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Contre l’importation de 90% des produits pharmaceutiques : Le Sénégal lance la structuration de son industrie de médicaments

Lundi 20 Septembre 2021

Le Bureau opérationnel du suivi du Plan Sénégal émergent (Bos) a lancé, le lundi 20 septembre 2021, le LAB qui marque le démarrage de l’atelier intensif de structuration du secteur de l’industrie pharmaceutique. Cet atelier va réunir, pendant cinq semaines, près d’une centaine de participants notamment les acteurs publics et privés et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) qui se pencheront sur les aspects techniques et financiers du projet à garantir la souveraineté du Sénégal en matière de recherche/développement, de production et de distribution de produits de la pharmacie.


La Maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) a fini de mettre à nu la vulnérabilité du Sénégal, à l’instar de nombre d’autres pays africains, en matière de prise en charge sanitaire, parce que dépendant, à 90%, de l’importation de produits pharmaceutique. Conscient de l’enjeu important que constitue la souveraineté pharmaceutique, le Sénégal décide de renverser la tendance. Pour se faire, le Bureau opérationnel du suivi du Plan Sénégal émergent (Bos) a lancé, ce lundi 20 septembre 2021, le LAB qui marque le démarrage de l’atelier intensif de structuration du secteur de l’industrie pharmaceutique.

A noter que la phase Lab est le cœur du processus de structuration. C’est un cadre de structuration technique et financière de projets complexes entre l’Etat et le secteur privé. Il s’agit d’une plateforme de production de l’ensemble des livrables qui permet d’assurer la mise en œuvre réussie d’un projet. Cet exercice inclusif qui aura cours pendant cinq semaines, vise à structurer de manière complète le plan de relance du secteur de l’industrie pharmaceutique, à travers l’implication des porteurs de projets dans les maillons cibles de la chaine de valeur des médicaments que la Recherche-développement, la production et la distribution.

Selon le directeur général du Bos, les différentes interactions permettront aux décideurs publics et privés de la profession, aux partenaires techniques et financiers, aux acteurs de la formation professionnelle, de définir les éléments opérationnels des réformes prioritaires du secteur. Pour El Ousseyni Kane, ce sera également l’occasion d’évaluer les besoins en investissement public et privé pour réussir la relance du secteur de l’industrie pharmaceutique. Le Lab vise aussi à définir un plan d’implémentation détaillé du projet, d’après le Bos.

M. Kane soutient dans la foulée que la présence dans notre pays d’une industrie du médicament performante va contribuer évidement à une meilleure qualité des soins prodigués, à la baisse des coûts des soins, mais aussi et surtout à la relance de notre économie de manière globale avec la création de milliers d’emplois sur notre territoire.

A l’en croire, pendant cinq semaines consécutives, le Bos va réunir toute l’expertise nationale et internationale pour passer au scanner toutes les questions qui intéressent le secteur de la pharmacie : réformes juridiques, fiscales et administratives, production, distribution, logistique globale, recherche-développement, pharmacopée, formations aux métiers, concurrence déloyale, exportations- importations de médicaments, mesures de soutien, gouvernance, création d’emploi, financements, suivi-évaluation etc.

En 2019, souligne Abdou Karim Fofana par ailleurs, le marché du médicament au Sénégal a représenté une valeur de plus de 150 milliards de francs Cfa avec 80% captés par le secteur privé et 20% par le secteur public. A en croire le ministre auprès du président de la République en charge du suivi du plan Sénégal émergent, le Sénégal importe environ 90% de ses médicaments.

« Devons-nous laisser cette tendance se pérenniser alors que la possibilité de l’inverser est à notre portée ? Devons-nous continuer dans cette voie de l’importation alors qu’on a le savoir-faire avec des ressources humaines qualifiées dont les compétences sont utilisées partout dans le monde ? », s’est interrogé le ministre. Qui déclare que le chef de l’Etat a décidé, à travers la relance de l’industrie pharmaceutique, de prendre les devants pour que notre situation de vulnérabilité durant la pandémie ne se reproduise plus.

Pour M. Fofana, « l’Afrique ne doit plus être dans l’attente de recevoir sa part de médicaments dans une file d’attente infinie comme nous l’avons vécu durant cette situation de pandémie de la Covid-19. Selon lui, l’Afrique doit plutôt jouer sa partition dans leur production. En ce sens, il indique que c’est dans ce contexte qu’est développé le projet phare « Dakar Medical City » à travers lequel le Sénégal ambitionne d’être le centre de soins de référence et un hub pharmaceutique au niveau régional.
Bassirou MBAYE
 
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