81e Assemblée générale de l’Onu : La Bad renforce ses partenariats pour financer une Afrique résiliente

Lundi 12 Octobre 2026

Lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Groupe de la Banque africaine de développement a présenté un programme à l’échelle de l’institution afin de financer la transformation de l’Afrique, de renforcer sa résilience et de nouer des partenariats porteurs de résultats à grande échelle.


Conduite par la vice-présidente principale, Marie-Laure Akin-Olugbade, représentant le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah, renseigne un communiqué de presse, la délégation a participé, du 20 au 25 septembre 2026 à New York, à des forums de haut niveau ainsi qu’à des réunions bilatérales. Au menu des discussions : le financement du développement, les minéraux critiques, l’accès à l’énergie, l’emploi, la consolidation de la paix et la résilience. 

Ces réunions, explique-t-on,  interviennent au moment où les pays africains sont confrontés à un durcissement des conditions de financement, à une augmentation de sa dette, à des chocs climatiques, à des crises humanitaires et à une pression croissante pour créer des opportunités en faveur d’une population jeune en croissance rapide. La Banque s’est concentrée sur trois priorités interdépendantes : financer la transformation ; nouer des partenariats porteurs de résultats à grande échelle ; renforcer la résilience avant que les crises ne s’installent. Ces priorités soutiennent les Quatre Points cardinaux du Groupe de la Banque et la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (Nafad), qui vise à mobiliser l’épargne intérieure, à renforcer les institutions financières africaines et à réduire le déficit annuel de financement du développement du continent.

« La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies a offert au Groupe de la Banque une tribune importante pour inscrire les priorités de l’Afrique dans les débats mondiaux et, plus important encore, pour forger les partenariats nécessaires à leur mise en œuvre, a souligné Marie-Laure Akin-Olugbade. Notre objectif est de passer du dialogue à l’action : mobiliser des capitaux, construire des institutions résilientes et créer des opportunités qui améliorent les conditions de vie des populations du continent. ». Lors d’une table ronde de haut niveau, organisée par la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohammed, sur le prochain chapitre du développement durable, Mme Akin-Olugbade a insisté sur la nécessité d’une coopération multilatérale renforcée afin de traduire les engagements mondiaux en résultats concrets pour l’Afrique. Elle a appelé à des financements qui soutiennent les priorités nationales, créent des opportunités pour les jeunes et accélèrent les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd). Elle a mis en avant les garanties, les financements mixtes, les prises de participation stratégiques et le renforcement des marchés de capitaux comme outils permettant de canaliser des investissements vers les infrastructures, le commerce, l’industrialisation et la transition écologique.

Lors d’une réunion stratégique des ministres du Développement du G7 au siège des Nations unies, Mme Akin-Olugbade a cité le soutien du Groupe de la Banque à l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (Atidi) comme un moyen concret de renforcer une institution africaine rentable et notée « Investment grade », plutôt que de créer un nouveau mécanisme. Le Groupe de la Banque africaine de développement et ses partenaires développent également une plateforme panafricaine de garantie dans le cadre de la Nafad afin de coordonner les garanties, les assurances et le partage des risques.
 Adou FAYE
Actu-Economie

La rédaction

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