Les souscriptions au deuxième Emprunt Obligataire par Appel Public à l'Épargne (APE) de l'État du Sénégal se sont achevées le 13 octobre. Elles totalisent 338,2 milliards de FCFA (338 202 640 000 FCFA), pour un objectif de 200 milliards, soit une couverture de 169,1 %. C'est mieux que le premier APE de l'année, clos en mars, qui avait rapporté 304,15 milliards (152 %).
La tranche D, la grande surprise
La DGFD avait fixé la grille avant l'ouverture. Chaque émission a dépassé son enveloppe, mais pas dans les mêmes proportions. La tranche à dix ans, la plus petite en volume, a attiré près de trois fois son enveloppe. À l'ouverture, la question était de savoir si le long terme partirait sans peine. Le marché y a répondu nettement. Les maturités de 5, 7 et 10 ans pèsent ensemble 85 % des fonds levés, contre 15 % pour la tranche à trois ans, la moins sollicitée, tout juste couverte.
Un coût moyen légèrement supérieur au plan
Cette demande a un prix. La Direction Générale des Financements et de la Dette (DGFD) avait réparti ses 200 milliards de façon à obtenir un taux moyen pondéré d'environ 6,64 %. Rapportée aux montants effectivement souscrits, la moyenne ressort à environ 6,69 %. L'écart est faible, mais il va dans le sens que l'on pouvait craindre : plus de demande sur les maturités longues, donc des titres plus chers à servir.
Ces taux restent inférieurs à ceux de l'adjudication du 11 septembre, où le Sénégal avait payé entre 7,75 % et 7,89 % sur les maturités de un à cinq ans.
Ces taux restent inférieurs à ceux de l'adjudication du 11 septembre, où le Sénégal avait payé entre 7,75 % et 7,89 % sur les maturités de un à cinq ans.
Un contexte régional favorable aux maturités longues
Cette demande sur le long terme n'est pas isolée. Le 6 octobre, en pleine période de souscription, la Côte d'Ivoire a placé 51,5 milliards de FCFA sur une première tranche à 20 ans sur le marché des titres publics de l'UMOA, avec un rendement moyen de 7,00 %. Selon UMOA-Titres, l'amélioration de la liquidité et la détente des taux ont rouvert aux États de l'Union la voie des maturités longues. Reste à savoir si l'appétit constaté à Dakar relève de ce contexte général ou d'un effet d'entraînement ivoirien, ce que les données disponibles ne permettent pas de trancher.
La demande confirmée, la confiance dans la signature
La souscription atteint environ 169 % de l’objectif, contre 152 % en mars. Les trois maturités les plus longues attirent l’essentiel des fonds, et la tranche à 10 ans est couverte près de trois fois. Cela arrive après la dégradation de la note et l’annonce du plan de traitement de la dette, indiquant que les souscripteurs ne se sont pas détournés.
Selon le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan , le succès de cet appel public à l’épargne témoigne de la confiance des investisseurs, tant institutionnels que privés dans la qualité de la signature de l’État. Les ressources mobilisées contribueront à couvrir les dépenses budgétaires ainsi que la gestion active et l’apurement de la dette intérieure, conformément à la loi de finances de l’année 2026.
Cette deuxième opération s’inscrit dans une dynamique cohérente de mobilisation des ressources domestiques et de développement du marché financier sous régional, en parfaite articulation avec les orientations stratégiques de l’État.
Adou FAYE
La demande confirmée, la confiance dans la signature
La souscription atteint environ 169 % de l’objectif, contre 152 % en mars. Les trois maturités les plus longues attirent l’essentiel des fonds, et la tranche à 10 ans est couverte près de trois fois. Cela arrive après la dégradation de la note et l’annonce du plan de traitement de la dette, indiquant que les souscripteurs ne se sont pas détournés.
Selon le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan , le succès de cet appel public à l’épargne témoigne de la confiance des investisseurs, tant institutionnels que privés dans la qualité de la signature de l’État. Les ressources mobilisées contribueront à couvrir les dépenses budgétaires ainsi que la gestion active et l’apurement de la dette intérieure, conformément à la loi de finances de l’année 2026.
Cette deuxième opération s’inscrit dans une dynamique cohérente de mobilisation des ressources domestiques et de développement du marché financier sous régional, en parfaite articulation avec les orientations stratégiques de l’État.
Adou FAYE

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