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Sénégal : Feed The Future ‘’Dekkal Geej’’ veut ''accroître'' les capacités d’influence des femmes de la pêche artisanale

Mercredi 24 Novembre 2021

Le projet Feed the future ‘’Dekkal Geej’’ de l’ONG Winrock, une initiative des Etats-Unis d’Amérique contre la faim et pour la sécurité alimentaire dans le monde, qui travaille à ''accroître'' les capacités d’influence des femmes de la pêche artisanale, a initié, pour deux jours, mardi et mercredi, une session de formation en techniques de plaidoyer au profit des membres du Réseau des femmes de la pêche artisanale au Sénégal (REFEPAS).


Précisant que cette session répond aux objectifs stratégique numéro un de ce projet : ‘’renforcement de la demande et de l’engagement des intervenants pour la gestion d’une pêche plus durable, responsable et équitable’’, Mamadou Dabo de Dekkal Geej soutient que cette activité permet aux femmes d’avoir les capacités d’influence sur les politiques publiques au Sénégal, grâce au renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de plaidoyer.
 
‘’Nous voulons leur permettre d’avoir tous les outils nécessaires pour pouvoir discuter avec les autorités et autres décideurs politiques pour une meilleure prise en charge de la pêche artisanale et une gestion durable de la ressource halieutique. Les femmes, très dynamiques dans le secteur de la pêche, jouent un rôle assez important, fondamental. Parce qu’au-delà des activités de transformation qu’elles mènent, elles s’activent aussi dans toute la chaîne de valeur, notamment dans la commercialisation des produits halieutiques’’, a dit M. Dabo.
 
Pour sa part, la présidente du REFEPAS, Diaba Diop, a estimé qu’on ne peut pas défendre quelque chose si on n’a pas les outils nécessaires permettant de défendre son argumentaire.
 
‘’Tout le monde sait qu’actuellement le secteur de la pêche est confronté à d’énormes difficultés liées notamment à la raréfaction de la ressource. Il est tant qu’on fasse des plaidoyers à l’endroit de nos autorités, afin que le peu de ressources dont nous disposons, surtout les petits pélagiques destinés à l’alimentation et à la transformation, puissent être laissés à la population’’, a-t-elle poursuivi, signalant qu’au niveau des différentes aires de transformations, il n’y a plus suffisamment de produits halieutiques pour permettre aux femmes transformatrices de mener convenablement leurs activités.
 
‘’Auparavant, on achetait la caisse de sardinelles à deux mille ou cinq mille francs CFA, actuellement, cette même caisse est vendue aux alentours de trente mille francs CFA. Ce qui atteste bien de la raréfaction de la ressource’’, a-t-elle fait savoir, ajoutant que, c’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’on voit des pirogues sur lesquelles on a inscrit ‘’A vendre’’, parce que, pour beaucoup de pêcheurs, les embarcations ne servent plus à rien.
 
Aujourd’hui pour pouvoir disposer de produits à transformer, elles reçoivent du poisson en provenance du Maroc ou de la Mauritanie. Et pour six sardinelles seulement, on te demande de débourser deux mille francs CFA, a fustigé la présidente du REFEPAS, qui rappelle que les femmes constituent un maillon essentiel dans la chaîne de valeur et participent activement à la création d’emplois et de richesses et contribuent à la lutte contre la pauvreté.
 
‘’C’est pourquoi, nous estimons que cette session de formation en techniques de plaidoyer est venue à son heure, dans un contexte d’implantation massive d’usines de production de farine de poisson qui, pour l’essentiel, utilisent les petits pélagiques. Pour un kilogramme de farine, il te faut cinq kilogrammes de poisson, ce qui pose un problème’’, a-t-elle souligné.
 
Selon les termes de référence de cette session de formation, la vision de Feed The Future ‘’Dekkal Geej’’ se présente comme un ‘’système de gestion des pêches durable, équitable et inclusif’’, établi d’ici à 2024, avec comme objectif la conservation de la diversité biologique, la régénération des stocks prioritaires, le renforcement de la résilience des communautés et la sécurité alimentaire, ainsi qu’une contribution accrue au Produit intérieur brut (PIB) et au niveau de vie des populations.
 
Serigne Makhtar Fall
 
 
Actu-Economie


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