Africa Financial Summit : La Brvm est l’une des expériences d’intégration financière les plus abouties du continent.

Samedi 7 Novembre 2026

Le Directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) à l’occasion de l’Africa Financial Summit (Afis), à Luanda,a pris part à un échange sur l’intégration des marchés financiers africains et les investissements transfrontaliers. Il a affirmé que la Brvm est l’une des expériences d’intégration financière les plus abouties du continent.


Selon Edok Kossi Amenounvé dans une publication sur le réseau social LinkedIn, une question était au cœur des échanges : comment permettre à un investisseur africain d’investir plus facilement dans une entreprise cotée dans un autre pays du continent ?

La Brvm, a expliqué le dirigeant, est l’une des expériences d’intégration financière les plus abouties du continent. Elle réunit les huit pays de l’Uemoa au sein d’un marché commun, rendu possible par une monnaie unique, une banque centrale commune, un régulateur unique et des règles harmonisées.

«À l’échelle du continent, le défi est plus complexe. C’est tout l’enjeu de l’African Exchanges Linkage Project (Aelp), auquel nous participons : connecter les places boursières africaines pour faciliter les investissements et améliorer la liquidité des marchés, tout en préservant les marchés nationaux. Un chantier qui demandera du temps et une approche progressive », a confié M. Amenounvé.

Pour avancer, trois conditions lui paraissent essentielles. Il cite la visibilité : mieux faire connaître les entreprises cotées sur le continent et rendre leurs informations accessibles, notamment à travers un indice regroupant les principales valeurs africaines.  Selon le Directeur général de la Brvm, il y a aussi la convertibilité : lever les obstacles liés au change qui compliquent les investissements transfrontaliers. Et enfin, la prévisibilité : permettre aux investisseurs d'anticiper leurs rendements sans subir les effets des fluctuations monétaires.
Il a révélé que la Brvm compte aujourd’hui près de 30 % d’actifs détenus par des investisseurs étrangers. Cela montre à son avis, que l’intérêt pour nos marchés existe. L’enjeu est désormais de lever les obstacles qui freinent davantage les investissements entre pays africains.

Ces réflexions, souligne Edoh Kossi Amenounvé,  prennent un sens particulier alors que notre institution s'apprête à célébrer ces 30 ans. Trente années consacrées à la construction d’un marché financier régional au service du financement de nos économies.
«Notre ambition pour 2030 est claire : faire de la Brvm une bourse plus verte, plus digitale, plus innovante et toujours plus inclusive pour une richesse mieux partagée dans notre sous-région », a-t-il dit.
Adou FAYE
Actu-Economie

La rédaction

Nouveau commentaire :

Actu-Economie | Entreprise & Secteurs | Dossiers | Grand-angle | Organisations sous-régionales | IDEE | L'expression du jour | Banque atlatinque





En kiosque.














Inscription à la newsletter