Le Cpm de la Bceao maintient le cap. A l’issue de sa troisième session ordinaire tenue ce mercredi à Dakar, l’instance a décidé de conserver inchangée l’orientation actuelle de la politique monétaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).
Le principal taux directeur de la Bceao est ainsi maintenu à 3%, tandis que le taux du guichet de prêt marginal demeure fixé à 5%. Le coefficient des réserves obligatoires applicable aux banques reste également inchangé à 3%.
Au cours de sa réunion, le Comité de politique monétaire a relevé une évolution favorable de la situation économique, monétaire et financière de l’Union au deuxième trimestre 2026. Cette dynamique repose notamment sur une croissance économique robuste, une inflation qui demeure globalement contenue ainsi qu’une situation extérieure jugée stable.
Les conditions monétaires se sont également assouplies au cours du deuxième trimestre, sous l’effet de l’accroissement de la liquidité bancaire et de la baisse des taux directeurs décidée par la Bceao en mars 2026.
Dans ce contexte, le financement de l’économie est resté bien orienté, traduisant une amélioration des conditions d’accès aux ressources financières.
Ce fait qui inquiète la Banque centrale
Malgré ces indicateurs globalement favorables, le Comité de politique monétaire a relevé une montée récente et rapide des prix. Selon l’instance, cette évolution traduit notamment la matérialisation de risques inflationnistes liés au développement du conflit au Moyen-Orient. Une situation qui préoccupe l’institut d’émission des huit Etats membres de l’Umoa.
Le Comité a constaté que plusieurs Etats membres de l’Union, sept (07) sur huit (08) précisément, ont procédé à une hausse des prix des carburants à la pompe depuis le début du conflit. Cette pression inflationniste est également alimentée par le renchérissement de certains produits alimentaires, notamment la viande, le poisson et les légumes.
La Bceao souligne ainsi que les risques haussiers sur les prix demeurent présents, dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes.
Des risques également sur l’équilibre extérieur
Au-delà de l’inflation, l’équilibre extérieur de l’Union reste exposé à des risques élevés en raison de l’évolution incertaine de la conjoncture internationale.
Face à ces différentes menaces, le Comité de politique monétaire a choisi de maintenir l’orientation actuelle de sa politique monétaire, privilégiant la stabilité tout en préservant les conditions favorables au financement de l’économie.
La décision confirme ainsi la prudence de l’institution monétaire, qui doit composer entre la nécessité de soutenir l’activité économique et celle de prévenir une accélération durable de l’inflation.
Appel à la poursuite de la consolidation budgétaire
Les conclusions de cette session seront portées à la connaissance du Conseil des ministres de l’Union lors de sa prochaine réunion, a rappelé le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou. A cette occasion, la Bceao entend également rappeler la nécessité pour les Etats membres de poursuivre leurs efforts de consolidation budgétaire.
Pour la Banque centrale, le renforcement de la situation des finances publiques demeure nécessaire afin de permettre aux économies de l’Union de mieux faire face aux différents chocs, dans un contexte international toujours marqué par de nombreuses incertitudes.
Bassirou MBAYE
Le principal taux directeur de la Bceao est ainsi maintenu à 3%, tandis que le taux du guichet de prêt marginal demeure fixé à 5%. Le coefficient des réserves obligatoires applicable aux banques reste également inchangé à 3%.
Au cours de sa réunion, le Comité de politique monétaire a relevé une évolution favorable de la situation économique, monétaire et financière de l’Union au deuxième trimestre 2026. Cette dynamique repose notamment sur une croissance économique robuste, une inflation qui demeure globalement contenue ainsi qu’une situation extérieure jugée stable.
Les conditions monétaires se sont également assouplies au cours du deuxième trimestre, sous l’effet de l’accroissement de la liquidité bancaire et de la baisse des taux directeurs décidée par la Bceao en mars 2026.
Dans ce contexte, le financement de l’économie est resté bien orienté, traduisant une amélioration des conditions d’accès aux ressources financières.
Ce fait qui inquiète la Banque centrale
Malgré ces indicateurs globalement favorables, le Comité de politique monétaire a relevé une montée récente et rapide des prix. Selon l’instance, cette évolution traduit notamment la matérialisation de risques inflationnistes liés au développement du conflit au Moyen-Orient. Une situation qui préoccupe l’institut d’émission des huit Etats membres de l’Umoa.
Le Comité a constaté que plusieurs Etats membres de l’Union, sept (07) sur huit (08) précisément, ont procédé à une hausse des prix des carburants à la pompe depuis le début du conflit. Cette pression inflationniste est également alimentée par le renchérissement de certains produits alimentaires, notamment la viande, le poisson et les légumes.
La Bceao souligne ainsi que les risques haussiers sur les prix demeurent présents, dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes.
Des risques également sur l’équilibre extérieur
Au-delà de l’inflation, l’équilibre extérieur de l’Union reste exposé à des risques élevés en raison de l’évolution incertaine de la conjoncture internationale.
Face à ces différentes menaces, le Comité de politique monétaire a choisi de maintenir l’orientation actuelle de sa politique monétaire, privilégiant la stabilité tout en préservant les conditions favorables au financement de l’économie.
La décision confirme ainsi la prudence de l’institution monétaire, qui doit composer entre la nécessité de soutenir l’activité économique et celle de prévenir une accélération durable de l’inflation.
Appel à la poursuite de la consolidation budgétaire
Les conclusions de cette session seront portées à la connaissance du Conseil des ministres de l’Union lors de sa prochaine réunion, a rappelé le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou. A cette occasion, la Bceao entend également rappeler la nécessité pour les Etats membres de poursuivre leurs efforts de consolidation budgétaire.
Pour la Banque centrale, le renforcement de la situation des finances publiques demeure nécessaire afin de permettre aux économies de l’Union de mieux faire face aux différents chocs, dans un contexte international toujours marqué par de nombreuses incertitudes.
Bassirou MBAYE

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