Parmi les participants figurait le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Jean-Claude Kassi Brou, venu porter la voix de l’Union monétaire ouest-africaine dans ce débat de haut niveau tenu en Côte d’Ivoire.
Placée sous le thème « Construire une architecture financière africaine plus solide et plus intégrée », la rencontre a permis de dresser un constat largement partagé : malgré des besoins de financement importants, l’Afrique dispose de ressources internes significatives, encore insuffisamment mobilisées. En cause, selon les participants, un déficit de coordination entre les institutions financières du continent.
Les échanges ont ainsi mis en avant la nécessité de mieux articuler les actions des banques centrales africaines afin de créer des synergies durables. L’initiative de la Nafa ambitionne, à cet effet, la mise en place d’une plateforme panafricaine de coordination financière, capable d’harmoniser les normes techniques et réglementaires et d’améliorer l’efficience des mécanismes de mobilisation des ressources.
Au-delà des aspects techniques, les discussions ont également porté sur la dimension institutionnelle. Les gouverneurs ont souligné l’importance de renforcer la coopération entre autorités monétaires et de parler d’une voix plus unie au sein des instances financières internationales, afin de mieux défendre les intérêts du continent.
En clôture des travaux, les participants ont partagé avec le président de la Bad leur vision des conditions de réussite de la Nafa. Ils ont insisté sur le rôle clé des banques centrales dans la préservation de la stabilité monétaire et financière, la supervision bancaire, la modernisation et l’interconnexion des systèmes de paiement, le développement des marchés financiers, ainsi que sur l’impératif d’un partage accru de l’information.
Cette rencontre d’Abidjan marque ainsi une étape importante dans la réflexion collective visant à doter l’Afrique d’outils financiers plus intégrés, mieux coordonnés et à la hauteur de ses ambitions de développement.
Bassirou MBAYE
Placée sous le thème « Construire une architecture financière africaine plus solide et plus intégrée », la rencontre a permis de dresser un constat largement partagé : malgré des besoins de financement importants, l’Afrique dispose de ressources internes significatives, encore insuffisamment mobilisées. En cause, selon les participants, un déficit de coordination entre les institutions financières du continent.
Les échanges ont ainsi mis en avant la nécessité de mieux articuler les actions des banques centrales africaines afin de créer des synergies durables. L’initiative de la Nafa ambitionne, à cet effet, la mise en place d’une plateforme panafricaine de coordination financière, capable d’harmoniser les normes techniques et réglementaires et d’améliorer l’efficience des mécanismes de mobilisation des ressources.
Au-delà des aspects techniques, les discussions ont également porté sur la dimension institutionnelle. Les gouverneurs ont souligné l’importance de renforcer la coopération entre autorités monétaires et de parler d’une voix plus unie au sein des instances financières internationales, afin de mieux défendre les intérêts du continent.
En clôture des travaux, les participants ont partagé avec le président de la Bad leur vision des conditions de réussite de la Nafa. Ils ont insisté sur le rôle clé des banques centrales dans la préservation de la stabilité monétaire et financière, la supervision bancaire, la modernisation et l’interconnexion des systèmes de paiement, le développement des marchés financiers, ainsi que sur l’impératif d’un partage accru de l’information.
Cette rencontre d’Abidjan marque ainsi une étape importante dans la réflexion collective visant à doter l’Afrique d’outils financiers plus intégrés, mieux coordonnés et à la hauteur de ses ambitions de développement.
Bassirou MBAYE


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