Le profil confirme la domination de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, mais avec des trajectoires de remboursement très différentes.
Pour la Côte d’Ivoire (pivot du marché), il est observé une montée en puissance des remboursements, passant de 600 Mds en 2016 à 4 198 Mds en 2025. L’année 2020 (2 772 Mds) marque un pic correspondant au remboursement des instruments d'urgence (Bons COVID) et à l'arrivée à échéance de lignes obligataires majeures.
Le Sénégal présente un profil relativement stable sur la première moitié de la décennie, avant une accélération à partir de 2023 (913 Mds). Le bond de 1 218 Mds en 2025 indique une concentration d'échéances d'obligations à moyen terme émises durant la période de relance (2021-2022).
Le Burkina Faso correspond à un profil en croissance constante et régulière, signe d'une présence systématique sur le marché pour refinancer ses investissements. Il finit la décennie avec un remboursement significatif de 634 Mds.
Malgré les crises, le Mali a maintenu ses remboursements. Le pic de 606 Mds en 2020 montre l'effort de désendettement avant les périodes de sanctions, suivi d'une remontée en 2025 (715 Mds) liée à la normalisation de sa signature.
En ce qui concerne le Niger, il est noté une accélération brutale en fin de période (999 Mds en 2025), traduisant un recours massif au marché domestique pour compenser la raréfaction de certains financements extérieurs.
Pour le Bénin, son profil est marqué par un saut en 2020 (902 Mds), probablement dû à une stratégie de rachat ou de refinancement de dette chère par des instruments plus longs ou internationaux, avant de se stabiliser autour de 575 Mds en 2025.
S’agissant du Togo, il est enregistré une progression très maîtrisée et linéaire, reflétant une gestion prudente. Il passe de 209 Mds à 731 Mds, doublant presque sa capacité de remboursement en dix ans.
L'analyse agrégée de vos chiffres révèle deux moments critiques pour le marché des titres publics. Pour presque tous les États (sauf le Sénégal), 2020 a été une année de remboursement massif. Cela s'explique par le dénouement des titres de court terme émis massivement en début d'année pour parer à l'urgence sanitaire.
On observe un record de remboursement pour la quasi-totalité des pays en 2025. C'est l'année de vérité où les Obligations de Relance (OdR) à 3 et 5 ans émises en 2021-2022 arrivent à maturité.
Lejecos Magazine Mai 2026
Pour la Côte d’Ivoire (pivot du marché), il est observé une montée en puissance des remboursements, passant de 600 Mds en 2016 à 4 198 Mds en 2025. L’année 2020 (2 772 Mds) marque un pic correspondant au remboursement des instruments d'urgence (Bons COVID) et à l'arrivée à échéance de lignes obligataires majeures.
Le Sénégal présente un profil relativement stable sur la première moitié de la décennie, avant une accélération à partir de 2023 (913 Mds). Le bond de 1 218 Mds en 2025 indique une concentration d'échéances d'obligations à moyen terme émises durant la période de relance (2021-2022).
Le Burkina Faso correspond à un profil en croissance constante et régulière, signe d'une présence systématique sur le marché pour refinancer ses investissements. Il finit la décennie avec un remboursement significatif de 634 Mds.
Malgré les crises, le Mali a maintenu ses remboursements. Le pic de 606 Mds en 2020 montre l'effort de désendettement avant les périodes de sanctions, suivi d'une remontée en 2025 (715 Mds) liée à la normalisation de sa signature.
En ce qui concerne le Niger, il est noté une accélération brutale en fin de période (999 Mds en 2025), traduisant un recours massif au marché domestique pour compenser la raréfaction de certains financements extérieurs.
Pour le Bénin, son profil est marqué par un saut en 2020 (902 Mds), probablement dû à une stratégie de rachat ou de refinancement de dette chère par des instruments plus longs ou internationaux, avant de se stabiliser autour de 575 Mds en 2025.
S’agissant du Togo, il est enregistré une progression très maîtrisée et linéaire, reflétant une gestion prudente. Il passe de 209 Mds à 731 Mds, doublant presque sa capacité de remboursement en dix ans.
L'analyse agrégée de vos chiffres révèle deux moments critiques pour le marché des titres publics. Pour presque tous les États (sauf le Sénégal), 2020 a été une année de remboursement massif. Cela s'explique par le dénouement des titres de court terme émis massivement en début d'année pour parer à l'urgence sanitaire.
On observe un record de remboursement pour la quasi-totalité des pays en 2025. C'est l'année de vérité où les Obligations de Relance (OdR) à 3 et 5 ans émises en 2021-2022 arrivent à maturité.
Lejecos Magazine Mai 2026

chroniques

