Selon les données de la Bceao, le solde global de la balance des paiements est redevenu excédentaire, à 3 012,7 milliards de francs Cfa, contre un déficit de 3 530,4 milliards en 2023.
Cette amélioration s’explique principalement par la réduction du déficit du compte des transactions courantes, qui s’est établi à 7 773,7 milliards de francs Cfa, en baisse de 32,3% sur un an. Rapporté au Produit intérieur brut (Pib), le déficit courant est passé de 9,4% en 2023 à 5,7% en 2024.
Les exportations progressent de 17,5%
Le redressement des comptes extérieurs est porté en grande partie par la balance des biens et services. Le déficit commercial s’est contracté de 4 282,1 milliards de francs Cfa, sous l’effet combiné d’une hausse de 17,5% des exportations et d’un recul de 2,9% des importations.
La Bceao attribue la progression des exportations notamment à la mise en production des unités pétrolières au Niger et au Sénégal, ainsi qu’à l’accroissement des capacités de production en Côte d’Ivoire. La hausse des cours de plusieurs produits exportés par l’Union, notamment l’or, le cacao, le café, le caoutchouc et la noix de cajou, a également soutenu les recettes d’exportation.
Du côté des importations, la facture pétrolière s’est allégée de 2,4%, tandis que les acquisitions de biens intermédiaires et d’équipement ont diminué de 8,5%.
Le déficit des services se réduit
Le déficit structurel de la balance des services s’est également amélioré. Il s’est établi à 6 769,1 milliards de francs Cfa, soit une baisse de 537,2 milliards (-7,4%).
Cette évolution est principalement liée à la diminution de la facture du fret (-4,2%) et des importations de services spécialisés (-16,1%), notamment avec l’achèvement de plusieurs grands projets pétroliers et miniers dans la région.
Cette amélioration reste toutefois partiellement compensée par la dégradation du compte de revenu primaire. Son déficit a augmenté de 40%, sous l’effet notamment de la progression des paiements d’intérêts sur la dette publique (+22,7%) et des versements de dividendes (+21,8%).
Les entrées nettes de capitaux progressent de 29,1%
Le besoin de financement de l’Union, après prise en compte du compte de capital, s’est établi à 6 480,6 milliards de francs Cfa, en baisse de 3 598,1 milliards par rapport à 2023.
Ce besoin a été couvert à 146% par les entrées nettes de capitaux au titre du compte financier. Celles-ci ont atteint 9 062,8 milliards de francs Cfa, contre 7 017,4 milliards un an auparavant, soit une progression de 29,1%.
Les investissements directs étrangers (Ide) constituent toutefois un point de recul. Les flux nets d’Ide sont passés de 5 526 milliards à 4 599,1 milliards de francs Cfa, soit une baisse de 16,8%. La Bceao l’explique principalement par la fin de plusieurs grands projets miniers et énergétiques, notamment le pipeline Niger-Bénin et certains projets pétroliers et gaziers au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
En revanche, les investissements de portefeuille ont enregistré des entrées nettes de 2 011,6 milliards de francs Cfa, contre des sorties nettes de 112,4 milliards en 2023. Cette évolution est notamment liée aux émissions d’euro-obligations réalisées par le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pour un montant net total de 1 983,1 milliards de francs Cfa.
Les échanges intra-Uemoa progressent de 2,4%
Les échanges commerciaux entre les Etats membres de l’Uemoa ont également progressé en 2024. Ils ont atteint 4 248,6 milliards de francs Cfa, en hausse de 2,4%, principalement grâce aux transactions sur les produits pétroliers et alimentaires. Malgré cette progression, la part du commerce intra-Uemoa dans les échanges commerciaux totaux de l’Union a légèrement reculé, passant de 15,5% en 2023 à 15% en 2024.
La position extérieure globale nette de l’Union s’est, pour sa part, détériorée de 1 538,2 milliards de francs Cfa, pour atteindre -61 652,1 milliards à fin décembre 2024. Cette évolution résulte d’une hausse plus importante du stock des engagements (+8 072,5 milliards) que celle des créances (+6 534,3 milliards).
Dans l’ensemble, les données de la Bceao font ressortir en 2024 une amélioration notable des comptes extérieurs de l’Uemoa, portée par le redressement des exportations, la contraction des importations et une progression des entrées nettes de capitaux. L’évolution reste néanmoins marquée par le recul des Ide et l’alourdissement du coût du service de la dette publique.
Bassirou MBAYE
Cette amélioration s’explique principalement par la réduction du déficit du compte des transactions courantes, qui s’est établi à 7 773,7 milliards de francs Cfa, en baisse de 32,3% sur un an. Rapporté au Produit intérieur brut (Pib), le déficit courant est passé de 9,4% en 2023 à 5,7% en 2024.
Les exportations progressent de 17,5%
Le redressement des comptes extérieurs est porté en grande partie par la balance des biens et services. Le déficit commercial s’est contracté de 4 282,1 milliards de francs Cfa, sous l’effet combiné d’une hausse de 17,5% des exportations et d’un recul de 2,9% des importations.
La Bceao attribue la progression des exportations notamment à la mise en production des unités pétrolières au Niger et au Sénégal, ainsi qu’à l’accroissement des capacités de production en Côte d’Ivoire. La hausse des cours de plusieurs produits exportés par l’Union, notamment l’or, le cacao, le café, le caoutchouc et la noix de cajou, a également soutenu les recettes d’exportation.
Du côté des importations, la facture pétrolière s’est allégée de 2,4%, tandis que les acquisitions de biens intermédiaires et d’équipement ont diminué de 8,5%.
Le déficit des services se réduit
Le déficit structurel de la balance des services s’est également amélioré. Il s’est établi à 6 769,1 milliards de francs Cfa, soit une baisse de 537,2 milliards (-7,4%).
Cette évolution est principalement liée à la diminution de la facture du fret (-4,2%) et des importations de services spécialisés (-16,1%), notamment avec l’achèvement de plusieurs grands projets pétroliers et miniers dans la région.
Cette amélioration reste toutefois partiellement compensée par la dégradation du compte de revenu primaire. Son déficit a augmenté de 40%, sous l’effet notamment de la progression des paiements d’intérêts sur la dette publique (+22,7%) et des versements de dividendes (+21,8%).
Les entrées nettes de capitaux progressent de 29,1%
Le besoin de financement de l’Union, après prise en compte du compte de capital, s’est établi à 6 480,6 milliards de francs Cfa, en baisse de 3 598,1 milliards par rapport à 2023.
Ce besoin a été couvert à 146% par les entrées nettes de capitaux au titre du compte financier. Celles-ci ont atteint 9 062,8 milliards de francs Cfa, contre 7 017,4 milliards un an auparavant, soit une progression de 29,1%.
Les investissements directs étrangers (Ide) constituent toutefois un point de recul. Les flux nets d’Ide sont passés de 5 526 milliards à 4 599,1 milliards de francs Cfa, soit une baisse de 16,8%. La Bceao l’explique principalement par la fin de plusieurs grands projets miniers et énergétiques, notamment le pipeline Niger-Bénin et certains projets pétroliers et gaziers au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
En revanche, les investissements de portefeuille ont enregistré des entrées nettes de 2 011,6 milliards de francs Cfa, contre des sorties nettes de 112,4 milliards en 2023. Cette évolution est notamment liée aux émissions d’euro-obligations réalisées par le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pour un montant net total de 1 983,1 milliards de francs Cfa.
Les échanges intra-Uemoa progressent de 2,4%
Les échanges commerciaux entre les Etats membres de l’Uemoa ont également progressé en 2024. Ils ont atteint 4 248,6 milliards de francs Cfa, en hausse de 2,4%, principalement grâce aux transactions sur les produits pétroliers et alimentaires. Malgré cette progression, la part du commerce intra-Uemoa dans les échanges commerciaux totaux de l’Union a légèrement reculé, passant de 15,5% en 2023 à 15% en 2024.
La position extérieure globale nette de l’Union s’est, pour sa part, détériorée de 1 538,2 milliards de francs Cfa, pour atteindre -61 652,1 milliards à fin décembre 2024. Cette évolution résulte d’une hausse plus importante du stock des engagements (+8 072,5 milliards) que celle des créances (+6 534,3 milliards).
Dans l’ensemble, les données de la Bceao font ressortir en 2024 une amélioration notable des comptes extérieurs de l’Uemoa, portée par le redressement des exportations, la contraction des importations et une progression des entrées nettes de capitaux. L’évolution reste néanmoins marquée par le recul des Ide et l’alourdissement du coût du service de la dette publique.
Bassirou MBAYE

chroniques

