De gauche à droite, Dr Edoh Kossi Aménounvé Directeur général de la BRVM et Papa Toby Gaye , Directeur général de la Senelec
Dans le cadre d’une cérémonie officielle, le mercredi 6 mai 2026, célébrant le succès d’une opération d’envergure, la levée de 120 milliards de francs CFA (l’opération a été lancée en septembre 2025) sur le marché financier de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), c’est avec une fierté non dissimulée que le Directeur général de Senelec, Papa Tobi Gaye, a pris la parole : « C’est avec une immense fierté que je prends la parole à l’occasion de cet événement majeur qui marque une étape déterminante dans l’histoire financière de notre entreprise. »
L’évènement en question, c’est la cérémonie protocolaire organisée à Dakar et qui marquait, au même moment, la première cotation du « FCTC SENELEC 2025-2030 », l'opération financière la plus innovante jamais structurée par une entreprise publique africaine. Cette opération de titrisation est la première en Afrique à cumuler trois caractéristiques simultanées : la titrisation de créances d'une entreprise publique de services, la labellisation Green Bond, et la labellisation Sustainability-Linked Bond. Aucune entreprise publique africaine n'avait jamais réalisé une telle combinaison.
« Nous sommes les pionniers à avoir lancé une titrisation de cette envergure dans une vision alliant performance et responsabilité », a-t-il encore souligné à l’intention d’une assemblée composée du Directeur général de la BRVM, de la Directrice générale de BOAD Titrisation, du Conseiller technique du ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, représentant le ministre, du Directeur général de Impaxis Securities et des investisseurs, régulateurs, dirigeants et partenaires institutionnels, entre autres invités.
Une capitalisation additionnelle de 108 milliards de FCFA
Pour le marché obligataire, cette première cotation suscite un impact direct avec une capitalisation additionnelle de 108 milliards de FCFA. De quoi réjouir le Directeur général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Aménounvé.
Selon lui, « La cérémonie illustre également la capacité de notre marché à accompagner le financement durable des entreprises stratégiques de notre Union », qui plus est selon lui, « dans un contexte où les projets d'investissement dans les infrastructures énergétiques demeurent considérables. »
Au-delà de l’aspect financier, cette cotation repose sur un partenariat impliquant plusieurs acteurs, notamment BOAD Titrisation, architecte de l’opération, les autorités du marché, des institutions financières ainsi que différents conseils techniques et juridiques.
Première société à avoir obtenu l'agrément de l'AMF-UMOA en qualité de société de gestion de FCTC, BOAD Titrisation joue un rôle central dans le développement de la titrisation dans les pays de l'UEMOA, permettant au groupe BOAD de mobiliser des ressources à grande échelle pour financer des secteurs prioritaires dans la région.
Le FCTC SENELEC est sa réalisation la plus ambitieuse à ce jour (plus grande, plus sophistiquée, plus internationale que les précédentes opérations Doli-P). Elle démontre que BOAD Titrisation peut structurer des instruments conformes simultanément aux exigences de l'AMF-UMOA, aux principes de l'ICMA, aux critères ESG des fonds européens et aux attentes de garanteurs comme GuarantCo.
La sophistication de l'opération, selon Mme Sokhna Adji Mbaye, Directrice générale de de BOAD Titrisation, « démontre la capacité du secteur régional à concevoir et à exécuter des opérations complexes répondant aux meilleurs standards internationaux. »
Le facteur décisif du succès, selon elle, « c’est l'apport d'un investisseur de référence hors zone (M&G Investments via le véhicule luxembourgeois arrangé par Symbiotics) « qui est venu sur ce type d'opération compte tenu du sérieux des acteurs et de la structuration proposée. »
L'architecture internationale : GuarantCo, Symbiotics, M&G
Ce qui distingue davantage cette opération, c'est son architecture de garantie et de placement qui connecte le marché régional UEMOA aux investisseurs institutionnels internationaux.
La garantie a été fournie sur une partie de la tranche senior par GuarantCo. L'obligation garantie a été souscrite par Symbiotics, avec M&G Investments comme investisseur ancre et fournisseur de liquidité. L'obligation locale a été achetée par un véhicule arrangé par Symbiotics au Luxembourg, qui a bénéficié de la garantie GuarantCo et émis une obligation garantie intégralement souscrite par M&G Investments. International Monetary Fund
Ce montage est sophistiqué dans sa conception mais logique dans ses objectifs : il permet à des fonds institutionnels britanniques et européens (qui ne peuvent pas, en vertu de leurs mandats, acheter directement des obligations en FCFA sur la BRVM) d'accéder à cet actif via un véhicule luxembourgeois garanti. La SENELEC accède ainsi à une classe d'investisseurs qui lui était structurellement fermée. Et les investisseurs étrangers accèdent à un rendement africain de qualité, avec un profil ESG certifié et une garantie d'une institution réputée.
Vision prospective
Dans la finance structurée, l'ancre internationale est autant un signal de qualité qu'une source de financement. Pour Ababacar Diaw, Directeur générale de Impaxis Securities, « Cette opération marque et ouvre un nouvel horizon pour le marché financier. Si nous structurons comme il faut, nous amenons cette confiance non seulement chez les investisseurs de notre zone mais nous permettons également à d'autres investisseurs de venir », conclut-il.
« A travers cette opération, Senelec se familiarise davantage avec le marché financier et celle-ci en est la troisième de Senelec sur le marché obligataire », a déclaré Moustapha Baïdi Ba, Conseiller technique du ministre en charge du Pétrole, de l’Energie et des Mines qu’il a représenté à la cérémonie.
120 milliards, « c’est un financement qui correspond aux besoins de Senelec », a-t-il conclu.
A propos de Senelec, on retiendra la vision prospective de son Directeur général pour qui : « Cette cotation ne constitue pas une finalité en soi mais une étape supplémentaire dans un processus de modernisation financière et institutionnelle. Nous entendons capitaliser sur ce succès pour explorer d'autres mécanismes innovants au service du financement du secteur de l'énergie. »
La cérémonie protocolaire s’est conclue par la traditionnelle sonnerie de la cloche, marquant officiellement l’entrée en bourse du FCTC.
Lejecos Magazine Mai 2026
L’évènement en question, c’est la cérémonie protocolaire organisée à Dakar et qui marquait, au même moment, la première cotation du « FCTC SENELEC 2025-2030 », l'opération financière la plus innovante jamais structurée par une entreprise publique africaine. Cette opération de titrisation est la première en Afrique à cumuler trois caractéristiques simultanées : la titrisation de créances d'une entreprise publique de services, la labellisation Green Bond, et la labellisation Sustainability-Linked Bond. Aucune entreprise publique africaine n'avait jamais réalisé une telle combinaison.
« Nous sommes les pionniers à avoir lancé une titrisation de cette envergure dans une vision alliant performance et responsabilité », a-t-il encore souligné à l’intention d’une assemblée composée du Directeur général de la BRVM, de la Directrice générale de BOAD Titrisation, du Conseiller technique du ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, représentant le ministre, du Directeur général de Impaxis Securities et des investisseurs, régulateurs, dirigeants et partenaires institutionnels, entre autres invités.
Une capitalisation additionnelle de 108 milliards de FCFA
Pour le marché obligataire, cette première cotation suscite un impact direct avec une capitalisation additionnelle de 108 milliards de FCFA. De quoi réjouir le Directeur général de la BRVM, Dr Edoh Kossi Aménounvé.
Selon lui, « La cérémonie illustre également la capacité de notre marché à accompagner le financement durable des entreprises stratégiques de notre Union », qui plus est selon lui, « dans un contexte où les projets d'investissement dans les infrastructures énergétiques demeurent considérables. »
Au-delà de l’aspect financier, cette cotation repose sur un partenariat impliquant plusieurs acteurs, notamment BOAD Titrisation, architecte de l’opération, les autorités du marché, des institutions financières ainsi que différents conseils techniques et juridiques.
Première société à avoir obtenu l'agrément de l'AMF-UMOA en qualité de société de gestion de FCTC, BOAD Titrisation joue un rôle central dans le développement de la titrisation dans les pays de l'UEMOA, permettant au groupe BOAD de mobiliser des ressources à grande échelle pour financer des secteurs prioritaires dans la région.
Le FCTC SENELEC est sa réalisation la plus ambitieuse à ce jour (plus grande, plus sophistiquée, plus internationale que les précédentes opérations Doli-P). Elle démontre que BOAD Titrisation peut structurer des instruments conformes simultanément aux exigences de l'AMF-UMOA, aux principes de l'ICMA, aux critères ESG des fonds européens et aux attentes de garanteurs comme GuarantCo.
La sophistication de l'opération, selon Mme Sokhna Adji Mbaye, Directrice générale de de BOAD Titrisation, « démontre la capacité du secteur régional à concevoir et à exécuter des opérations complexes répondant aux meilleurs standards internationaux. »
Le facteur décisif du succès, selon elle, « c’est l'apport d'un investisseur de référence hors zone (M&G Investments via le véhicule luxembourgeois arrangé par Symbiotics) « qui est venu sur ce type d'opération compte tenu du sérieux des acteurs et de la structuration proposée. »
L'architecture internationale : GuarantCo, Symbiotics, M&G
Ce qui distingue davantage cette opération, c'est son architecture de garantie et de placement qui connecte le marché régional UEMOA aux investisseurs institutionnels internationaux.
La garantie a été fournie sur une partie de la tranche senior par GuarantCo. L'obligation garantie a été souscrite par Symbiotics, avec M&G Investments comme investisseur ancre et fournisseur de liquidité. L'obligation locale a été achetée par un véhicule arrangé par Symbiotics au Luxembourg, qui a bénéficié de la garantie GuarantCo et émis une obligation garantie intégralement souscrite par M&G Investments. International Monetary Fund
Ce montage est sophistiqué dans sa conception mais logique dans ses objectifs : il permet à des fonds institutionnels britanniques et européens (qui ne peuvent pas, en vertu de leurs mandats, acheter directement des obligations en FCFA sur la BRVM) d'accéder à cet actif via un véhicule luxembourgeois garanti. La SENELEC accède ainsi à une classe d'investisseurs qui lui était structurellement fermée. Et les investisseurs étrangers accèdent à un rendement africain de qualité, avec un profil ESG certifié et une garantie d'une institution réputée.
Vision prospective
Dans la finance structurée, l'ancre internationale est autant un signal de qualité qu'une source de financement. Pour Ababacar Diaw, Directeur générale de Impaxis Securities, « Cette opération marque et ouvre un nouvel horizon pour le marché financier. Si nous structurons comme il faut, nous amenons cette confiance non seulement chez les investisseurs de notre zone mais nous permettons également à d'autres investisseurs de venir », conclut-il.
« A travers cette opération, Senelec se familiarise davantage avec le marché financier et celle-ci en est la troisième de Senelec sur le marché obligataire », a déclaré Moustapha Baïdi Ba, Conseiller technique du ministre en charge du Pétrole, de l’Energie et des Mines qu’il a représenté à la cérémonie.
120 milliards, « c’est un financement qui correspond aux besoins de Senelec », a-t-il conclu.
A propos de Senelec, on retiendra la vision prospective de son Directeur général pour qui : « Cette cotation ne constitue pas une finalité en soi mais une étape supplémentaire dans un processus de modernisation financière et institutionnelle. Nous entendons capitaliser sur ce succès pour explorer d'autres mécanismes innovants au service du financement du secteur de l'énergie. »
La cérémonie protocolaire s’est conclue par la traditionnelle sonnerie de la cloche, marquant officiellement l’entrée en bourse du FCTC.
Lejecos Magazine Mai 2026

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