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Grande muraille verte : Une étude conclut à un rendement de l’investissement viable

Mardi 16 Novembre 2021

Une étude menée par la Fao conclut que la Grande muraille verte d’Afrique donne un rendement de l’investissement viable. Selon un communiqué de presse, l’analyse coûts-avantages publiée dans Nature Sustainability montre un rendement moyen de 1,2 USD pour chaque dollar investi dans le projet de restauration des terres, malgré les conditions climatiques rigoureuses.


«La Grande muraille verte  d’Afrique, qui vise à lutter contre la désertification dans la région du Sahel, est non seulement cruciale au regard de la lutte contre le changement climatique, mais est aussi un débouché commercial intéressant pour les investisseurs, d’après une nouvelle étude  menée par la Fao et publiée dans Nature Sustainability », précise la même source. 

Selon l’analyse, pour chaque dollar investi dans cette initiative de grande ampleur visant à mettre un frein à la dégradation des terres sur le continent africain, du Sénégal à l’ouest à Djibouti à l’est, les investisseurs peuvent s’attendre à un rendement moyen de 1,2 USD, sachant que les montants obtenus varient entre 1,1 et 4,4 USD. 

D’après Moctar Sacande, coordonnateur des projets internationaux au sein de la Division des forêts de la Fao et l’un des principaux auteurs de l’étude, nous devons faire évoluer le discours sur la région du Sahel afin de montrer que, malgré l’environnement hostile et sec de la région, les investisseurs peuvent tout de même obtenir un rendement viable en investissant dans la restauration des terres.  

L’analyse est fondée sur des données de terrain et des données satellitaires qui permettent de suivre la dégradation des terres sur la période 2001-2018. Ces données sont ensuite comparées aux coûts et aux avantages de la restauration des terres selon différents scénarios adaptés aux circonstances locales.

D’après M. Sacande, les résultats de l’analyse sont le dernier élément nécessaire pour comprendre la situation économique et viennent s’ajouter à la volonté politique et au savoir-faire technique déjà en place, et devraient encourager le secteur privé, qui manifeste un intérêt croissant.

«Le verdissement et la restauration des terres dans cette zone longue de 8 000 kilomètres qui traverse le continent sont déjà en cours. Les populations plantent des espèces arboricoles résistantes, comme l’acacia du Sénégal, qui produit de la gomme arabique, fréquemment utilisée comme émulsifiant dans les aliments et les boissons, ou l’arbre gao, aussi appelé Faidherbia albida, qui aide à fertiliser les sols pour qu’y soient notamment produits du fourrage et des cultures de base comme le millet », lit-on dans le document. 

Grâce à l’appui technique de la Fao, plus de 500 collectivités jouissent d’une meilleure sécurité alimentaire et de meilleures possibilités de création de revenus. L’étude a indiqué que la surface couverte par l’initiative Grande muraille verte restait limitée et n’atteignait que 4 millions des 100 millions d’hectares ciblés.

Au total, quelque 20 milliards d’USD ont été promis au niveau international en vue de transposer à plus grande échelle l’initiative Grande muraille verte, dont 14,3 milliards d’USD promis à l’occasion du Sommet One Planet pour la biodiversité tenu en janvier de cette année à Paris, et 1 milliard d’USD promis par le fondateur d’Amazon, M. Jeff Bezos, lors de la conférence climatique de la COP26, qui vient de se terminer. 
 Adou Faye 
Actu-Economie


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