Commercialisation de l’oignon: Gel des importations en octobre

Vendredi 10 Mai 2013

Les producteurs sénégalais d’oignon ont toujours réclamé un gel des importations, pour permettre une commercialisation conséquente de la production locale. L’annonce faite par Alioune Sarre d’anticiper l’arrêt des importations, devrait donner une autre allure à l’écoulement de la production nationale.


Commercialisation de l’oignon: Gel des importations en octobre
« Une mesure d'interdiction des importations d'oignon sera prise au mois d’octobre prochain pour donner aux commerçants le temps d’écouler leur production. D’habitude on attendait février pour le faire », a annoncé, Alioune Sarr, ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel,  lors d'une rencontre avec les membres de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Saint-Louis au terme de sa visite dans la vallée.
L’effectivité de cette décision a comme objectif principal, d'augmenter les chances des producteurs dans la commercialisation de leur production, tout en les protégeant de la concurrence de l'oignon importé. Et le ministre du Commerce poursuit , pour faire une déclaration de taille, « désormais, la durée des autorisations d’importation d'oignon ne dépassera pas plus de deux mois ». Il s’est désolé  de voir des commerçants détenteurs d'une autorisation d'importation, d’attendre souvent la veille de la levée du gel des importations pour inonder le marché avec de l’oignon.  Alioune Sarr de révéler que  le gouvernement a noué des contacts  avec la Mauritanie et la Guinée. «  Ces deux pays sont prêts à acheter chaque mois, au Sénégal 6.000 tonnes d'oignon pour le premier pays, et 9.000  pour le second. Toutefois,  il pense que les producteurs d'oignon doivent être capables de transformer une partie de leur production en bouillon. « Cela va éviter que les bouillons sénégalais continuent à être fabriqués avec de la poudre d'oignon importé » dira t-il. Alioune Sarr a déploré aussi le fait que la patate douce exportée en Mauritanie par des producteurs sénégalais soit transformée en biscuits dans ce pays puis réexportée vers le Sénégal. « Pour éviter cette situation, les producteurs et les hommes d'affaires sénégalais doivent s'atteler à la transformation des produits locaux », a-t-il dit.
Adama Sall
La redaction
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