Autoroute Abidjan-Lagos Le groupe de la Bad et ses partenaires en mission de terrain dans les 5 pays membres du corridor

Mardi 28 Avril 2026

Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a conclu une mission conjointe multinationale avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) afin de mobiliser des financements pour l'autoroute Abidjan-Lagos, un projet d'infrastructure régional phare reliant la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria.


Autoroute Abidjan-Lagos  Le groupe de la Bad et ses partenaires en mission de terrain dans les 5 pays membres du corridor
Selon un communiqué de presse, cette mission, qui s'est déroulée du 9 au 24 avril, s'inscrit dans le cadre des efforts déployés pour obtenir des engagements financiers pour la construction, l'exploitation et l'entretien de cette autoroute de 1 028 km, largement considérée comme un projet transformateur pour l'intégration régionale et le commerce. 

Conduite par Mike Salawou, directeur du département infrastructures et développement urbain du Groupe de la Banque africaine de développement, la délégation comprenait Chris Appiah, directeur des transports de la Cedeao ; des représentants de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao ; de la Banque ouest-africaine de développement ; et des acteurs du secteur privé, dont Ecobank.

Au cours de cette mission, renseigne la même source, la délégation a rencontré des ministres membres du Comité de pilotage du projet, notamment Yacouba Sié Hien, ministre ivoirien des Infrastructures et de l'Entretien routier ; Kwame Governs Agbodza, ministre ghanéen des Routes et Autoroutes ; Sani Yaya, ministre délégué togolais aux Travaux publics et aux Infrastructures ; et David Umahi, ministre nigérian des Travaux publics, qui préside également le Comité de pilotage. Des discussions ont également eu lieu avec de hauts fonctionnaires des ministères des Finances des cinq pays, ainsi qu'avec des représentants d'institutions financières nationales et régionales.

Les consultations techniques ont porté sur la conception du corridor routier et les mesures visant à atténuer les impacts environnementaux et sociaux.

Au cours des réunions, Salawou a souligné l’alignement du projet avec les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque.

Chris Appiah, pour sa part, a souligné l'urgence d'obtenir un financement adéquat, notamment un soutien pour combler le déficit de financement et couvrir les coûts d'acquisition des terrains, prévenant que des retards pourraient compromettre le potentiel transformateur du projet.

Le corridor Abidjan-Lagos, explique-t-on,  devrait devenir un pôle économique et industriel majeur en Afrique de l'Ouest, facilitant le commerce et la connectivité le long de l'un des axes de transport les plus fréquentés du continent. Il est également considéré comme un élément clé de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Selon la même source, le Groupe de la Banque africaine de développement, chef de file du projet, a déjà fourni 25 millions de dollars d'assistance technique pour sa phase préparatoire. Les études de faisabilité étant achevées, le projet entre dans sa phase d'investissement, ouvrant la voie à la construction d'une autoroute transnationale à six voies.

Aux termes du traité relatif au corridor signé par les cinq pays participants, l'autoroute sera construite et exploitée comme un seul et même ouvrage. Un organisme supranational, l'Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos, a été créé pour superviser la conception, la construction et l'exploitation du corridor, ce qui constitue une étape importante vers la création d'un corridor économique continu et sans frontières en Afrique de l'Ouest.
 
Adou FAYE
Actu-Economie

La rédaction

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