Ouvrant les travaux ce mercredi, le gouverneur de la Bceao, Jean-Claude Kassi Brou, a dressé le tableau d'une économie mondiale fragilisée par la persistance du conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur les marchés internationaux.
« Plus de trois mois après, cette crise a déjà induit des pressions notables sur les prix des produits énergétiques et des perturbations des circuits d'approvisionnement », a souligné le gouverneur, faisant notamment référence aux effets de la fermeture du détroit d'Ormuz sur le commerce mondial.
Cette situation a conduit le Fonds monétaire international à revoir ses perspectives économiques. La croissance mondiale est désormais attendue à 3,1% en 2026 contre 3,4% en 2025, tandis que l'inflation mondiale devrait atteindre 4,4%, soit un niveau supérieur aux prévisions initiales.
Une inflation encore contenue dans l'Union
Au sein de l'Uemoa, les premiers effets de cette crise commencent à se manifester à travers la hausse des prix des carburants observée entre mars et mai 2026 dans plusieurs pays membres. Toutefois, selon la Bceao, l'impact sur les prix à la consommation demeure pour l'instant limité grâce à une campagne agricole favorable.
Le taux d'inflation dans l'Union s'est établi à -0,2% au premier trimestre 2026, contre -0,8% trois mois auparavant. Une évolution qui traduit néanmoins une remontée progressive des prix.
Pour le gouverneur, cette tendance pourrait se poursuivre au cours des prochains mois sous l'effet des tensions géopolitiques persistantes et de leurs répercussions sur les marchés internationaux de l'énergie.
Une croissance robuste malgré les turbulences
Malgré cet environnement international difficile, les économies de l'Uemoa continuent d'afficher une remarquable résilience. La croissance du Produit intérieur brut (Pib) en termes réels a atteint 6,1% au premier trimestre 2026, après 6,5% au trimestre précédent.
Cette performance est accompagnée d'une amélioration progressive des finances publiques. Les données communiquées par les Etats membres montrent une poursuite des efforts de consolidation budgétaire, avec un déficit ramené à 4,1% du Pib contre 4,3% un an auparavant.
Toutefois, les autorités monétaires restent prudentes. Les mesures que pourraient prendre les gouvernements pour atténuer les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient pourraient peser sur les équilibres budgétaires au cours des prochains mois.
Des comptes extérieurs mieux orientés
La Bceao relève également une amélioration de la situation extérieure de l'Union, soutenue par la progression des exportations d'hydrocarbures et d'or ainsi que par la mobilisation de ressources extérieures par les Etats membres.
Cette évolution favorable pourrait cependant être freinée par une dégradation des termes de l'échange liée à l'augmentation des coûts des importations dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes.
Sur le marché monétaire, les indicateurs témoignent d'un assouplissement des conditions de financement. La Banque centrale attribue cette évolution à l'amélioration de la liquidité bancaire et à la récente baisse de ses taux directeurs.
Le taux d'intérêt à une semaine sur le marché interbancaire a ainsi reculé de 68 points de base pour s'établir à 4,26%, traduisant une détente des conditions de financement dans l'Union.
Des décisions attendues sur la politique monétaire
Les membres du Comité de politique monétaire examineront au cours de cette session le Rapport sur la politique monétaire dans l'Umoa, document qui servira de base aux décisions de politique monétaire de la Banque centrale.
Les discussions porteront également sur le rapatriement des recettes d'exportation à fin mars 2026, la situation du système bancaire de l'Union ainsi que les conclusions des Conseils nationaux du crédit au titre de l'exercice 2025.
Dans un environnement international de plus en plus incertain, les décisions qui sortiront de cette réunion seront particulièrement scrutées par les acteurs économiques et financiers de la région, soucieux de mesurer la capacité de l'Union à préserver la stabilité des prix tout en soutenant la croissance.
Bassirou MBAYE
« Plus de trois mois après, cette crise a déjà induit des pressions notables sur les prix des produits énergétiques et des perturbations des circuits d'approvisionnement », a souligné le gouverneur, faisant notamment référence aux effets de la fermeture du détroit d'Ormuz sur le commerce mondial.
Cette situation a conduit le Fonds monétaire international à revoir ses perspectives économiques. La croissance mondiale est désormais attendue à 3,1% en 2026 contre 3,4% en 2025, tandis que l'inflation mondiale devrait atteindre 4,4%, soit un niveau supérieur aux prévisions initiales.
Une inflation encore contenue dans l'Union
Au sein de l'Uemoa, les premiers effets de cette crise commencent à se manifester à travers la hausse des prix des carburants observée entre mars et mai 2026 dans plusieurs pays membres. Toutefois, selon la Bceao, l'impact sur les prix à la consommation demeure pour l'instant limité grâce à une campagne agricole favorable.
Le taux d'inflation dans l'Union s'est établi à -0,2% au premier trimestre 2026, contre -0,8% trois mois auparavant. Une évolution qui traduit néanmoins une remontée progressive des prix.
Pour le gouverneur, cette tendance pourrait se poursuivre au cours des prochains mois sous l'effet des tensions géopolitiques persistantes et de leurs répercussions sur les marchés internationaux de l'énergie.
Une croissance robuste malgré les turbulences
Malgré cet environnement international difficile, les économies de l'Uemoa continuent d'afficher une remarquable résilience. La croissance du Produit intérieur brut (Pib) en termes réels a atteint 6,1% au premier trimestre 2026, après 6,5% au trimestre précédent.
Cette performance est accompagnée d'une amélioration progressive des finances publiques. Les données communiquées par les Etats membres montrent une poursuite des efforts de consolidation budgétaire, avec un déficit ramené à 4,1% du Pib contre 4,3% un an auparavant.
Toutefois, les autorités monétaires restent prudentes. Les mesures que pourraient prendre les gouvernements pour atténuer les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient pourraient peser sur les équilibres budgétaires au cours des prochains mois.
Des comptes extérieurs mieux orientés
La Bceao relève également une amélioration de la situation extérieure de l'Union, soutenue par la progression des exportations d'hydrocarbures et d'or ainsi que par la mobilisation de ressources extérieures par les Etats membres.
Cette évolution favorable pourrait cependant être freinée par une dégradation des termes de l'échange liée à l'augmentation des coûts des importations dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes.
Sur le marché monétaire, les indicateurs témoignent d'un assouplissement des conditions de financement. La Banque centrale attribue cette évolution à l'amélioration de la liquidité bancaire et à la récente baisse de ses taux directeurs.
Le taux d'intérêt à une semaine sur le marché interbancaire a ainsi reculé de 68 points de base pour s'établir à 4,26%, traduisant une détente des conditions de financement dans l'Union.
Des décisions attendues sur la politique monétaire
Les membres du Comité de politique monétaire examineront au cours de cette session le Rapport sur la politique monétaire dans l'Umoa, document qui servira de base aux décisions de politique monétaire de la Banque centrale.
Les discussions porteront également sur le rapatriement des recettes d'exportation à fin mars 2026, la situation du système bancaire de l'Union ainsi que les conclusions des Conseils nationaux du crédit au titre de l'exercice 2025.
Dans un environnement international de plus en plus incertain, les décisions qui sortiront de cette réunion seront particulièrement scrutées par les acteurs économiques et financiers de la région, soucieux de mesurer la capacité de l'Union à préserver la stabilité des prix tout en soutenant la croissance.
Bassirou MBAYE

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