António Guterres : le changement climatique ne peut être arrêté par les seuls petits pays insulaires

Lundi 20 Mai 2019

Ponctuant une visite d’une semaine dans l’océan Pacifique, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a souligné que les petit États insulaires à eux seuls ne peuvent arrêter le changement climatique.


Photo/ONU : Mark Garten Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, visite le Vanuatu, dernière étape de son voyage dans l'océan Pacifique. (18 mai 2019)f climate change. (18 May 2019)
Photo/ONU : Mark Garten Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, visite le Vanuatu, dernière étape de son voyage dans l'océan Pacifique. (18 mai 2019)f climate change. (18 May 2019)
«Le changement climatique ne peut pas être arrêté par les seuls petits pays insulaires, il doit l'être par le reste du monde », a déclaré le chef de l’ONU, en quittant samedi le Vanuatu, dans une déclaration publiée par son porte-parole.

Pour le Secrétaire général, il importe de comprendre que la lutte contre le changement climatique exige une volonté politique pour des politiques transformationnelles dans les domaines de l'énergie, de la mobilité, de l'industrie et de l'agriculture. 

D’où le triple message d'António Guterres aux dirigeants du monde qu’il n’a cessé de réitérer au cours de son voyage qui l’a successivement mené en Nouvelle-Zélande, aux Fidji, à Tuvalu et au Vanuatu : 
_Il faut d’abord faire passer les impôts sur les salaires vers le carbone et donc taxer la pollution, et  pas les gens.

Il importe ensuite de cesser de subventionner les combustibles fossiles. L'argent des contribuables ne devrait pas servir à stimuler les ouragans, à propager la sécheresse et les vagues de chaleur, à faire fondre les glaciers et à blanchir les coraux.

_Enfin il faut arrêter la construction de nouvelles centrales au charbon d'ici 2020. Nous avons besoin d'une économie verte et non d'une économie souterraine.

«Ce que nous demandons, ce n'est pas de la solidarité, ce n'est pas de la générosité, c'est l'intérêt personnel éclairé de tous les décideurs du monde entier, car ce n'est pas seulement le Pacifique qui est en jeu, c'est la planète entière. Sauver le Pacifique, c'est sauver la planète entière », a déclaré le patron de l’ONU. 

Dans sa déclaration le Secrétaire général insiste sur la réalité des risques encourus par les populations des petits pays insulaires, soulignant que « des villages entiers sont déplacés, des moyens de subsistance sont détruits, des gens tombent malades à cause de maladies liées au climat », avant d’ajouter qu’à Tuvalu, il a vu tout un pays se battre pour préserver son existence même. 

Rendant hommage à la détermination exemplaire de ces pays, dont les populations ont décidé de ne pas baisser les bras face à l’énorme défi du changement climatique, António Guterres a fait valoir que ces États ont mis au point des moyens d'accroître leur résilience et leur adaptation tout en montrant la voie en matière de réduction des émissions.  

« Au cours de la semaine écoulée, j'ai été le témoin direct des effets des changements climatiques dans les États insulaires du Pacifique. Ils contribuent très peu à l'urgence climatique mondiale et pourtant, ce sont eux qui sont les plus touchés », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « pour certains d'entre eux, le changement climatique est désormais une menace existentielle ».
Un.org
La rédaction
Environnement


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