Organisée autour du thème « Libérer la valeur des données en Afrique : faire des statistiques officielles un véritable reflet du continent », la rencontre réunit des responsables des offices nationaux de statistique, des agences géospatiales, des décideurs publics et des partenaires au développement.
Malgré une production de données en constante augmentation, les pays africains restent confrontés à des difficultés d’intégration, de fiabilité et d’exploitation de ces informations dans la prise de décision. L’enjeu est donc de faire des statistiques un outil plus efficace au service des politiques publiques, de l’innovation et de l’amélioration des conditions de vie.
A l’ouverture des travaux, le président éthiopien, Taye Atske Selassie, a insisté sur la nécessité de mesurer les progrès du développement à partir de données fiables. Il a appelé à mettre en place des systèmes statistiques capables de répondre aux besoins des pays et aux exigences d’un environnement de plus en plus numérique.
De son côté, le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a souligné que des systèmes statistiques solides sont indispensables pour relever les défis du développement en Afrique. Il a notamment plaidé pour davantage d’investissements et de coopération afin de transformer les données en résultats concrets.
Moderniser les systèmes statistiques et renforcer leur financement
Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), Claver Gatete, a appelé à la mise en place de systèmes statistiques plus solides, mieux financés et plus inclusifs. « Les données ne sont pas une fin en soi », a-t-il rappelé, soulignant leur rôle dans l’amélioration des décisions, la prise en compte des populations insuffisamment desservies et la promotion d’une croissance inclusive.
L’exemple du marché du travail illustre les limites des indicateurs disponibles. En 2025, le taux de chômage en Afrique s’établissait à 6,3%, alors que 84,4% des emplois relevaient du secteur informel. Ces chiffres montrent que le seul taux de chômage ne suffit pas à rendre compte des réalités de l’emploi sur le continent.
Pour répondre à ces défis, Claver Gatete a préconisé la modernisation des recensements et des systèmes d’état civil, la préservation de l’intégrité statistique face aux nouvelles technologies, ainsi qu’une meilleure intégration des données statistiques et géospatiales. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un financement prévisible aux systèmes statistiques nationaux. La Cea, à travers son Centre africain pour la statistique, entend collaborer avec les offices nationaux et les partenaires pour mobiliser les ressources nécessaires.
Des données géospatiales au service du développement
La session se tient conjointement avec la douzième réunion du Comité régional des Nations unies sur la gestion de l’information géospatiale mondiale pour l’Afrique (UN-GGIM: Africa), consacrée à l’exploitation de l’intelligence spatiale pour produire des données intégrées, fiables et utilisables. La semaine comprend également la douzième session du Forum sur le développement de la statistique en Afrique (FASDEV).
Les travaux doivent s’achever le 23 octobre avec l’adoption d’engagements destinés à mieux convertir la richesse croissante des données africaines en décisions pertinentes et en améliorations concrètes pour les populations.
Bassirou MBAYE
Malgré une production de données en constante augmentation, les pays africains restent confrontés à des difficultés d’intégration, de fiabilité et d’exploitation de ces informations dans la prise de décision. L’enjeu est donc de faire des statistiques un outil plus efficace au service des politiques publiques, de l’innovation et de l’amélioration des conditions de vie.
A l’ouverture des travaux, le président éthiopien, Taye Atske Selassie, a insisté sur la nécessité de mesurer les progrès du développement à partir de données fiables. Il a appelé à mettre en place des systèmes statistiques capables de répondre aux besoins des pays et aux exigences d’un environnement de plus en plus numérique.
De son côté, le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a souligné que des systèmes statistiques solides sont indispensables pour relever les défis du développement en Afrique. Il a notamment plaidé pour davantage d’investissements et de coopération afin de transformer les données en résultats concrets.
Moderniser les systèmes statistiques et renforcer leur financement
Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), Claver Gatete, a appelé à la mise en place de systèmes statistiques plus solides, mieux financés et plus inclusifs. « Les données ne sont pas une fin en soi », a-t-il rappelé, soulignant leur rôle dans l’amélioration des décisions, la prise en compte des populations insuffisamment desservies et la promotion d’une croissance inclusive.
L’exemple du marché du travail illustre les limites des indicateurs disponibles. En 2025, le taux de chômage en Afrique s’établissait à 6,3%, alors que 84,4% des emplois relevaient du secteur informel. Ces chiffres montrent que le seul taux de chômage ne suffit pas à rendre compte des réalités de l’emploi sur le continent.
Pour répondre à ces défis, Claver Gatete a préconisé la modernisation des recensements et des systèmes d’état civil, la préservation de l’intégrité statistique face aux nouvelles technologies, ainsi qu’une meilleure intégration des données statistiques et géospatiales. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un financement prévisible aux systèmes statistiques nationaux. La Cea, à travers son Centre africain pour la statistique, entend collaborer avec les offices nationaux et les partenaires pour mobiliser les ressources nécessaires.
Des données géospatiales au service du développement
La session se tient conjointement avec la douzième réunion du Comité régional des Nations unies sur la gestion de l’information géospatiale mondiale pour l’Afrique (UN-GGIM: Africa), consacrée à l’exploitation de l’intelligence spatiale pour produire des données intégrées, fiables et utilisables. La semaine comprend également la douzième session du Forum sur le développement de la statistique en Afrique (FASDEV).
Les travaux doivent s’achever le 23 octobre avec l’adoption d’engagements destinés à mieux convertir la richesse croissante des données africaines en décisions pertinentes et en améliorations concrètes pour les populations.
Bassirou MBAYE

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