Afrique: Adoption des OGM - Neuf états africains cogitent sur un plan de communication

Mercredi 20 Août 2014

Dakar abrite depuis hier, mardi 19 août, un atelier de communication sur la biotechnologie moderne et la biosécurité agricole.


Afrique: Adoption des OGM - Neuf états africains cogitent sur un plan de communication
Organisé par l'autorité nationale de biosécurité (Anb), en collaboration avec la fondation du Conseil international d'information sur l'alimentation (Ific) et le département américain de l'Agriculture (Usda), cette rencontre qui réunit outre des décideurs politiques et régulateurs sénégalais, des représentants de neuf autres pays africains, vise le partage des informations sur les avantages des biotechnologies dans l'accroissement de la productivité et de la compétitivité agricole.
Organisé par l'autorité nationale de biosécurité (Anb) en collaboration avec la fondation du Conseil international d'information sur l'alimentation (Ific) et le département américain de l'Agriculture (Usda), l'atelier de communication sur la biotechnologie moderne et la biosécurité agricole a pour objectif la définition et la mise en œuvre d'une démarche de communication adéquate pour la sensibilisation des consommateurs sur les avantages et les opportunités qu'offre l'utilisation de la biotechnologie moderne et de biosécurité agricole.
Elle fait suite à l'atelier d'information et de sensibilisation sur la biosécurité et biotechnologie qui a réuni le 24 septembre 2013 des régulateurs parlementaires et des membres de la société civile en matière de biosécurité et de biotechnologie.
En effet, l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (Ogm) ou cultures biotechnologiques pose toujours problème en Afrique.
Hormis certains pays comme le Soudan, l'Afrique du Sud et le Burkina Faso qui l'ont déjà intégré dans leur politique agricole, très peu d'Etats africains sont disposés à rejoindre ce cercle restreint. Pour cause, l'adéquation de sécurité des Ogm pour la santé humaine, animalière et pour l'environnement suscite toujours un débat.
Durand les deux jours, les participants vont, avec l'aide des experts américains travailler à la mise en place d'un système de communication adéquat visant non seulement à éclairer le choix des consommateurs mais aussi à leur fournir un outil d'aide à la décision.
Le directeur de cabinet du ministre de l'environnement et du développement durable a salué la contribution des Ogm dans l'accroissement des rendements agricoles à l'échelle mondiale au cours 18 années qui ont suivi leur commercialisation.
Citant le rapport 2013 de l'Isaaa (International service for the acquisition of agri-bio Tech applications), Souleymane Diallo a indiqué dans son discours que les plantes génétiquement modifiés ont contribué à la sécurité alimentaire, au développement durable et à l'adaptation au changement climatique.
A cela s'ajoute également une baisse de l'utilisation des pesticides de l'ordre de 497 millions de kg, la réduction en 2012 de près de 26.7 milliards de kg dans les émissions de Co2 provenant de l'agriculture et une économie d'environ 123 millions d'hectares de terre.
Cependant, nonobstant de ces avantages, Souleymane Diallo a tout de même prévenu que la pratique des OGM se fait avec beaucoup plus de sécurité.
Mieux, il estime qu'elle doit être accompagnée d'une démarche de prévention et de gestion des risques. «Il faut reconnaître que malgré les efforts entrepris pour assurer un niveau adéquat de sécurité humaine et animale, l'évocation des organismes génétiquement modifiés suscite encore un important débat», a-t-il fait remarquer.
Ce débat selon lui, tourne autour de la question de réparation et de responsabilité par rapport aux dommages qui peuvent être causés par les Ogm ;
à l'accès des petits producteurs aux semences et de prise en compte des considérations socio-économiques ou encore la conservation du patrimoine génétique en rapport aux souches sauvages apparentées aux cultures génétiquement modifiées ainsi que la bonne évaluation des risques liés à la toxicité et à l'allergénéicité.
Auparavant, c'est la chargée d'affaires auprès de l'ambassade des Etats unis, Me Sandra dont le pays est un des initiateurs de cette rencontre, qui a salué la tenue de cette rencontre qui selon elle, permettra aux pays représentés dorénavant de prendre des décisions informées en matière de la politique dans le domaine des Ogm.
SUD QUOTIDIEN
Actu-Economie


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