Accord avec le Fmi : Les éclairages du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo

Mercredi 9 Septembre 2026

Les députés ont eu le 8 septembre dernier, des précisions concernant l’accord entre le gouvernement et le Fonds monétaire international (Fmi).


S’exprimant lors de la Déclaration de politique générale, Ahmadou Al Aminou Lo a affirmé que conclure un programme avec le Fmi n’est pas une obligation, mais les conséquences sont incommensurables de s’en passer lorsqu’on traverse des difficultés financières non structurelles sans solution endogène performante et rapide ! Il a rappelé que le Fmi est la seule institution habilitée à délivrer un avis sur la trajectoire macroéconomique d’un pays et la soutenabilité de la dette !  

Le Chef du gouvernement de rappeler que le programme précédent du Sénégal avec le Fmi a été interrompu par la découverte des données erronées transmises par le passé, un cas dont l’ampleur, aux dires même de l’institution, est sans précédent. Ce dossier, a indiqué le Premier ministre,  a été traité comme il devait l’être : les chiffres ont été rétablis, les insuffisances à l’origine des écarts totalement ou en cours de correction.

Les discussions sur un nouveau programme, axé sur l’investissement et la transparence, ont abouti le 1er septembre 2026 à un accord technique avec les Services du Fmi.

«Que dit cet accord ? Que des mesures rationnelles de gestion « en bon père de famille » à prendre en entreprenant des réformes pour : rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette ; réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures ; accroître les dépenses sociales ; soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lo.

Evoquant les contreparties du programme à conclure avec le Fmi, il a martelé qu’il n’y a rien qui ne soit dans l’Agenda Sénégal 2050, dérivé du programme « Diomaye Président » avec comme tête de pont le parti Pastef.  

Selon le Premier ministre, le gouvernement a annoncé publiquement, le 1er septembre 2026, un Plan de traitement de la dette du Sénégal (Ptds) qui est quasi-finalisé dans ses moindres détails qui sauvegarderont les intérêts du Sénégal comme ceux de nos créanciers. «Loin des schémas distillés pour apeurer la population, le Sénégal n’a ni la même composition de dette ni les faiblesses structurelles que les pays cités comme mauvais exemple qui nous guette », a-t-il dit. A travers ce Ptds, le gouvernement cherche à restaurer la viabilité de la dette : mieux vaut tard que de cogner le mur ; rétablir la confiance des investisseurs de portefeuille mais aussi ceux directs étrangers ; relancer l’économie sénégalaise qui manque de plus en plus d’oxygène ; ne pas mettre en péril la stabilité financière de l’Umoa : toutes les banques de l’Union ont des expositions sur le Sénégal.

«Nous viserons donc essentiellement un allongement significatif de maturité de la dette et une réduction de son coût moyen afin de la ramener dans une trajectoire viable, c’est-à-dire bien articulée avec nos besoins de financement et un service de la dette compatible avec nos capacités réelles », a confié le Premier ministre. Il a ajouté que notre pays bénéficiera dans ce cadre, de l’accompagnement financier et en assistance technique du Fmi  et de la Banque mondiale ainsi que du concours financier des principaux créditeurs officiels et des banques multilatérales de développement, au travers de financements concessionnels et la reprise progressive des prêts-programmes et prêts-projets. 
Adou FAYE
 
Actu-Economie

La rédaction

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