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Le Japon fait face à un déficit commercial record

Lundi 21 Avril 2014

Sur une année, le déficit commercial du Japon a été multiplié par quatre selon les chiffres de mars dernier, passant la barre des 10 milliards d'euros. Un record dû en grande partie à un bond des importations, provoqué par la dépréciation du yen.


Le gouvernement de Shinzo Abe a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l'impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée. Reuters
Le gouvernement de Shinzo Abe a réduit ses prévisions économiques pour la première fois depuis 2012 en raison de l'impact de la hausse de la TVA mais continue de tabler sur une reprise modérée. Reuters
Avec une croissance des exportations à son plus bas niveau depuis un an et une hausse des importations de 18,1%, le déficit commercial japonais file un mauvais coton. L'exercice clos en mars fait état d'un déficit de 1.446 milliards de yens (10,25 milliards d'euros) a annoncé lundi le ministère des Finances nippon. 

Le virage d'une économie auparavant "puissance exportatrice"

Selon un article du Financial Timesce record du déficit commercial japonais "souligne le changement structurel de cette économie auparavant connue pour sa puissance exportatrice." Il marque la troisième année fiscale consécutive de déficits, la période la plus longue depuis les années 1970.
 
Le gouvernement a précisé que l'affaiblissement du yen, qui a perdu  8,7% de sa valeur face au dollar par rapport à mars 2013, est la cause principale de la hausse des importations. En avril 2013, la banque centrale du Japon a considérablement assoupli sa politique monétaire sous la pression du Premier ministre de droite Shinzo Abe, ce qui a entraîné une dépréciation régulière de la monnaie japonaise lors des mois suivants. En conséquence, les denrées achetées à l'étranger par les firmes nippones ont coûté davantage de yens.

Une hausse des importations de pétrole 

Le facteur lié aux devises n'est toutefois pas le seul en cause. En mars, le volume des importations a grimpé de 11,6%. L'archipel s'est notamment fait livrer près de 15% de pétrole en plus, alors qu'il s'agit de son poste de dépense le plus important. Les achats depuis l'étranger de gaz naturel liquéfié ont aussi augmenté, cette énergie étant davantage utilisée depuis l'arrêt de la cinquantaine de réacteurs nucléaires du pays après l'accident du Fukushima. Cette suspension du nucléaire dans l'archipel a rendu la balance commerciale japonaise structurellement déficitaire, alors qu'elle tirait jadis d'amples excédents grâce à ses puissants secteurs industriels exportateurs (électronique, automobile, etc.).
Au-delà des sources d'énergie, les Japonais ont aussi importé davantage d'ordinateurs, de semi-conducteurs et de voitures, ainsi que d'autres pièces détachées ou produits de consommation courante. Les consommateurs nippons ont acheté davantage en mars en prévision de la hausse d'une taxe sur la consommation au 1er avril (équivalente de la TVA française). Les négociants ont dû élever leurs commandes à l'étranger pour répondre à ce surcroît de demande.
Les exportations n'ont progressé dans le même temps que de 1,8% en valeur. Elles se sont même effritées de 2,5% en volume sur fond de croissance hésitante en Asie, mais la dépréciation du yen a permis d'en élever quelque peu la valeur en monnaie japonaise. Les ventes de voitures Made in Japan se sont en particulier mieux tenues à l'étranger, tout comme celles des machines destinées au secteur textile.
Latribune.Fr
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