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Economie : La mondialisation et le changement climatique menacent l’Afrique

Vendredi 26 Juin 2015

Même si elle a participé à décloisonner le continent, la mondialisation n’en est pas moins une source de problèmes pour les Africains. Il en est de même des changements climatiques.


En Afrique deux obstacles se dressent sur son chemin de la croissance : il s’agit des changements climatiques et de la mondialisation. Depuis les années 90, l’Afrique doit relever le défi de sa transformation structurelle à l’heure de la mondialisation et du changement climatique. Par rapport aux premières régions du monde qui se sont industrialisées, elle dispose donc d’une marge de manœuvre plus étroite. La mondialisation ouvre de nouvelles opportunités commerciales, s’accompagne d’un certain nombre d’obstacles. L’Afrique peut conquérir des parts sur plusieurs marchés agricoles, agroindustriels, industriels et de services.
Cependant, les marchés mondiaux sont aujourd’hui très concurrentiels en termes de coûts ainsi que de qualité des produits et des services et de potentiel de production. De plus, des accords multilatéraux et bilatéraux régissent plus strictement le commerce et les politique y afférentes. La part de l’Afrique dans les échanges mondiaux  a nettement reculé, tombant d’environ 6% en 1980 à moins de 2% en 1998, et elle reste modeste. Il se peut aussi que l’ouverture accrue des échanges ait contribué à éroder la relation entre production agricole et demande intérieure  de denrées alimentaires car celles-ci peuvent être  importées.  Par ailleurs, en raison de la sévérité des règles d’immigration dans la zone OCDE et dans d’autres pays, il n’est pas à l’ordre du jour d’encourager les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi à travailler à l’étranger.
De même, les pays africains sont en outre vulnérables aux évolutions de l’environnement  qui sont à l’œuvre. Les menaces que le changement climatique fait planer sur les ressources agricoles touchent massivement les plus pauvres qui dépendent en grande partie de ces ressources non seulement pour se nourrir, mais également pour travailler.
Les tensions qui s’exercent sur une alimentation en eau déjà limitée devraient fortement s’accentuer à cause de la transformation du cycle de l’eau provoquée par une pluviométrie irrégulière, et compromettre la production des cultures annuelles telles que les céréales et le coton, ou celle des cultures vivaces comme le café, le cacao et l’huile de palme. L’élevage pourrait également pâtir de l’épuisement des ressources hydriques : les pâturages sont divisés et dégradés, et de nouvelles maladies font leur apparition.
 
 
Pathé TOURE 
Economie

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