La couverture maladie universelle est essentielle au développement durable

Lundi 8 Avril 2019

Cette année, la Journée mondiale de la santé met l'accent sur l'importance de l'accès universel aux services de santé primaires. « L'amélioration des services de santé ne suffit pas ; il faut des politiques et des actions dans de nombreux domaines, y compris les facteurs sociaux, économiques et environnementaux », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.


La couverture maladie universelle est essentielle au développement durable
La couverture universelle de la santé est une condition fondamentale pour bâtir des sociétés et des économies saines et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), a déclaré António Guterres dans son message pour la Journée mondiale de la santé, célébrée chaque 7 avril.

La Journée met l'accent sur le rôle des soins de santé primaires dans la réalisation de la couverture universelle.
Le Secrétaire général a rappelé que si la santé est un droit de l'homme, la moitié de la population mondiale n'a toujours pas accès aux services de santé de base et a indiqué que l'objectif de la couverture universelle était de garantir à tous un accès équitable à ces soins sans difficultés financières.

Cent millions de personnes sont poussées dans l'extrême pauvreté chaque année parce qu'elles n'ont pas les moyens de se payer des soins médicaux, selon le dernier rapport financier de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui analyse les données de 2016.

En outre, un centre de santé sur quatre dans le monde manque d'eau ou de services d'assainissement, une situation qui touche 2000 millions de personnes dans le premier cas et 1 500 millions dans le second, selon les données d'une nouvelle étude conjointe de l'Organisation mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

Des politiques et des mesures dans de nombreux domaines

« Il ne suffit pas d'améliorer les services de santé, il faut des politiques et des mesures dans de nombreux domaines. Nous devons nous attaquer aux principaux déterminants de la santé, y compris les facteurs sociaux, économiques et environnementaux », a déclaré António Guterres.

Nous devons aussi investir dans les gens, a-t-il ajouté. « Nous avons besoin d'agents de santé hautement qualifiés qui peuvent éduquer et défendre les intérêts de leurs patients. Nous avons besoin de personnes autonomes qui savent comment prendre soin de leur santé et de celle de leur famille ».

« Nous avons besoin que les collectivités aient accès aux soins de santé au bon endroit et au bon moment. Nous devons également souligner l'importance de la santé mentale, si souvent stigmatisée et oubliée », a-t-il dit.
Nous avons besoin que les collectivités aient accès aux soins de santé au bon endroit et au bon moment.

Le chef de l’ONU a estimé que la Déclaration d'Astana a ouvert la voie à la priorité à accorder aux investissements qui manquent dans le domaine de la santé et a demandé que les engagements pris à cette occasion soient tenus.
Enfin, António Guterres a souligné que la réalisation du droit à la santé exige une détermination et des alliances politiques.

« Montrons au monde que nous sommes prêts à combler les lacunes de la couverture sanitaire mondiale et à assurer la santé pour tous », a-t-il conclu.
UN.org
La rédaction
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