Les transactions économiques et financières entre le Mali et le reste du monde se sont soldées par une nette amélioration de la position extérieure du pays en 2024. Selon les données publiées par la Bceao, le solde global de la balance des paiements est ressorti excédentaire de 347,5 milliards de francs Cfa, contre un déficit de 555,3 milliards de francs Cfa en 2023.
Cette évolution favorable s’explique principalement par une diminution des importations, combinée à une progression des investissements directs étrangers, des emprunts et des crédits commerciaux.
Le déficit courant se réduit
Le compte des transactions courantes demeure déficitaire, mais son solde s’est sensiblement amélioré. Il s’est établi à -702,6 milliards de francs Cfa en 2024, soit 4,3% du Produit intérieur brut (Pib), contre -976,8 milliards de francs Cfa en 2023, représentant alors 6,5% du Pib.
Cette réduction du déficit courant constitue l’un des principaux éléments de l’amélioration de la position extérieure du Mali. Elle traduit notamment l’effet de la contraction des importations sur les échanges avec le reste du monde.
Dans le même temps, le compte de capital a enregistré un excédent de 131,4 milliards de francs Cfa, contre 64,8 milliards en 2023, renforçant la contribution des opérations en capital à l’équilibre extérieur.
Les flux financiers progressent fortement
Le compte financier a, pour sa part, enregistré des flux nets de 907,5 milliards de francs Cfa en 2024, contre 368,7 milliards un an auparavant. Cette progression est liée à l’évolution des investissements directs et des autres investissements.
L’amélioration du solde global de la balance des paiements s’est également traduite par une hausse des créances nettes des institutions de dépôt sur les non-résidents. Celles-ci ont augmenté de 339,2 milliards de francs Cfa entre 2023 et 2024.
Cette progression provient à la fois de la situation de la Banque centrale, dont les créances ont augmenté de 118,3 milliards de francs Cfa, et de celle des autres institutions de dépôts, avec une hausse de 220,9 milliards.
Une croissance économique soutenue par l’agriculture
L’amélioration des comptes extérieurs intervient dans une année marquée par une accélération de l’activité économique. Le Pib réel du Mali a progressé de 5,0% en 2024, après 4,7% en 2023.
La Bceao attribue principalement cette performance au secteur primaire, notamment à la bonne tenue de l’agriculture, favorisée par des conditions climatiques globalement favorables et par les initiatives publiques destinées à soutenir la production.
Cette dynamique s’est toutefois accompagnée d’une remontée de l’inflation. Le taux d’inflation moyen annuel est passé de 2,1% en 2023 à 3,2% en 2024, dépassant légèrement la norme communautaire de 3% de l’Uemoa. La hausse des prix des produits alimentaires et des services de transport a notamment contribué à cette évolution.
Sur le front budgétaire, le déficit global, base engagements et dons compris, s’est en revanche amélioré, passant de 3,9% du Pib en 2023 à 2,6% en 2024.
Une position extérieure globale toujours déficitaire
Malgré le retour à l’excédent de la balance des paiements, la position extérieure globale du Mali demeure négative. Elle s’est établie à -9.941,9 milliards de francs Cfa en 2024, contre -9.373,6 milliards en 2023.
Cette détérioration s’explique, selon la Bceao, par l’augmentation du stock de passifs financiers envers les non-résidents.
Bassirou MBAYE
Cette évolution favorable s’explique principalement par une diminution des importations, combinée à une progression des investissements directs étrangers, des emprunts et des crédits commerciaux.
Le déficit courant se réduit
Le compte des transactions courantes demeure déficitaire, mais son solde s’est sensiblement amélioré. Il s’est établi à -702,6 milliards de francs Cfa en 2024, soit 4,3% du Produit intérieur brut (Pib), contre -976,8 milliards de francs Cfa en 2023, représentant alors 6,5% du Pib.
Cette réduction du déficit courant constitue l’un des principaux éléments de l’amélioration de la position extérieure du Mali. Elle traduit notamment l’effet de la contraction des importations sur les échanges avec le reste du monde.
Dans le même temps, le compte de capital a enregistré un excédent de 131,4 milliards de francs Cfa, contre 64,8 milliards en 2023, renforçant la contribution des opérations en capital à l’équilibre extérieur.
Les flux financiers progressent fortement
Le compte financier a, pour sa part, enregistré des flux nets de 907,5 milliards de francs Cfa en 2024, contre 368,7 milliards un an auparavant. Cette progression est liée à l’évolution des investissements directs et des autres investissements.
L’amélioration du solde global de la balance des paiements s’est également traduite par une hausse des créances nettes des institutions de dépôt sur les non-résidents. Celles-ci ont augmenté de 339,2 milliards de francs Cfa entre 2023 et 2024.
Cette progression provient à la fois de la situation de la Banque centrale, dont les créances ont augmenté de 118,3 milliards de francs Cfa, et de celle des autres institutions de dépôts, avec une hausse de 220,9 milliards.
Une croissance économique soutenue par l’agriculture
L’amélioration des comptes extérieurs intervient dans une année marquée par une accélération de l’activité économique. Le Pib réel du Mali a progressé de 5,0% en 2024, après 4,7% en 2023.
La Bceao attribue principalement cette performance au secteur primaire, notamment à la bonne tenue de l’agriculture, favorisée par des conditions climatiques globalement favorables et par les initiatives publiques destinées à soutenir la production.
Cette dynamique s’est toutefois accompagnée d’une remontée de l’inflation. Le taux d’inflation moyen annuel est passé de 2,1% en 2023 à 3,2% en 2024, dépassant légèrement la norme communautaire de 3% de l’Uemoa. La hausse des prix des produits alimentaires et des services de transport a notamment contribué à cette évolution.
Sur le front budgétaire, le déficit global, base engagements et dons compris, s’est en revanche amélioré, passant de 3,9% du Pib en 2023 à 2,6% en 2024.
Une position extérieure globale toujours déficitaire
Malgré le retour à l’excédent de la balance des paiements, la position extérieure globale du Mali demeure négative. Elle s’est établie à -9.941,9 milliards de francs Cfa en 2024, contre -9.373,6 milliards en 2023.
Cette détérioration s’explique, selon la Bceao, par l’augmentation du stock de passifs financiers envers les non-résidents.
Bassirou MBAYE

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