Etude sur la dépollution de la baie de Hann: Un ouvrage pour dépolluer la Baie de Hann comme alternative

Mardi 16 Juillet 2013

La restitution de l’étude tarifaire du projet de dépollution de la Baie de Hann a fait l’objet d’un atelier ce 16 juillet. Il s’agit dans ce projet de dépolluer la Baie de Hann de construire un ouvrage avec un intercepteur et 8 stations de relevage de la cité ISRA à Petit Mbao.


Etude sur la dépollution de la baie de Hann:  Un ouvrage pour dépolluer  la Baie de Hann comme alternative
La biodiversité animale et végétale, source de notre économie, qui devrait s’épanouir dans la baie de Hann « est étouffée, anéantie, détruite par une pollution toujours croissante », a soutenu Mariline Diarra directrice de l’Environnement et des Etablissements Classés (EEC). Selon elle, la baie de Hann est devenue, en quelques décennies, « un cloaque recevant toutes sortes de déchets liquides et solides, où prolifèrent des millions de bactéries vecteurs de maladies ». A cela s’ajoute des substances chimiques telles que, des acides, de l’azote et du phosphore qui sont des facteurs limitant, lorsqu’ils sont en trop grande quantité ». C’est pourquoi, « cet atelier de partage sur la redevance pollution industrielle est si important » affirme-t-elle.  L’adhésion par le secteur privé du processus de mise en place devrait nous permettre, « d’établir des bases saines pour fixer ces contributions, afin d’asseoir un système d’assainissement favorable au développement durable des ressources de la baie pour le bien-être de l’ensemble de la population », indique la directrice de l’EEC. Pour elle, le développement économique de Hann, auquel contribuent les industriels, ne peut être viable à long terme que « si l’on prend en considération les mesures environnementales adéquates,  en même temps que les aspects techniques, financiers, juridiques et institutionnels ».
Dans son intervention, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement,  Oumar Gueye soutient que « nous sommes à une phase d’étudier avec les industriels la redevance et l’étude tarifaire ». Ainsi, le projet de dépollution de la baie de hann englobe 8 stations de relevage, une station de traitement des eaux usées à Petit Mbao et un émissaire de 3 km en mer. D’un montant de 33 milliards de FCFA, Oumar Gueye soutient que l’Office National d’Assainissement du Sénégal (ONAS), chargé de l’exploitation du projet, « aura besoin  de ressources pour maintenir l’ouvrage et assurer sa pérennité ».
Par ailleurs, s’agissant des populations  de Fass Mbao qui refusent l’implantation de la station, Oumar Gueye soutient qu’il « faudrait que ces habitants sachent que  ce projet est la seule chance que nous avons pour dépolluer la baie de Hann ». Il poursuit pour signaler que « la station de traitement des eaux usées à Mbao ne contribuera pas à sa pollution,  mais plus tôt à dépolluer toute cette baie de 15 km de long, depuis le Port Autonome de Dakar (PAD) jusqu’à Petit Mbao». Il précise que « des études ont montré que ce projet de dépollution n’a aucun impact sur les populations ». « La station va traiter les eaux prétraitées par les industriels, avant de les jeter en mer », renseigne le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement. C’est pour cela d’ailleurs que « nous voulons que les industriels  installent des systèmes de prétraitements » a-t-il fait savoir. Il y a « un fonds de 8 milliards à la SGBS  qui est destiné à accompagner les industriels », révèle Oumar Gueye. « Les industriels n’ont qu’à se présenter au niveau de ce fond pour obtenir un prêt et s’occuper de ce système de prétraitement » exige-t-il des industriels. Ainsi, les conclusions de cette rencontre permettront de définir les ressources nécessaires qui seront mises à la disposition de l’ONAS pour l’entretien et l’exploitation de ces ouvrages, qui vont participer à la dépollution de la baie de Hann.
Amy Diallo
 
Actu-Economie


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