Secteur tertiaire: Un support durable de la croissance économique sénégalaise ?

Vendredi 17 Mai 2013

La Chine et l’Inde sont des pays qui ont bâti leur développement autour du secteur des services. Ceci demeure la raison pour laquelle les économistes se mettent à réévaluer l’importance que pourrait avoir le secteur tertiaire dans la croissance économique d’un pays.


Secteur tertiaire: Un support durable de la croissance économique sénégalaise ?
La direction de la prévision et des études économiques (DPEE) a organisé, le mercredi 16 mai, un atelier d’échanges, au King Fahd Palace auquel ont pris part des représentants de l’Etat, des acteurs économiques et des universitaires. Les échanges ont porté sur la dernière publication  de la DPEE : « Le secteur tertiaire peut-il être un moteur durable de la croissance économique au Sénégal ? ». L’auteur du document, M. Mouhamadou Bamba Diop, Directeur adjoint de la DPEE a expliqué dans sa présentation que contrairement à des pays comme la Corée du Sud, la Chine…, qui ont enregistré un taux de croissance de 7% durant 15 ans,  l’économie sénégalaise a peu évolué depuis 1960. En effet, a soutenu M Diop de 2000 à 2012, le Sénégal n’a enregistré qu’un taux de croissance de 3,9%. Un niveau de croissance très éloigné de ce qu’avaient prédit les différents documents de politique économique comme la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA). La SCA prévoyait un taux de croissance de 7% voire 8% sur une certaine durée, pour pouvoir prétendre à l’émergence économique. Toutefois, malgré la part très importante de main d’œuvre dans le secteur primaire et le secteur secondaire, le secteur tertiaire a une productivité supérieure. A l’image des pays en développement de l’Asie qui ont pu fortement réduire leur population pauvre, le Sénégal se trouve dans la même optique que ces derniers avec un taux de croissance moyen de 4,36% sur la production de service. Sa population pauvre a pu baisser de 27,6% en l’espace de 20 ans. Cependant, le Sénégal n’a pas pu mettre en place une base industrielle capable d’accompagner le développement des services. Ceci explique l’existence d’une économie hypertrophiée au Sénégal, et donc la nécessite de revoir son modèle économique.
 
Sokhna Seck
La redaction
Analyses

chroniques | Editos | Analyses
















Inscription à la newsletter