Les données du premier trimestre 2026 publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) montrent que 54,4% de la population occupée est composée de travailleurs indépendants, une catégorie qui regroupe les travailleurs pour compte propre et les employeurs. Les salariés représentent 39,9% des personnes en emploi, tandis que les travailleurs familiaux contribuent à hauteur de 4,5%.
Cette répartition met en évidence la prépondérance des activités indépendantes, souvent concentrées dans le commerce, les services de proximité, l'agriculture et les activités du secteur informel, qui continuent d'absorber une part importante de la main-d'œuvre.
Les femmes dominent
L'analyse selon le sexe révèle des différences marquées dans les formes d'insertion professionnelle. Les femmes sont nettement plus nombreuses à exercer une activité indépendante : 62,8% des femmes occupées travaillent à leur propre compte ou en tant qu'employeuses, contre 46,7% des hommes.
A l'inverse, les hommes bénéficient davantage d'un emploi salarié. Leur proportion de salariés atteint 44,4%, soit près d'une fois et demie celle observée chez les femmes (32,7%). Cet écart illustre les difficultés persistantes des femmes à accéder aux emplois salariés, généralement associés à une plus grande stabilité des revenus et à une meilleure protection sociale.
Les travailleurs familiaux restent, quant à eux, minoritaires dans l'ensemble de la population occupée. Ils représentent 4,5% des actifs en emploi, avec une présence légèrement plus importante chez les hommes (5,2%) que chez les femmes (3,3%).
Ces résultats confirment que le marché du travail sénégalais demeure caractérisé par une forte prédominance du travail indépendant, tandis que l'emploi salarié, bien qu'en progression ces dernières années, reste minoritaire.
Ils mettent également en lumière des disparités de genre persistantes, qui soulignent la nécessité de renforcer les politiques favorisant l'accès des femmes à des emplois formels, stables et mieux rémunérés.
Bassirou MBAYE
Cette répartition met en évidence la prépondérance des activités indépendantes, souvent concentrées dans le commerce, les services de proximité, l'agriculture et les activités du secteur informel, qui continuent d'absorber une part importante de la main-d'œuvre.
Les femmes dominent
L'analyse selon le sexe révèle des différences marquées dans les formes d'insertion professionnelle. Les femmes sont nettement plus nombreuses à exercer une activité indépendante : 62,8% des femmes occupées travaillent à leur propre compte ou en tant qu'employeuses, contre 46,7% des hommes.
A l'inverse, les hommes bénéficient davantage d'un emploi salarié. Leur proportion de salariés atteint 44,4%, soit près d'une fois et demie celle observée chez les femmes (32,7%). Cet écart illustre les difficultés persistantes des femmes à accéder aux emplois salariés, généralement associés à une plus grande stabilité des revenus et à une meilleure protection sociale.
Les travailleurs familiaux restent, quant à eux, minoritaires dans l'ensemble de la population occupée. Ils représentent 4,5% des actifs en emploi, avec une présence légèrement plus importante chez les hommes (5,2%) que chez les femmes (3,3%).
Ces résultats confirment que le marché du travail sénégalais demeure caractérisé par une forte prédominance du travail indépendant, tandis que l'emploi salarié, bien qu'en progression ces dernières années, reste minoritaire.
Ils mettent également en lumière des disparités de genre persistantes, qui soulignent la nécessité de renforcer les politiques favorisant l'accès des femmes à des emplois formels, stables et mieux rémunérés.
Bassirou MBAYE

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