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Remises migratoires : Un montant de 630 milliards de dollars prévu en 2022

Lundi 16 Mai 2022

Les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et intermédiaire devraient augmenter de 4,2 % et s'élever à 630 milliards de dollars cette année. Cette hausse fait suite à une reprise presque record de 8,6 % en 2021, selon la dernière note d'information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement publiée le 11 mai dernier.


On s'attend en 2022 à un boom de plus de 20 % des envois de fonds vers l'Ukraine, principal pays bénéficiaire des remises migratoires en Europe et Asie centrale. Toutefois, les transferts d'argent des migrants vers de nombreux pays d'Asie centrale, dont la principale source est la Russie, vont probablement chuter de manière spectaculaire. Ces baisses, combinées à la hausse des prix des denrées alimentaires, des engrais et du pétrole, sont susceptibles d'accroître les risques d'insécurité alimentaire et d'exacerber la pauvreté dans bon nombre de ces pays.

« L'invasion de l'Ukraine par la Russie a déclenché des crises à grande échelle sur le plan humanitaire et migratoire, avec l'afflux de réfugiés notamment, et elle engendre des risques supplémentaires pour une économie mondiale qui doit encore faire face à l'impact de la pandémie de Covid-19, souligne Michal Rutkowski, directeur mondial du pôle Protection sociale et emploi de la Banque mondiale.  Il a ajouté que renforcer les programmes de protection sociale pour protéger les plus vulnérables, notamment les Ukrainiens et les familles d'Asie centrale, ainsi que les personnes touchées par l'impact économique de la guerre, constitue une priorité essentielle afin de prémunir les populations contre la menace de l'insécurité alimentaire et de la montée de la pauvreté. 

En 2021, les remises migratoires ont considérablement augmenté en Amérique latine et Caraïbes (25,3 %), en Afrique subsaharienne (14,1 %), en Europe et Asie centrale (7,87 %), au Moyen-Orient et Afrique du Nord (7,6 %) et en Asie du Sud (6,9 %). En Asie de l'Est et Pacifique, les envois de fonds ont en revanche diminué de 3,3 %, mais si l'on exclut la Chine, la région enregistre une hausse de 2,5 %. À l'exclusion de la Chine, les remises migratoires représentent la plus grande source de financement extérieur pour les pays à revenu faible et intermédiaire depuis 2015 », révèle la Banque mondiale.

Les cinq principaux pays bénéficiaires des envois de fonds en 2021 étaient l’Inde, le Mexique (qui a supplanté la Chine), la Chine, les Philippines et l'Égypte. Parmi les pays où le volume des remises migratoires en pourcentage du Pib est très élevé figurent le Liban (54 %), les Tonga (44 %),  le Tadjikistan (34 %), la République kirghize (33 %) et le Samoa (32 %).

« D'une part, la crise ukrainienne a détourné l'attention politique mondiale d'autres régions en développement et des questions de migration économique. D'autre part, elle a renforcé les arguments en faveur du soutien aux populations d'accueil qui connaissent un afflux massif de migrants », affirme Dilip Ratha, auteur principal de la note et directeur du Partenariat mondial pour le savoir sur le développement et les migrations (Knomad).

 «Alors que la communauté internationale se prépare à se réunir au Forum d'examen des migrations internationales, la création d'un mécanisme de financement concessionnel pour les migrations destinés à soutenir les communautés de destination devrait être sérieusement envisagée. Ce mécanisme pourrait également fournir un appui financier aux communautés d'origine qui connaissent une migration de retour liée à la crise de la Covid-19 », ajoute M. Ratha.
Adou FAYE
Actu-Economie


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