Un communiqué en date du 26 août 2026 informe que cet appel a été formulé lors de la deuxième édition du webinaire annuel organisé par SquirrelPR, consacré à l’impact de l’IA sur la recherche d’informations et la visibilité des marques et des médias.
Au cœur des préoccupations figure la transformation des habitudes des internautes. Les utilisateurs obtiennent de plus en plus directement des réponses et des résumés produits par l’IA, sans nécessairement consulter les sites des médias à l’origine des informations.
Cette évolution entraîne une diminution du trafic vers les plateformes des éditeurs et, par conséquent, une pression accrue sur leurs recettes publicitaires.
Victor Oluwole, directeur général de Business Insider Africa, a résumé le problème en estimant que la visibilité ne garantit désormais plus la fréquentation d’un site, alors que les visites constituent une source essentielle de financement du journalisme.
La situation serait déjà particulièrement préoccupante pour certains médias. David Afolayan, directeur général de Technext, affirme ainsi que son média a enregistré une baisse de plus de 60 % de ses vues sur un an, accompagnée d'un recul de plus de 30 % de ses revenus.
Les médias veulent bénéficier de la valeur créée par l’IA
Pour les participants, le problème dépasse la simple baisse de fréquentation. Les entreprises d’intelligence artificielle utilisent massivement des contenus produits par les médias pour alimenter leurs systèmes et fournir des réponses aux utilisateurs.
Les éditeurs estiment donc qu’un mécanisme permettant de redistribuer une partie de la valeur économique créée par cette utilisation des contenus doit être envisagé.
L’enjeu est de préserver la capacité des médias à financer les enquêtes, le reportage et la production d’informations vérifiées, alors même que leurs modèles traditionnels de revenus sont fragilisés.
S’adapter sans sacrifier le modèle économique
Les professionnels réunis à Lagos reconnaissent toutefois que les médias doivent eux-mêmes évoluer face aux nouveaux comportements des publics.
Thuita Gatero, rédacteur en chef d’Africa Digest News, souligne la nécessité pour les éditeurs de revoir régulièrement leurs stratégies afin de rester crédibles, pertinents et dignes de confiance auprès de leurs lecteurs.
Damilola Olatunji, responsable de la monétisation et de l’IA chez BellaNaija, estime également que les attentes des audiences évoluent rapidement et que les médias doivent adapter leurs contenus et leurs modèles économiques à cette nouvelle réalité.
Mais pour les participants, l’adaptation des médias ne suffira pas à elle seule. La transformation du marché de l’information pose désormais une question structurelle : comment financer durablement le journalisme professionnel lorsque les technologies d’IA peuvent utiliser son contenu tout en réduisant le trafic vers les sources originales ?
Bassirou MBAYE
Au cœur des préoccupations figure la transformation des habitudes des internautes. Les utilisateurs obtiennent de plus en plus directement des réponses et des résumés produits par l’IA, sans nécessairement consulter les sites des médias à l’origine des informations.
Cette évolution entraîne une diminution du trafic vers les plateformes des éditeurs et, par conséquent, une pression accrue sur leurs recettes publicitaires.
Victor Oluwole, directeur général de Business Insider Africa, a résumé le problème en estimant que la visibilité ne garantit désormais plus la fréquentation d’un site, alors que les visites constituent une source essentielle de financement du journalisme.
La situation serait déjà particulièrement préoccupante pour certains médias. David Afolayan, directeur général de Technext, affirme ainsi que son média a enregistré une baisse de plus de 60 % de ses vues sur un an, accompagnée d'un recul de plus de 30 % de ses revenus.
Les médias veulent bénéficier de la valeur créée par l’IA
Pour les participants, le problème dépasse la simple baisse de fréquentation. Les entreprises d’intelligence artificielle utilisent massivement des contenus produits par les médias pour alimenter leurs systèmes et fournir des réponses aux utilisateurs.
Les éditeurs estiment donc qu’un mécanisme permettant de redistribuer une partie de la valeur économique créée par cette utilisation des contenus doit être envisagé.
L’enjeu est de préserver la capacité des médias à financer les enquêtes, le reportage et la production d’informations vérifiées, alors même que leurs modèles traditionnels de revenus sont fragilisés.
S’adapter sans sacrifier le modèle économique
Les professionnels réunis à Lagos reconnaissent toutefois que les médias doivent eux-mêmes évoluer face aux nouveaux comportements des publics.
Thuita Gatero, rédacteur en chef d’Africa Digest News, souligne la nécessité pour les éditeurs de revoir régulièrement leurs stratégies afin de rester crédibles, pertinents et dignes de confiance auprès de leurs lecteurs.
Damilola Olatunji, responsable de la monétisation et de l’IA chez BellaNaija, estime également que les attentes des audiences évoluent rapidement et que les médias doivent adapter leurs contenus et leurs modèles économiques à cette nouvelle réalité.
Mais pour les participants, l’adaptation des médias ne suffira pas à elle seule. La transformation du marché de l’information pose désormais une question structurelle : comment financer durablement le journalisme professionnel lorsque les technologies d’IA peuvent utiliser son contenu tout en réduisant le trafic vers les sources originales ?
Bassirou MBAYE


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