5e édition du Forum africain sur entreprises et droits de l’homme : Appel à concilier croissance, justice sociale, protection de l’environnement

Mercredi 30 Septembre 2026

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr a présidé le 29 septembre à Dakar, la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme. Il a affirmé que cette cinquième édition marque une étape importante. Elle nous permet de mesurer les progrès accomplis sur le continent, et d’examiner avec lucidité les défis persistants. Le thème retenu cette année est : « Réaliser le droit à un environnement propre, sain et durable grâce à une conduite responsable des entreprises ». Ce droit, a-t-il dit, n’est pas une idée nouvelle pour l’Afrique.


Moussa Sarr a souligné que plusieurs acteurs prennent part à ce forum notamment, États, organisations internationales et régionales, entreprises, experts, universitaires, société civile et communautés : vous êtes tous représentés dans cette salle. Le ministre a indiqué que cette diversité est déjà un message. Elle traduit l’importance que vous accordez à un juste équilibre entre croissance économique, protection de l’environnement et respect de la dignité humaine.
 
Elle dit aussi votre engagement pour l’avenir de l’Afrique. Selon le ministre de la Justice, d’Accra à Lusaka, en passant par Addis-Abeba et Nairobi, ce Forum s’est imposé comme un rendez-vous majeur pour la mise en œuvre des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.
 
«La conduite responsable des entreprises n’est pas un frein à l’investissement. Elle en garantit la durabilité. Un investisseur qui respecte les communautés gagne leur confiance. Il s’assure aussi la stabilité. Le Sénégal accueille l’investissement mais attend, en retour, le respect de la loi, des populations et de l’environnement », a dit Moussa Sarr.
 
Il a fait savoir que le Sénégal a voulu accueillir ce Forum par conviction. «Nous croyons que l’Afrique doit rester maîtresse de son modèle de développement. Ce modèle doit concilier croissance, justice sociale, protection de l’environnement et respect des droits humains. Les Principes directeurs des Nations Unies sont, pour cela, une véritable boussole. Depuis 2023, notre pays élabore son plan d’action national, selon une démarche inclusive », a confié le ministre de la Justice.
 
 Pour Moussa Sarr, institutions publiques, entreprises, syndicats, organisations de la société civile, communautés locales et experts y ont pris part. Ce plan répond à son avis, aussi aux recommandations issues du quatrième cycle de l’Examen périodique universel. M. Sarr a expliqué que celles-ci invitent le Sénégal à renforcer la gouvernance des secteurs économiques sensibles, notamment les industries extractives.
 
Soutenant que le moment est décisif, le ministre a ajouté que notre pays est entré dans l’ère de l’exploitation du pétrole et du gaz. Il a rappelé que notre Constitution dispose que les ressources naturelles appartiennent au peuple. «Nous voulons qu’elles profitent aux Sénégalais d’aujourd’hui, sans compromettre les droits de ceux de demain. Le plan d’action nous aidera à prévenir les atteintes et à garantir la redevabilité. Il est en outre arrimé à la Vision « Sénégal 2050 », l’Agenda national de transformation, qui place l’humain au cœur des politiques publiques », a dit Moussa Sarr.
 
Adou Faye 
Actu-Economie

La rédaction

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