CLIMAT DES AFFAIRES : Le Sénégal affine sa stratégie pour améliorer son rang au Doing Business 2019

Mercredi 20 Décembre 2017

Après son bond de sept places au Doing Business 2018, le Sénégal aspire à mieux pour le prochain classement. Les parties prenantes se penchent depuis ce mardi, à Saly, sur l’élaboration d’une feuille de route attractive.


CLIMAT DES AFFAIRES :   Le Sénégal affine sa stratégie pour améliorer son rang au Doing Business 2019
Mais pour consolider et renforcer cette  dynamique, Issa Sall, président du Groupe de travail n° 3 du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI), estime que l’accent devra être mis sur des réformes qui pourraient engendrer des transformations de mentalités, de nouveaux modèles d’affaires par la simplification de nos système de tarification et l’adoption de plateformes et de systèmes électroniques dynamiques et appropriés.

Cet atelier avec les parties prenantes organisé par l’Apix dans le cadre de l’amélioration du climat d’affaires, a pour objectif partager les résultats du dernier rapport Doing Business, mais aussi capitaliser les meilleures pratiques pour élaborer la feuille de route pour le classement de 2019.
Dans le dernier rapport paru le 31 octobre 2017, le Sénégal s’est classé à la 140ème position, réalisant ainsi un bond de sept de places. Une performance à saluer, selon Issa Sall, président du Groupe de travail n° 3 du Cpi. Ces quatre dernières années, a-t-il expliqué, le Sénégal a amélioré son score de plus de près de neuf  points en termes de distance à la frontière et a gagné près d’une quarantaine de places. « Au cours des quatre dernières années, dix-neuf réformes ont été mises en œuvre par le Sénégal ; ce qui témoigne d’un engagement fort et constant du gouvernement », a-t-il indiqué.
Selon M. Sall, la mise en œuvre de la feuille de route Doing business 2018 a permis de faire un bond de sept places. Ces performances ont valu au Sénégal de figurer dans  le top cinq des meilleurs réformateurs en Afrique subsaharienne, avec la validation de 5 mesures sur 5 indicateurs différents, notamment le transfert de propriété, le paiement de taxes, raccordement à l’électricité, la création d’entreprise et l’exécution de contrat.
Au niveau de la sous-région, a-t-il fait savoir, le Sénégal est deuxième, devancé par la Cote d’Ivoire et quatrième au niveau de la CEDEAO. L’ambition du Sénégal, selon Issa Sall, c’est d’intégrer la catégorie des 100 premiers pays d’ici 2019 pour s’acheminer vers l’objectif des 50 premiers fixés par le président de la République dans le Plan Sénégal émergent (PSE). « Nous envisageons cette année d’être le meilleur élève de la sous-région, à savoir le premier dans l’UEMOA en dépassant la Cote d’ivoire et réduire de manière très significative la distance qui nous sépare du premier de la CEDEAO, en l’occurrence le Ghana », a indiqué M. Sall qui a salué les efforts entrepris par les administrations sénégalaises en termes de réduction de délais, de coûts, d’amélioration de qualité de services et de simplification de textes et de procédures.
Cependant, a-t-il noté, certaines mesures sont à diligenter et enclencher pour continuer le progrès. « Pour consolider et renforcer cette  dynamique  nous devons faire des réformes plus difficiles à faire aboutir et à appliquer sur le terrain parce qu’elles engendrent des transformations de mentalités, de nouveaux modèles d’affaires par la simplification de nos système de tarification et l’adoption de plateformes et de systèmes électroniques dynamiques et appropriés », a indiqué M. Sall non sans rappeler que la finalité de toutes ces réformes « n’est rien d’autre que l’amélioration de la compétitivité de nos entreprises pour plus de richesses, d’emplois et de confort pour tous ».
A.Diéye
Actu-Economie


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