7ème revue ISPE au Sénégal : Le FMI met en exergue une situation difficile de l’économie sénégalaise en 2013

Vendredi 2 Mai 2014

La mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a séjourné au Sénégal durant deux semaines (du 16 au 30 avril 2014) dans le cadre de la 7ème revue de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) a mis en exergue une situation difficile de l’économie sénégalaise en 2013.


«Les premières estimations des autorités suggèrent que la croissance du PIB a été plus faible que prévu en 2013 (environ 3,5 % au lieu de 4 % attendu) », souligne le FMI au terme de sa mission. Selon le FMI ,  ce résultat reflète de faibles niveaux de production dans le secteur agricole mais également des difficultés dans l’industrie et les industries extractives. En revanche, l’activité a été particulièrement dynamique dans les secteurs des télécommunications et de la construction.
L’inflation s’est établie à 0,7% en moyenne en 2013, dans un contexte marqué par la détente des cours sur le marché international des matières premières agricoles. Le déficit du compte extérieur courant s’est, quant à lui , détérioré avec un taux de 10 % du PIB, sous l’effet notamment d’une baisse importante des cours de l’or.
Selon le FMI, les crédits à l’économie se sont significativement accrus tandis que la masse monétaire a augmenté de 8%.
«Un environnement international plus favorable, l’amélioration de la situation socio-politique dans la sous-région, un fort rebond de la production agricole et des secteurs minier et industriel en 2014, ainsi qu’une hausse de l’effort d’investissement public y compris en liaison avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) devraient doper la croissance du PIB, qui s’établirait à 4,9 % », signale la mission du FMI. Elle note que tous les critères d’évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme à la fin 2013 ont été respectés, y compris la cible de déficit budgétaire en dépit de moins-values de recettes importantes. « Ces moins-values reflètent, un ensemble de facteurs, tels qu’un niveau d’activité et d’inflation plus faible que prévu, la situation financière de la SENELEC, qui a accumulé d’importants arriérés fiscaux, et des pertes de recettes de TVA liées à la suppression du précompte par les agences publiques dans le contexte de la réforme du code général des impôts de 2013 ».
Selon toujours le FMI, la mise en œuvre des réformes a pris du retard au cours des derniers mois, et certains mesures structurelles du programme n’ont pas été respectées ou restent à mettre en œuvre.
 El Hadj Diakhaté
 
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