C’est l’un des principaux constats dressés par le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à l’ouverture de la troisième réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (Cpm), tenue ce mercredi, 9 août 2026 à Dakar.
Dans son allocution, le gouverneur a souligné que le contexte international demeure marqué par de fortes incertitudes géopolitiques, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient et des perturbations qu’il provoque sur les chaînes d’approvisionnement, particulièrement dans le secteur énergétique.
Ces évolutions ont conduit le Fonds monétaire international (Fmi) à revoir à la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026. L’économie mondiale devrait désormais progresser de 3%, contre une prévision de 3,1% en avril dernier, selon les données présentées par le gouverneur.
Dans le même temps, l’inflation mondiale devrait accélérer pour atteindre 4,7% en 2026, après 4,1% en 2025, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie.
Une inflation en accélération dans l’Uemoa
Au sein de l’Union, les effets de la crise se font déjà sentir, notamment à travers les relèvements des prix des carburants intervenus dans sept des huit Etats membres. Le taux d’inflation dans l’Uemoa est ressorti à 0,4% en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, après un niveau de -0,2% au trimestre précédent.
La tendance s’est toutefois accélérée au cours des derniers mois, avec un taux d’inflation ayant atteint 1,2% en juillet, selon les données présentées le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou.
A l’en croire, cette évolution est principalement liée à la hausse des prix du transport, du logement et de certains produits alimentaires, notamment la viande, le poisson et les légumes. Pour le reste de l’année 2026, la Bceao s’attend à la poursuite de cette dynamique haussière des prix, sous l’effet des conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient.
Le déficit budgétaire se creuse
Sur le plan des finances publiques, la situation s’est également légèrement dégradée au cours du premier semestre. Selon les informations communiquées par les Etats membres et rapportées par le gouverneur, le déficit budgétaire global de l’Union est ressorti à 3,4% du Produit intérieur brut (Pib) au premier semestre 2026, contre 3,2% un an auparavant.
Les prévisions pour l’ensemble de l’année ont, par ailleurs, été revues à la hausse par rapport aux estimations de juin 2026. Cette évolution s’explique notamment par les mesures prises par les gouvernements pour atténuer les conséquences socio-économiques de la crise au Moyen-Orient sur les populations.
Des conditions monétaires plus favorables
Malgré un environnement international plus incertain, les conditions sur le marché monétaire se sont globalement assouplies au deuxième trimestre 2026. Cette évolution a été soutenue par une liquidité bancaire jugée confortable et par la baisse de 25 points de base des taux directeurs de la Bceao, intervenue en mars 2026.
Le financement de l’économie est également resté bien orienté. Les crédits accordés au secteur privé ont progressé de 6,6% à fin juin 2026, après une hausse de 6% à fin mars.
Pour le gouverneur de la Bceao, la troisième session ordinaire du Comité de politique monétaire devra notamment permettre d’examiner le rapport sur la politique monétaire dans l’Uemoa, qui analyse l’évolution récente de l’environnement économique international et régional, ainsi que les perspectives à court terme de l’Union.
Le Comité devra également examiner les risques liés à ces évolutions et se prononcer sur les propositions de mesures de politique monétaire formulées par les services de la Banque centrale.
D’autres sujets, notamment le rapatriement des recettes d’exportation et la situation du système bancaire à fin juin 2026, figurent également parmi les points inscrits à l’ordre du jour.
Bassirou MBAYE
Dans son allocution, le gouverneur a souligné que le contexte international demeure marqué par de fortes incertitudes géopolitiques, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient et des perturbations qu’il provoque sur les chaînes d’approvisionnement, particulièrement dans le secteur énergétique.
Ces évolutions ont conduit le Fonds monétaire international (Fmi) à revoir à la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026. L’économie mondiale devrait désormais progresser de 3%, contre une prévision de 3,1% en avril dernier, selon les données présentées par le gouverneur.
Dans le même temps, l’inflation mondiale devrait accélérer pour atteindre 4,7% en 2026, après 4,1% en 2025, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie.
Une inflation en accélération dans l’Uemoa
Au sein de l’Union, les effets de la crise se font déjà sentir, notamment à travers les relèvements des prix des carburants intervenus dans sept des huit Etats membres. Le taux d’inflation dans l’Uemoa est ressorti à 0,4% en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, après un niveau de -0,2% au trimestre précédent.
La tendance s’est toutefois accélérée au cours des derniers mois, avec un taux d’inflation ayant atteint 1,2% en juillet, selon les données présentées le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou.
A l’en croire, cette évolution est principalement liée à la hausse des prix du transport, du logement et de certains produits alimentaires, notamment la viande, le poisson et les légumes. Pour le reste de l’année 2026, la Bceao s’attend à la poursuite de cette dynamique haussière des prix, sous l’effet des conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient.
Le déficit budgétaire se creuse
Sur le plan des finances publiques, la situation s’est également légèrement dégradée au cours du premier semestre. Selon les informations communiquées par les Etats membres et rapportées par le gouverneur, le déficit budgétaire global de l’Union est ressorti à 3,4% du Produit intérieur brut (Pib) au premier semestre 2026, contre 3,2% un an auparavant.
Les prévisions pour l’ensemble de l’année ont, par ailleurs, été revues à la hausse par rapport aux estimations de juin 2026. Cette évolution s’explique notamment par les mesures prises par les gouvernements pour atténuer les conséquences socio-économiques de la crise au Moyen-Orient sur les populations.
Des conditions monétaires plus favorables
Malgré un environnement international plus incertain, les conditions sur le marché monétaire se sont globalement assouplies au deuxième trimestre 2026. Cette évolution a été soutenue par une liquidité bancaire jugée confortable et par la baisse de 25 points de base des taux directeurs de la Bceao, intervenue en mars 2026.
Le financement de l’économie est également resté bien orienté. Les crédits accordés au secteur privé ont progressé de 6,6% à fin juin 2026, après une hausse de 6% à fin mars.
Pour le gouverneur de la Bceao, la troisième session ordinaire du Comité de politique monétaire devra notamment permettre d’examiner le rapport sur la politique monétaire dans l’Uemoa, qui analyse l’évolution récente de l’environnement économique international et régional, ainsi que les perspectives à court terme de l’Union.
Le Comité devra également examiner les risques liés à ces évolutions et se prononcer sur les propositions de mesures de politique monétaire formulées par les services de la Banque centrale.
D’autres sujets, notamment le rapatriement des recettes d’exportation et la situation du système bancaire à fin juin 2026, figurent également parmi les points inscrits à l’ordre du jour.
Bassirou MBAYE

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