primaire contribue également à la croissance, avec une hausse de 0,1 % de sa valeur ajoutée réelle. Cette évolution est portée par la pêche, dont l’activité bondit de 16,3 %, ainsi que par l’élevage (+0,5 %) et la sylviculture (+0,2 %). En revanche, la baisse des activités agricoles (-1,2 %) limite l’ampleur de cette progression.
À l’inverse, le secteur tertiaire affiche une contreperformance, avec une contraction de 0,1 % de sa valeur ajoutée. Ce repli est principalement imputable à la baisse des activités de transport (-10,7 %), des services de santé (-5,6 %) et de l’information et communication (-1,5 %). Toutefois, certaines branches atténuent cette tendance, notamment le commerce (+2,3 %), les activités artistiques, culturelles et sportives (+1,5 %) ainsi que l’hébergement et la restauration (+1,3 %).
Repli des échanges extérieurs
Du côté de la demande, les échanges extérieurs se contractent sur la période. Les exportations et les importations de biens et services en volume reculent respectivement de 8,0 % et 6,9 % par rapport au trimestre précédent. En revanche, la demande intérieure montre des signes de raffermissement, avec une progression de la formation brute de capital fixe (+1,5 %) et de la consommation finale globale (+1,6 %).
Hors hydrocarbures, le Pib réel progresse de 0,5 %, tandis que le Pib hors hydrocarbures et agriculture enregistre une hausse de 0,6 %, traduisant une certaine résilience de l’économie non extractive.
Au total, le Pib nominal s’établit à 4 963,1 milliards de francs Cfa au troisième trimestre de 2025, confirmant une croissance économique portée par l’industrie, mais encore freinée par la faiblesse du secteur tertiaire et le repli des échanges extérieurs.
Bassirou MBAYE


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