Clôture de la Conférence économique africaine : La Bad, le Pnud et l’Ocde prennent un engagement fort en faveur de l’Afrique

Lundi 13 Juillet 2026

L’édition 2026 de la Conférence économique africaine ouverte le 10 juillet dernier a été clôturée le 12 juillet au siège du Groupe de la Banque africaine de développement à Abidjan. Le thème de cette édition portait sur « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire ».


 Un événement organisé conjointement par le Groupe de la Banque, le Pnud et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). A cette occasion, un engagement fort a été pris en faveur de l’Afrique. 
 
« Les tempêtes économiques mondiales vont continuer à tester les institutions africaines mais elles ne pourront jamais éroder la richesse fondamentale et la résilience des populations africaines. Avec le partenariat robuste entre nos institutions, continuons de combiner nos efforts, d’évoluer ensemble dans l’urgence, dans la clarté et la détermination en vue de construire l’Afrique résiliente et prospère que nous méritons, car c’est de cette Afrique que le monde a besoin »a plaidé dimanche à Abidjan, Raymond Gilpin.
 
 Économiste en chef et responsable de l'équipe de stratégie, de recherche et d'analyse, bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), M. Gilpin s’exprimait à la clôture de la cérémonie. 
 
Selon un communiqué de presse, trois jours durant, des économistes de premier plan, des chercheurs, des responsables politiques ainsi que des experts issus d’institutions régionales et internationales de développement ont débattu avec franchise, confronté les points de vue et formulé des recommandations concrètes pour l’avenir du continent. 
 
Soulignant ces conclusions qui devront désormais influencer les recherches et les partenariats sur le continent, Ida Mc Donnell, conseillère principale sur la politique, la finance et la performance des politiques de développement à l'Ocde a déclaré : « Nos cadres d’analyses doivent maintenant s’adapter à la réalité et à l’incertitude dans laquelle nous vivons.
 
 Le commerce, la dette, l’investissement, les politiques budgétaires, le climat et le financement du développement sont de plus en plus interdépendants. Et pourtant très souvent nous les analysons séparément.
 
La complexité des enjeux politiques actuels requiert une analyse plus intégrée qui reflète les choix auxquels les décideurs sont réellement confrontés. Aussi, les données sont importantes et on en est tous convaincus. Et cela encore plus quand cela est partagé pour prendre les meilleures décisions ». 
 
Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, représentant le président, Dr Sidi Ould Tah a procédé à la clôture officielle de la rencontre. Elle a salué les échanges riches et fructueux entre les participants, partageant des idées et des réflexions précieuses sur les défis, les opportunités, les actions politiques nécessaires pour renforcer la capacité d’actions géopolitiques de l’Afrique ainsi que sa résilience commerciale dans un monde de plus en plus multipolaire et une économie mondiale rapide mutation. 
 
« Je suis convaincu que les décideurs politiques et les partenaires au développement se baseront sur ces échanges pour orienter leurs actions. Les discussions que nous avons eues nous donnent des bases essentielles pour les politiques et les partenariats nécessaires visant à renforcer les capacités d’action géopolitique ainsi que la résilience commerciale de l’Afrique », a indiqué Mme Akin Olugbade. Pour Ahunna Eziakonwa, sous-secrétaire générale, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du Pnud, la Conférence prendre fin certes, mais la dynamique doit se poursuivre.
 
« L’impact durable de ces derniers jours dépendra de nos prochaines actions : lever les obstacles au commerce, investir dans l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique, renforcer les chaînes de valeur régionales et préparer notre jeunesse à faire face à la concurrence dans une économie mondiale en mutation.

Dans un monde multipolaire, le principal levier de l’Afrique ne résidera pas dans le choix d’un camp, mais dans le renforcement de sa propre puissance économique », a conclu Mme Eziakonwa.
 
Adou Faye
Actu-Economie

La rédaction

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